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Finalement, la maïeunnaise a pris

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[PACES] publié le 21/06/2014 à 02h20
« Les hommes doivent souffrir leur départ comme leur venue ici-bas ; le tout est d'être prêt. » - William Shakespeare

Vous avez lu le précédent billet ? Désolé, mais vous allez pouvoir l'oublier.

Avertissement : Cet article a été publié il y a déjà un certain moment.
Il se peut que son contenu ne reflète plus exactement ma pensée actuelle.

Note d'introduction : à l'heure où je commence à écrire ce billet, je tiens à préciser que je ne me suis pas encore décidé pour le titre. J'ai plusieurs idées à légitimité variable. À l'heure où vous lisez ce billet, il est possible que mon éthique m'oblige à vous avertir que la blague ou le jeu de mot qui aura été retenu pour le titre sera probablement dangereusement nullissime. Si c'est le cas, protégez-vous :) !

Bonsoir,

Je ne pense pas que ça m'arrive trop souvent de revenir sur mes billets aussi rapidement pour renverser totalement ce qui a été dit dans le précédent. Sans doute pas aussi intensément. En voilà cependant un que je n'avais vraiment pas prévu de rédiger. J'ai l'impression de bafouiller à l'écrit, mais c'est parce que j'ai encore un peu de mal à totalement réaliser1.

Aujourd'hui, les classements définitifs de PACES ont été publiés. Finalement, je suis admis en maïeutique.

« Alors, t'as regardé ? »


Aujourd'hui, si j'avais été bien classé mercredi dernier, j'aurais dû attendre les affectations définitives sur le site de la faculté d'Angers. Mais comme je vous l'ai expliqué il y a deux jours, étant donné mon classement, je n'avais, croyais-je, strictement rien à attendre de ces ultimes classements.
Comme à son habitude, la PACES a voulu démontrer qu'il était impossible de la préjuger, de tirer des plans sur elle, de parier sur ses chiffres, d'estimer ou même de s'en remettre à elle tant qu'elle n'en a pas fini avec vous.

La veille, dans la soirée, on discutait de tout et de rien avec mon camarade d'amphi et au détour d'une blague vaseuse sans doute, il m'a rappelé très justement que les classements définitifs seraient publiés le lendemain. Même si je ne croyais absolument pas à une surprise, je me suis promis de faire un effort pour ne pas me lever trop tard le lendemain matin. Deux épisodes de Game of Thrones plus tard, j'avais déjà complètement oublié ma promesse, alors que la cité de Port-Réal était en plein siège2.
Le lendemain, mon camarade, qui n'a plus ni ramage ni plumage, me tint à peu près ce langage :
« Hé ! bonjour, Monsieur du Flavio. »
« Alors, t'as regardé ? » ... Quoi ? « ..Bah tes résultats -ducon. » ... Ce que je m'empresse alors de faire, toujours au téléphone, histoire qu'on constate les faits ensemble, qu'on puisse en rire une dernière fois et qu'on n'en parle plus.

« Oh vertuchou3. Je suis pris en maïeutique. »

Surtout ne pas paniquer


Je me suis senti immédiatement bizarre. Allongé dans mon lit, mon téléphone à la main et la tablette sur les genoux, je ne vois que ça : je suis 20ème sur 632, ADM. Immédiatement je saute du lit, je prends mes chaussures, mon sac, et je pars à la gare pour rejoindre Angers. Oui oui, le jour même des résultats, il faut ensuite rejoindre la fac d'Angers pour assister à une première réunion d'information.
Je file à la gare. Mais grève, donc des gens partout, mauvais affichage des trains, chaos ferroviaire... Essayant de ne pas penser à la malédiction qui, à chaque fois que nous avons eu à nous rendre sur Angers lors des examens, nous a joué des tours ; j'essaie de joindre la fac, pour les prévenir que je n'y serai pas. C'est seulement à 13h55, soit 5 minutes avant ladite réunion, après une bonne quinzaine d'appels, que la scolarité décroche et me dit : « Ah mais il fallait appeler l'École de Sage-Femmes ! » .. Ah mais oui. Que n'y ai-je pas pensé plutôt. J'appelle donc l'École de Sages-Femmes -qui décroche du premier coup- pour les informer de mon absence -je commence bien. Tout s'arrange très bien au final : j'irai chercher ultérieurement les papiers administratifs qui devaient m'être distribués.

En tout cas, au téléphone, on m'a confirmé que j'étais bien sur la liste.

Du coup...


Je suis un peu pris au dépourvu, car j'ai mis de côté tellement vite la possibilité d'être admis et je me sentais très motivé pour faire autre chose. Mais c'est difficile de refuser. Il y a quelques semaines, j'aurais été super heureux d'avoir maïeutique, sans hésitation. Aujourd'hui, je suis super heureux, mais j'ai quelques hésitations qui, du moins ce soir, m'occupent l'esprit ! Dingue quand même.

Mais je vais prendre et faire comme si je n'avais pas eu à penser réorientation4. Sacrée gymnastique de devoir se retourner les idées comme ça, d'un pôle à l'autre. Sans parler d'un certain ascenseur émotionnel... C'est difficile à exprimer, mais c'est déboussolant de passer successivement par chacun de ces différents stades de raisonnement, toujours portés sur soi-même.
Et pourquoi pas sage-femme ? Maïeuticien, pour faire technique et moins sexué. Pas tout à fait comme Socrate, mais presque. Le domaine d'études me plait et le métier en lui-même ne me fait pas peur. J'y avais pas mal réfléchi durant le dernier semestre et l'idée m'avait paru bien plus souvent séduisante que repoussante.

Du coup... je suis partant. On m'accorde5 la possibilité de faire quelque chose de concret de cette première année, dans la directe continuité et ça m'intéresse. Je vais très vite arrêter de me torturer le cerveau avec de légères angoisses informulées et suivre ce que mes mains sont en train de vous écrire !

Remarquez, cet échec temporaire que j'ai vécu aura été bénéfique. Je me suis prouvé que j'étais capable de ne pas me laisser abattre par une situation que d'autres annoncent comme catastrophique, et même, de réagir très vite, très positivement. C'est toujours un enseignement bon à prendre.

Donc...


Beh donc c'est reparti finalement ! Comme en 40 ! Haut les cœurs, morte-couille !

Bon, être pris en maïeutique, ça veut surtout dire que niveau organisation de mes vacances, c'est aussi à revoir ! J'ai loupé la réunion d'information d'aujourd'hui, mais il y en a une deuxième mardi prochain, le 24 Juin, durant laquelle nous allons tous nous inscrire en stage d'un mois cet été. Puis ça veut de nouveau dire prévoir un déménagement sur Angers. Je m'étais également fait à l'idée de rester tranquille à la maison, au Mans ! Eh non, ça non plus du coup !

Conclusion


En conclusion de ce billet... Je ne sais même plus quoi vous dire. Vous en saurez plus quand j'en saurai plus.
En tout cas, je ne m'attendais vraiment pas à ça. Je vous propose un truc : je vais aller dormir, laisser reposer toutes ces pensées à la fois colorées de joie, de surprise et de stress. Un stress de pré-rentrée en fait ! Exactement comme entre la grande section de maternelle et le CP, ou le collège et le lycée. Rien de méchant en fin de compte, mais c'est un effet qui se ressent, même s'il ne prend jamais le dessus sur l'envie qu'on a d'entrer dans la grande école. On discutera de ça avec une vision plus large et un regard plus éclairé une prochaine fois.

À très vite.

1. C'est mieux quand je laisse les choses décanter, mais là...
2. Si jamais vous vous faîtes spoiler Game of Thrones sur mon blog, franchement, qu'y puis-je.
3. En vrai, je n'ai pas dit « vertuchou », mais c'est un mot très mignon.
4. Je suis quand même curieux de savoir si on m'aurait accordé la possibilité de passer en deuxième année de biologie, maintenant que mon dossier est envoyé.
5. Je dis « on m'accorde » comme si je n'avais pas obtenu cette place moi-même... Mais en fait si. Aussi étonnant que ça me semble aujourd'hui, je suis passé comme un autre.

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Commentaires

Malike
23/06/14, 11h13

Félicitations smiley Tu vas pouvoir profiter des bienfaits d'une promo composée à 99% de filles, ce qui a au final bien plus d'avantages que d'inconvénients ;)

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