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Stage SDC : Semaine 1

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[Stages] publié le 18/10/2014 à 18h25
« Le présent accouche, dit-on, de l'avenir. » - Voltaire

Premier stage en tant qu'étudiant sage-femme ! Avec des mamans, des bébés.. ce genre de choses un peu particulières. Il faut absolument que je vous raconte ce qu'il en est, non ? Ça tombe bien, cet article est justement là pour ça !

Avertissement : Cet article a été publié il y a déjà un certain moment.
Il se peut que son contenu ne reflète plus exactement ma pensée actuelle.

Ciao tout le monde !

Comment allez-vous ? Perso, ça va plutôt bien ! On se retrouve aujourd'hui pour parler de ma première semaine de stage, comme promis. Cependant, on ne va pas parler strictement que de ça, je dirai quelques mots des autres choses qui se sont déroulées depuis la dernière fois. J'ai hésité à rédiger un billet la semaine dernière pour le faire mais j'ai préféré repousser, par peur de manquer de contenu et de trop forcer sur le nombre d'articles rédigés. Que des mauvaises raisons en fait ! Mais puisque cet article était déjà annoncé à cette date dans le dernier bilan, il aurait été très impoli de lui voler la vedette.
Les présentations sont faites ; il ne me reste plus qu'à vous souhaiter une bonne lecture !

Tutorat : premières corrections !


Si vous le voulez bien, parlons un peu de PACES pour commencer, avant d'attaquer les études de maïeutique.

Comme prévu, j'ai officiellement endossé mon rôle de colleur en Sociologie le mercredi 8 Octobre dans la soirée, à partir de 18h30. À vrai dire, je m'y suis même initié le lundi 6, en assistant à la première correction réalisée par mes homologues ce soir là. C'était l'occasion de découvrir l'ambiance d'une correction à Angers et de voir quelles pouvaient être les réactions face aux QCMs que nous avions rédigés !
..Ben figurez-vous que si un item a posé problème, c'est un des miens. La colleuse, concentrée, explique un peu génée au micro : « QCM 30, item A.. euh.. alors là le colleur il l'a mis FAUX, mais pour moi c'est plutôt VRAI... ». Aurais-je commis une erreur ??? Pas cette fois ! Présent dans l'amphi, je crie alors1 : « QUOI ? QU'EST-CE QU'IL Y A ? T'AS UN PROBLÈME AVEC MON QCM ? », qui crée aussitôt la confusion dans l'amphi. La colleuse me regarde, les yeux ahuris et demande si je suis l'auteur de ce QCM. Pour lever toute ambiguïté, je suis donc descendu avant de prendre le micro et de donner les raisons de ma correction, belle et bien juste à la base ! Hors de question qu'on me mette en défaut sur un de mes items ! :p
Mercredi 8 donc, j'ai eu la charge de corriger une trentaine de corriger. Je me suis senti plutôt à l'aise. J'ai pu donner une explication et des détails sur chaque item, afin de ne pas limiter cet exposé à une simple succession de ça c'est vrai puis ça c'est faux, ennuyeuse et peu productive. La journée n'avait pourtant pas été simple : 8h de cours, de 8 à 18h, puis fin de la correction à 20h. Toute cette semaine a été chargée, mais c'est vrai que cette journée particulièrement a donné l'impression d'être interminable.


Puis Samedi 11, rebelote ! Mais au Mans cette fois, et le matin ! Quelle plaisir de réaliser une correction de colle exactement là où j'ai assisté à ce même genre de torture pendant deux ans. Quelle joie de retrouver cet amphithéâtre, qui a longtemps été comme une deuxième maison. J'ai mené la même correction que le mercredi précédent, quoiqu'un peu plus condensée. Puis j'ai emprunté le livre de sociologie de deux carrés (que j'ai connus alors qu'ils étaient bizuths) et ai rédigé mes QCMs pour la prochaine colle.


Ces derniers ne paraîtront néanmoins pas dans la prochaine colle ; priorité aux autres matières de l'UE7, comme le droit et l'histoire de la médecine qui font leur apparition. Ces QCMs seront proposés à l'occasion d'une autre colle ou d'une compilation de QCMs distribuées aux étudiants de première année pour leurs révisions.

UE Libre, « Évolution des techniques scientifiques »


Je vous parle depuis le début du mois de Septembre ou presque, de ces fameuses Unités d'Enseignement Libre que nous devons suivre pendant l'année. Les cours ont commencé le 2 Octobre, et se déroulent tous les jeudis à partir de 16h30, jusqu'à 18h30 à la fac de sciences, pour ceux qui concernent l'UEL que j'ai choisie : « Évolution des techniques scientifiques ».
Les deux premiers cours ont été centrés sur la médecine : la circulation sanguine et la médecine au Moyen-âge. Deux sujets très intéressants.. à ceci près qu'ils sont balayés en PACES. En deux fois deux heures, on a dit plus ou moins autant de choses qu'on en dit en une en PACES ! La médecine hippocratique, la théorie des humeurs, les débuts de l'anatomie, la médecine arabe, la pharmacopée... Et les personnages, comme Hippocrate, Vésale, Harvey et j'en passe... Tout ça, c'est la base de la base. En réalité, j'abordais ces thèmes dans ma correction de colle, j'étais calé ! Mais ça reste intéressant alors je ne m'ennuie pas. Au contraire, la prise de notes peut être facilement très complète. J'ai bien fait de prendre cette UEL !

Le troisième cours et le dernier auquel j'ai assisté ce jeudi, était intitulé Calcul d'aires à travers les âges. Très orienté mathématiques et géométrie a priori. En réalité... en réalité, je ne pourrais pas vous parler de ce cours sérieusement. On a revu le calcul de l'aire d'un carré, d'un rectangle, des triangles... et on a conclu le cours en parlant du calcul différentiel, des dérivés, des primitives et des intégrales. Vous voyez la transition en deux heures ? Honnêtement, ce sont des choses que je maîtrisais très bien Terminale, mais après plus de deux ans sans mathématiques, pft, les intégrales c'est du russe. Et si je dis russe, ce n'est pas parce que l'alphabet cyrillique me semble compliqué.. c'est aussi parce que la prof n'était pas parfaitement francophone !
Pendant deux heures, il a été difficile de ne pas rire de son accent prononcé. Ce qui est d'autant plus mal que la pauvre dame était quand même vachement sympa. À la fin du cours, elle a demandé d'où venaient les étudiants inscrits à l'UEL : « Vous êtes majorrritairrrement en biologie ou en géogrrraphie je crrrois ? Des filièrrres scientifiques ? », ce à quoi j'ai répondu que j'étais étudiant sage-femme. Elle a failli tomber de sa chaise, au bord du fou rire à son tour, avant de contenir sa surrrprrrise ! « Deux points pourrr vous rrrien que pourrr ça ! ».. ahah, merci bien madame !

Je vous donne les intitulés des prochains cours, car j'en reparlerai peut-être :
- le 23/10 : Le laboratoire de chimie à travers les âges
- le 06/11 : La logique, calcul propositionnel et raisonnement de sens commun (???)
- le 13/11 : Calculatrice et ses limites
- le 20/11 : La révolution de la spectroscopie

Premier stage, service Suites de Couches


Je vous l'avais expliqué en Septembre ; les études de maïeutique sont très occupées par des stages à l'hôpital. Et ça commence tôt, à peine un mois et demi après la rentrée. J'ai peut-être laissé sous-entendre dans le bilan du mois de Septembre que nous étions pas mal mis sous pression avant ces stages. Je le confirme aujourd'hui.
Cet été, avant de réaliser notre premier stage infirmier, nous ne savions absolument rien de l'hôpital, du fonctionnement d'un service ou même de ce que ça impliquait de se retrouver face à un patient. Pourtant, on nous a lâchés dans le bain sans nous dire grand chose de plus que « lavez-vous les mains » et « ne vous piquez pas avec une aiguille ». Et tout s'est bien passé.
Cette fois, nous avons quatre semaines d'expérience que nous n'avions pas avant cet été, nous sommes plus au courant des consignes d'hygiène et de sécurité, mais cela n'empêche pas que nous restons des étudiants au début de leur cursus et que nous avons encore des tas de choses à découvrir et à comprendre, avec peut-être des inquiétudes. J'ai simplement constaté que, plutôt que de désamorcer ces inquiétudes en nous disant des trucs simples comme « vous allez évidemment réussir à réaliser le bain d'un bébé, les mamans apprennent à le faire en deux jours avec un seul bébé ; vous êtes en stage huit jours avec des dizaines de bébés » par exemple, on nous a mis une pression presque menaçante à base de « si vous avez un seul élément non acquis à la fin des huit jours, votre stage ne sera pas validé ». Ça m'a paru très peu pédagogique et c'est pourquoi, durant les quelques jours qui ont précédé le début du stage, je me suis senti stressé. Ce qui n'avait pas été particulièrement le cas cet été, alors que j'aurais pu avoir toutes les raisons de l'être.

Début du stage lundi 13 Octobre. C'est avec beaucoup de plaisir que j'ai entendu le réveil sonner bien tôt... Le service commençant à 6h35, il vaut mieux être matinal. Direction l'école de sages-femmes pour enfiler la blouse étiquetée à mon nom avant de rejoindre le quatrième étage de la maternité. Le service Suites de Couches a pour vocation d'accueillir les femmes qui viennent d'accoucher pendant les quelques jours qui précèdent leur retour à la maison. C'est ce service qui serait concerné par les projets de loi visant à réduire le temps d'hébergement des femmes à la maternité après un accouchement si tout va bien, qui passerait de quatre à deux jours comme dans d'autres pays, histoire de faire des économies.
J'ai retrouvé le fonctionnement du service de Gastro-entérologie de l'hôpital des Sables d'Olonnes. Les deux services sont très différents, les patients qu'ils accueillent sont très différents, les soins réalisés sont très différents, mais niveau organisation, c'est plus ou moins la même chose. Transmissions du service de nuit à l'équipe du matin, visite des patientes par les différents corps de métier du personnel soignant, soins, transmissions à l'équipe suivante.

Alors quels sont ces soins ? J'ai d'abord découvert ceux réalisés par l'auxiliaire de puériculture, lundi et mardi. Elle a pour missions de surveiller le comportement et l'évolution du nourrisson. D'abord son alimentation : est-ce qu'il est bien allaité ? Est-ce qu'il tète correctement ? Comment son poids évolue-t-il ? Et est-ce que la mère veille bien à le nourrir correctement ? Elle vérifie ces éléments, et corrige ce qui ne va pas si besoin est, en aidant par exemple à la mise au sein du bébé. En fait, elle surveille le bilan entrées/sorties du bébé : combien mange-t-il, mais aussi combien évacue-t-il dans sa couche. C'est important pour comprendre comment évolue le poids du bébé et ainsi prévenir un allaitement difficile ou éventuellement, une pathologie.
L'auxiliaire réalise également le bain du nourrisson ainsi que les soins du cordon et encadre les parents pour que ces derniers puissent les réaliser seuls chez eux par la suite. Et en même temps que les parents, j'ai appris ces choses fondamentales. C'est assez bizarre au début ! Ne serait-ce que porter un tout petit bébé, c'est troublant les premières fois. Me voilà loin de mes patients âgés de gastro-entérologie... Mais plus que ça, après deux ou trois observations de bain, c'est quand l'auxiliaire demande de faire seul et d'apprendre aux parents que ça devient autrement plus déstabilisant ! Mais je l'ai fait et apparemment je m'en suis sorti ; j'ai rendu des bébés propres, emballés et pesés (littéralement !) à leurs mamans. J'ai même eu droit à une petite fille tellement contente d'être là qu'elle en a vidé sa vessie d'émotion. Dieu merci, ce n'était pas un petit garçon...

Mercredi et vendredi, changement de poste ; j'ai dû délaisser l'auxiliaire de puériculture pour suivre les sages-femmes. Missions différentes. Les soins de la sage-femme sont plus concentrés sur la mère que sur l'enfant. En suites de couches, elle réalise les différents examens de surveillance de la mère, notamment ceux immédiatement après l'accouchement et ceux qui précèdent la sortie. Examen mammaire, surveillance des saignements utérins, des douleurs, prévention du risque de phlébite... Voilà ce que j'ai pu observer pour l'instant. La difficulté réside dans le nombre de patientes à gérer : elles sont suffisamment nombreuses pour que les tours s’enchaînent d'un bout à l'autre sans temps mort. Il faut dire que la maternité d'Angers n'est pas petite ; avec plus de 4000 naissances par an, c'est la deuxième maternité de la région, derrière la Polyclinique de l'Atlantique, située à Nantes. Du coup, ce ne sont pas les patientes qui manquent...
On m'a demandé assez vite de reproduire l'interrogatoire réalisé par la sage-femme, ainsi que progressivement, les examens qui l'accompagnent. Ce n'est pas trop difficile ; c'est juste un peu gênant de le faire tout en sachant que l'on est particulièrement surveillé ! Mais je ne dois pas trop mal m'y prendre, on ne m'a pas repris à de nombreuses reprises ! Puis les mamans non plus n'ont pas l'air trop dérangées. Y compris celles qui auraient pu se montrer réticentes à l'idée de se faire examiner par un homme. Je parle ici des femmes musulmanes, qui pour des raisons religieuses dont je ne connais pas le détail du tout, peuvent, de rumeur, refuser de se faire examiner par un homme, sous certaines conditions. J'avais peur de connaître mon premier refus, mais aucune de celles que j'ai pu examiner n'a manifesté la moindre réticence et tout s'est bien passé. C'est rassurant ! C'est le même principe qu'un des patients de gastro-entérologie, effrayé phobique des aiguilles, qui m'avait dit que je l'avais piqué sans douleur. Ça fait partie des petits signes qui indiquent que les choses se passent bien, même dans les situations moins évidentes !


C'est vachement confortable.

J'ai fait à peu près le tour de ce que j'avais à résumer, me semble-t-il. C'est un bref aperçu de ce que j'ai découvert et redécouvert pendant ces quatre premiers jours. J'ai en tout cas hâte d'attaquer la deuxième semaine, afin de compléter mes observations et d'être plus à l'aise sur la pratique. Il me reste une journée avec la sage-femme, puis mardi, mercredi et vendredi, dernières journées avec les auxiliaires de puériculture à nouveau. En horaires de soir cette fois ; plutôt que de faire du 6h35/15h05, j'aurais des horaires de type 13h45/21h30 ou quelque chose de semblable. Je vais pouvoir dormir le matin, youhou !
Enfin, j'ai rendez-vous mardi à 14h avec la cadre du service pour faire le point sur le stage. Je croise les doigts pour que tout se passe bien !

Les tortues


Les tortues sont toujours en vie et manifestement, elle vont même bien ! Je les trouve toujours aussi vivaces que lorsque nous étions encore en Italie, et moins peureuses. Elles suivent mon doigt parfaitement si je parcours les parois de leur vivarium avec mon index.
Puis qu'est-ce qu'elles grandissent ! En plus de la lampe UV présentée la dernière fois, je veille à varier leur alimentation de temps en temps. Je n'en suis pas encore à leur faire suivre un menu diététique plus élaboré que le mien, mais j'ai improvisé quelques astuces toutes simples : je leur donne quelques miettes de poisson quand j'en mange et après un premier essai concluant.. j'ai opté pour la chasse aux escargots. Si si, je vous assure. Elles adorent ça. Alors comme la résidence est entourée d'un grand terrain d'herbe, à la moindre petite pluie, les escargots sortent. Il me suffit d'en ramasser quelques-uns, des petits pas plus gros que leur tête, et je leur offre. Elles arrachent le gastéropode de sa coquille, le mangent, puis déchiquettent la coquille qu'elles avalent ensuite. Vitamines et protéines dans l'animal ; calcium dans sa coquille. Tout ce qu'il leur faut.


Elles font moins les fières devant un gros escargot mais elles se régalent des petits !

Certes, ça peut paraître un peu écœurant à regarder, mais si ça leur permet d'être en bonne santé, ça vaut le coup ! Puis question coût.. bah ça ne me coûte rien puisqu'il me suffit de ramasser les escargots dehors ! C'est même plutôt amusant. Qui n'a pas fait ça, enfant ?

Conclusion


Voilà pour ce premier billet concernant mon stage en Suites de Couches, augmenté du résumé de ces derniers jours. Je publierai un second article la semaine prochaine, sans doute assez court, mais qui permettra de conclure avec les appréciations dont on m'aura fait part et de faire le bilan de ce que j'aurais appris. On fera également le point sur le programme des semaines à venir !

On se retrouve donc la semaine prochaine ! Portez-vous bien, et ne donnez pas de prénoms ridicules à vos futurs enfants !

1. Vous ne le savez pas si vous n'êtes pas en PACES mais il est de coutume de crier avec une voix excessivement aiguë pour se faire entendre en amphi, que ce soit pour perturber un cours, interpeller le prof, interpeller un bizuth... Question d'acoustique : les sons aigus portent bien et ça permet de camoufler sa véritable voix pour ne pas être reconnu. Art que je maîtrise parfaitement après un an en tant que carré.

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