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Stage SDC : Semaine 2 (fin)

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[Stages] publié le 25/10/2014 à 17h01
« Y a pas un kebab pas loin, au moins ? » - Une maman affamée

Suite et fin du récit de mon premier stage hospitalier en tant qu'étudiant sage-femme. Des bébés partout, autant de mamans... Les suites de couches, c'est un microcosme bien vivant !

Avertissement : Cet article a été publié il y a déjà un certain moment.
Il se peut que son contenu ne reflète plus exactement ma pensée actuelle.

Bonjour tout le monde !

Au programme d'aujourd'hui, cet article pour raconter la deuxième semaine de mon stage en maternité, suites de couches, mon premier stage hospitalier en tant qu'étudiant sage-femme. Je vous avais brièvement résumé la première semaine le week-end dernier, au sein d'un billet malheureusement un peu fourre-tout. Ce sera moins le cas cette fois-ci !

Déroulement du stage


Lundi 20 Octobre, début de cette deuxième semaine. Et déjà, dernier jour passé à suivre et à observer une sage-femme. Je me sens un peu plus organisé que les fois précédentes, mais ça reste toujours un peu la course. Il faut bien savoir organiser ses priorités entre les femmes qui viennent d'accoucher et d'arriver dans le service, celles qui sont prêtes à le quitter pour regagner leur domicile et celles qui sont dans l'entre-deux. Le nombre de patientes et d'examens à réaliser ne font qu'allonger la durée d'une tournée de chambres. Les heures passent vite, mais le travail est rarement terminé à l'heure. Le rythme est donné par le roulement des services, séparés les uns des autres par une séance de transmission.
Je maîtrise mieux ce qu'on me demande et je comprends mieux ce que j'observe. La sage-femme me confie parfois la réalisation des examens découverts la semaine passée et chacun d'eux se déroule sans problème.

Mardi 21, me voici de nouveau avec les auxiliaires de puériculture. Le réveil sonne tôt le matin1... Un service que j'ai principalement passé à la nursery pour donner le bain à plusieurs nourrissons, après avoir bien étudié cette pratique la semaine précédente. Idem, tout s'est bien passé. Le plus difficile n'est pas tant de laver le bébé, pas plus que le faire en présence de la maman, mais c'est surtout de donner des conseils et d'expliquer en même temps. Non pas que ce soit difficile techniquement, c'est juste que je trouve ça légèrement impérieux de devoir enseigner ces choses alors qu'on ne vient encore que de le découvrir ! Mais ça, ça ne peut venir qu'avec la répétition, une fois que la chose est automatique.
L'après-midi, rendez-vous avec la cadre du service pour discuter un peu du déroulement du stage. Je ne saurais vous dire comment ça s'est passé. Je me suis fait reprendre sur de nombreux termes que j'utilisais, bien que ce soit ceux employés dans le service. Raisons réelles ou simples préférences de la cadre ? Là non plus je ne sais pas. Mais sur le fond, je ne pense pas que ça a déplu. Ou pas. Je ne sais absolument pas ce que je dois penser de cet entretien. Mes camarades en stage en suites de couches comme moi sont également passées par cette étape et n'ont pas non plus eu la franche impression d'avoir été à l'aise.

Mercredi 22, je suis de service d'après-midi ! Redécouverte du plaisir de faire une bonne grasse matinée, pour récupérer des jours précédents et surtout, préparer la journée qui s'annonce.
C'est le pénultième jour de stage et pourtant, il faut de nouveau tout réapprendre niveau organisation. En effet, les missions d'après-midi ne sont pas les mêmes que les missions du matin : les bains sont faits, les bébés sont propres et pesés, les biberons sont normalement distribués, etc. Le service commence donc par un peu de ménage. Il faut nettoyer les berceaux qui ont été libérés dans la matinée et les replacer dans les chambres vides dans l'attente du prochain venu. Il faut vider les bacs de stérilisation et les préparer à nouveau. Après seulement, commence la tournée auprès des mamans. Comme le matin, les auxiliaires veillent à la bonne alimentation du bébé, surtout lorsque la maman fait le choix courageux d'allaiter.
On nous enseigne à l'école tous les bienfaits de l'allaitement maternel mais ça prend un temps fou et une énergie folle pour faire le faire fonctionner. Et avant que ça se fasse, ce n'est plaisant ni pour la maman ni pour le bébé. Quoi qu'on en dise de mal, heureusement qu'on a le lait artificiel pour complémenter quand ça devient vraiment nécessaire parce que sinon... C'est à se demander comment on faisait à l'époque où on n'avait pas cette alternative2 ! On passe parfois du temps dans une chambre pour aider une maman, un quart d'heure, vingt minutes, trois quarts d'heure, une heure... Et rarement avec un résultat satisfaisant.
Le service se termine lentement par la distribution des repas, puis la vaisselle. Au cours de mon stage infirmier cet été, j'avais souligné à plusieurs reprises la qualité des repas qui étaient servis à l'hôpital des Sables d'Olonne, y compris pour les patients. À Angers, c'est autre chose manifestement... J'ai été surpris de voir qu'on servait si peu de nourriture à des femmes qui viennent d'accoucher et pour certaines, qui allaitent -et donc réalisent une grande dépense énergétique. Puis finalement, en débarrassant les plateaux, une maman m'a timidement demandé s'il était possible d'avoir une portion de plus. J'ai dû refuser.. non pas que je ne voulais pas, je serais allé lui chercher même si je savais d'avance que ce serait un peu hors des règles, mais parce qu'il y a vraiment tout juste le nombre de portions dans le réfrigérateur et rien de plus. J'étais tout désolé pour la pauvre dame. Heureusement pour elle, son conjoint était là pour aller lui chercher un sandwich...
Transmissions à l'équipe de nuit : quand chaque bébé a-t-il été alimenté pour la dernière fois et qu'y avait-il dans sa couche, comment se porte la maman. Ce soir, c'est moi qui les fais -en partie- ! Puis fin de la journée. Il est plus ou moins 21h45 quand je sors des vestiaires. À cette heure, les trams circulent peu ; je ne suis rentré chez moi que vers 22h30.

Jeudi 23, pas stage car UE Libre à la fac de sciences ! Journée tranquille. Repos, courses, ménage. L'après-midi, le cours portait sur l'histoire de la chimie. C'était sympathique et chouette pour passer l'après-midi.
Ne retournant à l'hôpital que le lendemain dans l'après-midi, je ne me suis pas hâté pour rentrer. Je suis allé boire un verre avec mon désormais ex-camarade d'amphi de PACES, histoire de me changer les idées et de rigoler un peu !

Vendredi 24, dernier jour de stage. Copie de la journée du mercredi, en plus calme : moins de mamans, moins de bébés, plus de chambres libres.
Peu de choses à ajouter donc. Si ce n'est que, qui dit dernier jour, dit dernière évaluation. J'ai rempli ma feuille avec l'auxiliaire, cette dernière n'ayant pas envie de la faire seule. C'est vrai que c'est assez gênant de réclamer son évaluation sur quelques heures passées ensemble, à réaliser des tâches mais toujours en retrait de la personne qui sait ce qu'elle fait, qui a son organisation propre, etc. J'en reparle aussitôt après.
Fin du service. Je dépose ma feuille d'évaluation dans la bannette de la cadre comme convenu avant de quitter la maternité. Je retourne me changer à l'école. Il n'y a personne, c'est le noir total. Il est déjà bien tard, je suis un peu fatigué, j'ai faim... il est l'heure de rentrer !


Ce n'est pas aussi sinistre que ça en a l'air de nuit, mais c'est désert.

Évaluation du stage


J'en avais déjà parlé au cours du bilan du mois de Septembre. L'évaluation du stage se fait selon plusieurs objectifs et selon différentes échelles très subjectives de notation. Les soignants avec qui nous passons la journée évaluent cette journée sur la base de ce qu'ils ont vu et estiment où nous en sommes dans la réalisation des objectifs. À la fin, on rend ces évaluations à la cadre et si j'ai bien compris, ce sera à elle de juger si notre stage est validé ou non.

Le souci, c'est que comme nous passons chaque journée avec des soignants différents, ils n'ont aucune notion des progrès que nous avons fait par rapport à la veille ou aux journées précédentes. Normal, puisqu'ils ne nous connaissaient pas auparavant. De même pour nous, qui devons nous adapter à la personnalité du soignant et à son organisation, qui n'est pas toujours la même que le précédent. On perd donc du temps à se réadapter tous les jours et à trouver les moyens pour se rendre utile au bon moment, de la bonne façon, etc.
De mon côté, j'ai du mal à me positionner entre le patient et le soignant. J'ai l'impression de gêner le soignant dans sa pratique. Je me sens mieux quand je fais les choses soit en étant observé mais en autonomie, soit seul. C'est moi avec la patiente et le soignant surveille, plutôt que le soignant, la patiente et moi. Alors certes, on m'a proposé ce genre de situations et ça s'est très bien passé, que ce soit avec la sage-femme lors d'un examen ou avec les auxiliaires concernant le bain. Mais comme je vous l'ai mentionné, le rythme est assez soutenu alors on ne me propose pas systématiquement, faute de temps. Puis certains cas ne me sont pas forcément accessibles. Dans ce dernier cas de figure, il est d'autant plus difficile de s’immiscer entre la patiente et le soignant. Sans oublier qu'en plus de la maman, du soignant et moi, il y a aussi le bébé. Là encore, la chose n'est possible que lorsque l'on connait bien le soignant et que le soignant nous connait de même.
C'était le cas aux Sables d'Olonnes, mais là-bas, on retrouvait facilement les soignants de la veille et on les suivait pendant une bonne semaine au moins. Mais on ne peut pas comparer un stage d'un mois avec un stage de huit jours...

Au final, j'ai de bonnes appréciations concernant mes journées de stage : je suis intéressé, motivé, je pose des questions, je me rends utile.. tout ce qu'il faut, mais concernant les appréciations des objectifs, la plupart demeure en voie d'acquisition, peu importe les progrès que j'ai pu réaliser au fil des jours. Ce que je conçois tout à fait ceci dit : c'est le premier stage, je ne pense pas qu'on puisse dire que nous avons tout acquis du rôle de la sage-femme et de l'auxiliaire en à peine huit jours. Mais allez savoir ; avec la pression que nous met sur ces objectifs, je crains que ça ne convienne pas si les petites croix ne sont pas à la bonne place... Croisons les doigts !

Je ne sais pas quand nous seront rendus les résultats. Je vous tiendrai au courant !

Bilan de ce stage


Quoique court comme la conclusion qui va suivre, ce stage aura été instructif. Il a constitué un bon aperçu des différents métiers qui font fonctionner un service de maternité, que ce soit dans les domaines de la maïeutique ou de la puériculture. Les équipes ont été très sympathiques et très formatrices. Je les en remercie et espère en retour ne pas leur laisser une image négative, aussi peu que ce soit !

Mes premières mamans, mes premiers bébés3... Ça va, je me fais à ce genre de patient ! C'est tout mignon un bébé4 et c'est pas méchant une maman. Du moins, une fois l'accouchement passé. Merci les hormones. Mais pas sûr que ce soit pareil en salle de naissance ! :p
Mais les prochaines mamans et les prochains bébés que je verrai, ce ne sera pas avant le mois de Juin prochain, de nouveau en suites de couches, mais à l'hôpital du Mans cette fois ! Le prochain stage quant à lui, ce sera cet hiver, du 26 Janvier au 6 Février, en médecine interne/addictologie !

Conclusion


Voilà pour ce billet ! Ça va, vous avez tout lu ? Vraiment tout ? Bravo, vous avez gagné un Spasfon® pour assurer le transit de cet article qui vous aura peut-être paru indigeste et un Doliprane® pour soulager votre pauvre tête fatiguée par la lecture.

Me voilà à présent presque en vacances. La deuxième moitié de la promo va se retrouver en stage à son tour. Pendant ce temps, nous allons avoir quelques séances de travaux pratiques pour nous former à certains soins infirmiers. Ça va laisser un peu de temps pour travailler les cours du mois de Septembre et faire autre chose !

Je serai de correction de colle à la fac de médecine d'Angers lundi 27 Octobre au soir et samedi 1er Novembre le matin au Mans ! Chers P1 si vous me lisez, bossez bien ! D'autant que demain dimanche, changement d'heure : vous avez une heure de plus, vous pouvez en faire ce que vous voulez. Entre dormir et travailler, évidemment.

Oh mais.. déjà Novembre le week-end prochain ? Ça veut dire qu'on se retrouve dès la semaine prochaine pour le bilan du mois !
Merci pour votre lecture, portez-vous bien et à bientôt !

1. Ce qui me fait penser que je n'ai pas trop détaillé les horaires. Avec les auxiliaires de puériculture, c'est 6h35/15h05 avec une pause d'une heure à midi pour un service du matin, et 13h45/21h30 pour un service d'après-midi. Avec les sages-femmes, j'ai suivi l'horaire 8h05/16h30, tout en sachant qu'elles effectuent des gardes de douze heures, de huit à huit (8h/20h).
2. Je me renseignerai en fouillant de vieux bouquins de médecine, comme d'habitude. En tout cas, l'homme ferait vraiment un piètre animal à l'état sauvage : on n'arriverait pas à nourrir nos petits ; petits qui ne deviendraient autonomes qu'après des mois de vie difficiles... Niveau évolution, côté cerveau ça va, mais côté survie on a commencé à cafouiller il y a bien des milliers d'années.
3. Ces bébés auront l'âge que j'ai actuellement quand j'aurai 38 ans. Autrement dit, j'aurai 38 ans quand les stagiaires que j'encadrerai peut-être seront potentiellement des gens dont j'aurai assisté aux premiers jours de vie. Nom de dieu, ce coup de vieux que je me mets là d'un coup.
4. « Tous ? Non... » mais chut !

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