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Stage Infirmier : Semaine 3

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[Stages] publié le 18/07/2014 à 23h49
« Au moins j'aurais été utile une dernière fois avant de mourir. » - Un patient

Avant dernière semaine de stage, déjà ! Que le temps passe vite, c'est bientôt terminé alors que j'ai l'impression de n'en être encore qu'au début. Mais j'avance pourtant et promis, je progresse toujours un peu plus chaque jour !

Avertissement : Cet article a été publié il y a déjà un certain moment.
Il se peut que son contenu ne reflète plus exactement ma pensée actuelle.

Bonjour tout le monde,

Comment allez vous ? Perso un peu fatigué. Je n'ai travaillé que quatre jours mais j'ai dû faire avec la famille, présente au camping pour ces deux dernières semaines. Ça a perturbé mes horaires de sommeil !

Résumé de la semaine. Je vous préviens, il y a de tout dedans. Du drôle, du moins drôle, voire du pas drôle du tout ; du technique et du pas technique. Vous prenez ce que vous voulez, c'est en libre service. Je vous souhaite une bonne lecture !

Week-end zébré de pluie et de soleil


La météo est toujours aussi changeante sur l'Atlantique. Samedi dernier, je vous ai abandonnés avec mon dernier résumé alors qu'il faisait un temps superbe dehors. Et après la publication du billet, j'ai continué à en profiter, même si l'après-midi était déjà bien avancée. Nouvelle petite balade à vélo -je ne peux plus m'en passer, dans le but de profiter du soleil tout en visitant les Sables. La mer était haute et dans ces conditions, elle ne laisse vraiment plus beaucoup de plage. Les gens y sont entassés de partout, c'est le bordel.. alors je préfère pédaler.


Désolé si je vous bassine avec les photos mais j'aime bien la mer !

Le lendemain dimanche en revanche1, temps de chien. De la pluie, du vent... Rien de bien bon.

Et lundi, 14 Juillet, jour férié, temps splendide à nouveau. J'étais parti pour faire une balade vers le sud pour changer mais au moment de tourner face à la mer, tout un troupeau de mômes est arrivé et j'ai été emporté du mauvais côté. Tant pis, pas l'envie de faire demi-tour, alors je suis reparti vers le nord, avec pour objectif de pédaler un peu plus que d'habitude pour voir ce qu'il y a au-delà du port2. J'ai retracé l'itinéraire ensuite, ça m'a fait une balade d'une vingtaine de kilomètres. Franchement sympa !


J'ai ainsi pris le temps de faire le tour du lac des Tanchet, au lieu de passer brièvement devant à chaque fois, puis j'ai rejoint le prieuré et le Fort Nicolas à Port Olona après avoir contourné le port, avant de revenir tranquillement sur le remblai.
En rentrant, j'avais bien mérité ma douche...

Le soir, je n'ai pas assisté au feu d'artifice en fin de compte -il paraît que je n'ai rien loupé d'ailleurs. Pas mal fatigué déjà et le lendemain, il fallait assurer le réveil et le premier service de cette troisième semaine de stage. La nuit n'a pas été longue pour autant...

Mardi 15 Juillet : plein cœur


J'ai tellement bien anticipé le réveil que dès 3h25 du matin, je ne dormais plus vraiment. J'ai somnolé jusqu'à 4h avant de me lever. Clairement, j'ai su très vite que je ne couperais pas à une sieste après le service.
Bonne nouvelle : il ne pleuvait pas. J'ai pu partir tranquillement !


Il parait que la lune influe sur le comportement des patients.

En n'ayant pas bossé lundi, cela faisait trois jours que je n'avais pas mis les pieds dans le service. Il peut s'en passer des choses en trois jours, je l'ai bien compris le week-end précédent. Certes, il y a de nouveaux patients qui arrivent, mais il y en a aussi certains qui partent. Et pas tous par la même porte.
Ben encore une fois, ça n'a pas manqué.

La suite n'est pas plus joyeuse. Si ça vous dérange, je ne peux que vous conseiller de passer à la journée suivante. Ou de sauter directement à la conclusion pour ne pas prendre de risques.

Les transmissions n'ont rien annoncé d'inquiétant pour la matinée. J'ai commencé la tournée de réveil et de prise de constantes avec une première infirmière, puis j'ai retrouvé l'infirmier que j'avais suivi jeudi dernier. Rien d'exceptionnel, un début de matinée comme les autres. Seul un patient nous laisse un peu perplexes : pas de pouls, pas de tension, tachycardie, mais cliniquement pas pire qu'à son arrivée la semaine précédente. On prépare un électrocardiogramme : pas grand chose de neuf. Le patient a d'autres examens dans la matinée puis vers le milieu du service, afin de l'apaiser (soulager la douleur, stabiliser le rythme de la respiration), l'infirmier m'explique comment préparer une seringue de morphine. Ça prend une poignée de secondes seulement.
Mais le temps que l'on prépare la seringue, le patient est passé de l'autre côté. À la seconde où nous sommes entrés dans la chambre, le patient faisait sa dernière expiration. Impressionnant. Ce n'était pas le premier patient dont j'apprenais le décès depuis le début du stage, et ça n'aurait pas été le premier que j'aurais vu s'éteindre progressivement -pour le coup, rien ne l'annonçait- mais c'est la première fois que j'assiste à l'instant où la vie s'évapore. S'évapore, c'est le bon terme. Nous avons redressé le patient, retiré les électrodes posées le matin même, et nous avons refait son lit.
La famille, prévenue dans la matinée, est arrivée quelques minutes plus tard. La nouvelle leur a été annoncée sur le coup, alors qu'ils s'apprêtaient à lui rendre visite. J'ai assisté à ce moment et j'ai dû aussitôt assurer à la famille que tout s'était fait de belle façon. Je ne sais pas si c'est réellement plus beau ou pas, mais les gens ont besoin d'entendre qu'il n'y a pas eu de souffrance et que leur présence n'aurait rien changé. Que ça n'a pas été une fin douloureuse ou abominable.

Voilà, ce mardi, j'ai fait ça pour la première fois. Je ne pensais pas que j'aurais à faire ce genre de choses, mais c'est arrivé.

Sur un ton moins morbide, j'ai mentionné les électrocardiogrammes. On me laisse le soin de les réaliser en totale autonomie à présent, seul dans la chambre avec le patient. Poser les électrodes, brancher les fils, etc. Je ne suis pas à l'abri d'inverser deux câbles et de rendre un enregistrement retourné, mais a priori, je m'en sors ! Je commence à savoir en faire des choses.
J'ai également obtenu l'autorisation de réaliser des prises de sang. Les infirmiers souhaitaient que j'en réalise plusieurs dès ce mardi matin mais impossible sans cette autorisation. À partir de ce jour par contre, c'est parti !

Enfin, j'ai assisté à la pose d'une sonde naso-gastrique : simplement, c'est un tube qui passe par le nez et qui descend dans l'œsophage après un petit passage dans le pharynx, pour parvenir à l'estomac. Ça permet de nourrir les patients sans trop solliciter leur système digestif. On leur donne tout ce dont ils ont besoin grâce à des grosses poches remplies, entre autres choses, d'huile de poisson pour les calories. Il y a aussi des acides aminés et des vitamines pour satisfaire tous les besoins alimentaires de la journée. Dans le sens inverse, ça peut servir à purger l'estomac . En quelques secondes, la pompe avait aspiré 500mL de liquide.

L'après-midi, j'ai dormi jusqu'en début de soirée, comme prévu. Vraiment trop fatigué.

Mercredi 16 Juillet : il y a des jours avec et des jours sang


Mercredi matin, ou plutôt mercredi dans la nuit, je me lève encore avant le réveil. Je dors mal en ce moment. Le temps est très doux dehors. D'ordinaire, il fait plutôt froid le matin, mais pour le coup j'aurais presque pu me passer de ma veste.

Aujourd'hui, un seul objectif : réaliser ma première prise de sang !


Bonjour.

.. Pas de chance : chez le premier patient que j'ai piqué, ça ne coulait pas. Il s'est avéré par la suite que c'était dû à un problème de pression dans le tube hépariné utilisé -ça arrive parfois parait-il. En attendant, j'ai quand même réussi à foutre du sang partout par terre et à tâcher ma blouse avec.
J'expérimente alors la prise de sang sur un second patient sous la surveillance de l'infirmier et je remplis avec succès sept tubes de sang, qui serviront à réaliser des examens biologiques. Ce n'est pas vraiment compliqué, mais avec le stress, ça m'a donné chaud ! Il faut avoir de la dextérité pour réussir à enchaîner les tubes sans trop bouger l'aiguille plantée dans le bras du patient. Mais finalement, ça a été tout seul. Au moins n'ai-je pas trop abîmé sa veine, pas de problème.
Un troisième patient devait saigner un peu pour des bilans sanguins mais chez ce dernier, impossible de trouver une veine. L'infirmier s'en est chargé, mais il a dû s'en prendre à quatre reprises et en y mettant le temps. La veine devait également permettre de supporter un cathéter pour une transfusion sanguine, opérée dans la matinée. Mais avant cela donc, il a fallu trouver une veine, ce qui n'a pas été simple du tout, réaliser la prise de sang, puis poser la perfusion et s'assurer que le débit était bon. Il ne l'était pas et il a fallu la brancher sur l'autre bras. Ça a été laborieux... Plus tard durant le service, on a appris que les tubes n'avaient même pas pu être exploités par le laboratoire pour réaliser les analyses prescrites... Tout ça pour presque rien !
Rien que ça, ça nous a bien occupé ; à tel point que j'ai l'impression de n'avoir vu qu'un seul patient au cours de la matinée.

J'ai réalisé un nouvel ECG seul. Je commence à avoir la main sur ce geste. En tout cas, la machine a pré-diagnostiqué3 un tracé normal donc non seulement le patient a un cœur qui tient la route, et moi j'arrive à faire mes ECG. N'est-ce pas formidable ?

À part ça, que dire de cette matinée. Plutôt calme de mon côté ! Je n'ai pas eu à réaliser beaucoup de gestes. Ah si, j'ai plus de repères dans la réserve de matériel et je peux remplir le mammouth (l'armoire roulante bien grosse qui permet de transporter le matériel médical et les médicaments dans les chambres des patients). L'infirmier me fait la liste de ce qu'il est nécessaire de préparer selon la prescription et je parviens désormais à trouver ce qu'il faut parmi toute la panoplie de bidules et de machins disponible.
« Trois seringues de 20, deux de 50, cinq cathéters, une aiguille rose, deux litres de sérum phy, deux tubulures, un set de transfert... »
« Avec ceci ? »
« Avec ceci hum.. ce sera tout. »
« Des frites ? »
« Ouais des frites c'est ça, et sauce blanche, sans oignons. »

L'après-midi quand je suis rentré, il faisait chaud : 33°C, soit une bonne dizaine de degrés de plus que la semaine précédente. Je me suis de nouveau étalé dans mon lit pour faire une sieste, même si ça ne m'enchante pas de consacrer du temps passé aux Sables à dormir. Mais en fin de soirée, la famille m'a poussé à faire un saut à la piscine ; ça m'a fait un bien fou et j'ai moins eu l'impression de gâcher mon après-midi. Le bain à remous, la rivière et le hammam, ça revigore !
Un bon repas le soir et dodo.

Jeudi 17 Juillet : bobo au doigt


Pas grand chose de médical à raconter pour ce jeudi 17 Juillet. J'ai de nouveau eu les mêmes horaires que l'étudiante infirmière, donc niveau organisation et répartition du travail, ça cafouille un peu.

Moi aussi, j'ai cafouillé. Je n'ai pas encore eu l'occasion de trop mentionner le matériel que l'on utilise, si ce n'est à propos du mammouth dans le paragraphe précédent. Sans trop m'étaler sur le sujet, il faut savoir que de nombreux soins infirmiers nécessitent plusieurs de ces objets, que ce soit des aiguilles, des seringues, des perfusions, des tubulures, des compresses, des bandes, des trucs, des machins, des bidules, des chouettes et dans des tailles différentes.
La première chose à noter, c'est que chaque objet est bien emballé dans son plastique stérile et qu'il faut maîtriser le déballage de chaque objet avant de le déchiqueter d'une manière féroce, brutale et par conséquent, désorganisée, ou de devoir sortir les petits ciseaux à chaque fois. Mais je soupçonne les emballages d'être conçus pour droitiers : je vérifierai, mais je ne crois pas improbable que les languettes de type ouverture facile ne soient pas naturellement accessibles pour les gauchers. Plus, il faut jeter chaque emballage au fur et à mesure pour garder un plan de travail dégagé. Mais comme les poubelles sont sur le côté gauche des chariots de soin, moi qui suis gaucher, je suis obligé de lâcher l'objet déballé que je tenais de la main gauche, de prendre l'emballage de la main gauche, de le jeter de la main gauche dans la poubelle gauche, tandis que ma main droite maladroite ne sert à rien, sinon faire des conneries. Niveau ergonomie, c'est à chier. Mais comme moins de 15% de la population est gauchère, nous gauchers, nous subissons.
La seconde chose, c'est que ces objets servent de manière très particulière pendant les soins et que ces soins sont régis par des protocoles sans doute très précis afin que tout se passe correctement, avec l'objectif que tout reste plus ou moins stérile. Par exemple, il faut déboucher tel flacon avec une compresse d'alcool, ne pas laisser traîner la compresse, prélever dans le flacon avec une seringue sans trop la manipuler, injecter le contenu de la seringue dans la perfusion sans la contaminer.. j'en passe. En clair, c'est pas clair. Enfin pour les infirmiers, si, car non seulement la pratique les pousse à savoir, puis j'imagine qu'ils sont très bien formés à ces gestes dans le détail, d'abord de manière théorique, puis entraînés. Mais ce n'est pas le cas de nous qui n'avons jamais entendu parler de ça, choses bien utiles, mais absolument pas évoquées dans le foutoir théorique qu'on apprend en PACES. Pour dire, on n'apprend même pas à quoi correspondent les noms des objets ou des pansements les plus basiques.
Bref. Tout ça pour dire que c'est un domaine que je ne maîtrise absolument pas pour le moment et ça se voit. Il me faudra du temps avant d'acquérir la dextérité, les réflexes et les habitudes pour faire une préparation parfaite.

Et ce jeudi, je me suis coupé en ouvrant une ampoule de médicament4. J'ai saigné une première fois, ça en a foutu partout, j'ai pris une compresse et du sparadrap et je me suis fait un pansement. Puis le temps a passé, j'ai retiré le pansement pour me laver les mains, la coupure semblait avoir disparu, je l'ai oubliée.
Puis plus tard, en préparant une perfusion, j'ai dû me râper le doigt avec un emballage5 et j'ai contaminé ma préparation avec mon sang. Bon en réalité, quand je dis « contaminé », ça veut dire que deux gouttes de sang ont tâché la poche de sérum physiologique contenant le médicament et il aurait suffit de passer un coup d'alcool dessus pour que ce soit de nouveau propre. Mais par précaution, on jette et on recommence.
Je me suis senti bien con d'avoir été responsable de ça.


L'infirmier m'a fait un pansement plus professionnel ensuite, sur tout le doigt, pour une toute petite coupure de 0,5cm.
C'est ma première blessure de guerre.


Comme à la maternité d'Angers au mois de Juin, j'ai dû prendre une tension manuellement. J'ai trop pris l'habitude des machines automatiques qui mesurent toutes les constantes en même temps, y a juste à mettre le brassard au patient. Et comme à la maternité d'Angers en Juin, je n'ai rien entendu, si ce n'est la valeur systolique que j'ai cru être la valeur diastolique. Bon, pour ma défense, faut dire que la tension était bien basse.

Retour au camp vers 15h, sous un soleil de plomb et un air chaud de face. Je suis rentré, le thermomètre indiquait 36°C. J'avais la sensation que mon visage commençait à brûler. Ni une ni deux, je me suis passé sous la douche et je me suis changé6. J'ai passé le reste de mon après-midi à l'ombre, avant d'aller à la piscine en début de soirée, quand la température a commencé à se faire progressivement plus douce -disons.. seulement 33°C ? Toujours aussi agréable de se prélasser dans les bulles ou de se poser dans le sauna, là où les degrés sont étrangement plus aisément supportables.

Vendredi 18 Juillet : anniversaire à l'hôpital


Vendredi 18 Juillet, le réveil sonne.. et j'ai 19 ans. Je ne trouve pas que c'est un bel âge, 19. 18 et 20, ça a deux aspects symboliques, mais 19, bof hein ! Mais c'est en tout cas mon premier anniversaire que je passe à l'hôpital et a priori, ce ne sera pas le dernier !
Je dois le dire chaque année, mais si vous avez l'irrésistible envie de m'offrir quoi que ce soit, ne vous en privez surtout pas !

Un vendredi médicalement plutôt calme, à l'image de la veille. J'ai réalisé un ECG comme j'en ai maintenant l'habitude et une prise de sang, ce qui porte mon total de tubes de sang collectés à 13. D'après la taille des tubes, je pense qu'un tube doit contenir quelque chose comme 3 à 4mL de sang -je vérifierai. Ça représenterait donc 26 à 39mL de sang. Pas grand chose en fait.
À part ça, les choses habituelles : distribution de médicaments, quelques perfusions qu'on me laisse préparer, mesurer des glycémies et participer aux transmissions.

J'ai plus fait dans le soin relationnel ce vendredi. Ma première véritable expérience avec un patient un peu instable dans ses pensées. Son discours décousu est à base de « J'ai eu des centaines de femmes et d'enfants, la nature a été généreuse avec moi », « Je suis le Créateur.. d'une nouvelle société » ou encore de « En Chine, bientôt ils seront 15 MILLIARDS ! », assemblés les uns à la suite des autres. Une sacrée histoire, on pourrait faire un recueil de ses paroles et en faire, non pas une bible comme il le désirerait sans doute, mais un bon manuel de Kamoulox.
Il se pense séquestré du service, mais depuis que j'ai changé son café noir pour un café au lait, il me pense plus sympathique vis-à-vis de lui que le reste de l'équipe soignante. Il n'en faut vraiment pas beaucoup pour passer de collabo à allié dans son étrange univers ! À présent, il sera « comme un père » pour moi s'il me sent faiblir, a-t-il ajouté, et je peux prétendre à un poste dans le « parti apolitique -j'en ai marre de ces politicards !- » qu'il est en train de monter.
C'est comme ça la vie, vous vous levez un matin, c'est votre anniversaire et en ce jour spécial, vous êtes promu Secrétaire Général du Parti Apolitique de la République Fédérale du patient de la chambre 2000 et quelques, et fils spirituel du Créateur. J'en prends du galon au cours de ce stage !

En réalité ce vendredi matin, de nombreux patients ont quitté le service donc peu de soins ont dû être réalisés sur ceux-ci et de nouveaux l'ont intégré dans l'après-midi. Je ne les rencontrerai que lundi prochain.

Retour à la maison immédiatement après la fin du service, je n'avais plus de ticket pour le self de l'hôpital. J'ai avalé deux carrés de sucre avant de prendre le vélo -j'aurais dû mesurer ma propre glycémie avant, mais après 10h sans manger, elle ne devait pas être haute- et je suis rentré, sans trop de souci de climat pour une fois.
Le temps s'est dégradé dans l'après-midi, il s'est mis à pleuvoir. Pas étonnant après les fortes chaleurs de la veille.

Conclusion


Voilà pour cette troisième semaine, j'ai fait le tour. Mes résumés se font de plus en plus longs, qu'est-ce que je cause. J'espère que ce n'est pas trop dur à la lecture !

Le stage se termine presque déjà. Plus qu'une semaine et retour au Mans. Je peux déjà le dire avant la fin, je suis très satisfait de ce stage. On nous avait parfois décrit ce stage comme parsemé de nombreuses corvées. Je n'ai pas eu cette sensation du tout et je m'éclate vraiment. J'y trouve mon compte pour le moment ; le monde hospitalier et son fonctionnement que je ne connaissais pas me conviennent parfaitement.
J'y apprends tout ce que je peux y apprendre, j'essaie tout ce qu'on me propose de faire et j'observe tout ce que je peux observer. Je l'ai peut-être déjà dit, non ? Ça mérite d'être répété.
Je pense radoter alors je vais terminer.

La semaine prochaine, que des services le matin. Mais avant cela, repos hebdomadaire, avec un dernier week-end aux Sables dont j'espère pouvoir profiter. Plage peut-être ? Ou encore du vélo, j'aime bien aussi. Les deux sans doute. Mais pour le moment, en ce vendredi soir, heure à laquelle j'écris ces lignes, il pleut.
Oh attendez. Il a suffit que je le dise pour que ça s'arrête. Mais je ne me fais pas d'illusion, ça va reprendre. En espérant que ça ne dure pas... Je vous le dirai dans le dernier résumé de ce stage infirmier !

Merci de votre lecture ! Je vous dis à la semaine prochaine et portez-vous bien !

1. Magnifique rime.
2. Rien que pour passer de l'autre côté du port, il faut déjà faire un bon petit détour. Sur le chemin, j'ai trouvé une boutique vendant du matériel de pêche et des tas de souvenirs. J'y ai passé un bon moment. Si vous voulez des petits bateaux en bois ou des caramels, vous m'envoyez un chèque, je vous fais un lot.
3. C'est beau la technologie quand même.
4. Et comme me l'a signalé l'infirmier par la suite, il aurait été préférable que je me souvienne quel produit contenait cette ampoule.
5. J'ai vraiment quelque chose contre ces emballages.
6. Certes, dès qu'on arrive à l'hôpital, on enfile blouse et pantalon, mais je ne m'y rends pas en short et en tongs... Le jean par cette température, ça a du mal à passer.

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