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Stage Médecine Interne : J4 à J8 (fin)

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[Stages] publié le 08/02/2015 à 00h19

Deuxième partie de stage en médecine interne. Travailler le dimanche, écouter les patients, faire des prises de sang ? Oui messieurs-dames, un peu de ci, un peu de ça. Autre chose ? Ah, mais je vous en prie, lisez donc !

Avertissement : Cet article a été publié il y a déjà un certain moment.
Il se peut que son contenu ne reflète plus exactement ma pensée actuelle.

Salut à tous !

On se retrouve pour le deuxième et dernier résumé de mes péripéties de stagiaire en médecine interne ! Je ne m'étends pas plus sur l'introduction car je sais que le reste du billet est suffisamment long. Pour tout vous dire, je viens de finir de l'écrire. J'écris donc cette introduction de manière quelque peu anachronique.

Je vous invite seulement à lire le billet précédent si vous ne l'avez pas fait ! Bonne lecture !

Samedi 31 Janvier : quatrième jour, premier matin


Après deux jours de repos, essentiels après les trois premiers jours de stage, certes très agréables mais tout de même intenses, j'étais à nouveau prêt pour la suite des événements. Bon, à vrai dire, quand le réveil a sonné, j'aurais aimé avoir pu dormir plus au cours de la nuit. Malgré mes précautions, comme manger tôt pour me coucher tôt, j'ai été pris d'une drôle d'insomnie qui a considérablement dévalué mon capital sommeil, malgré toutes les heures que j'avais espéré y investir. Pour autant, le réveil n'a pas été difficile en soi ; ça ne me dérange pas de me lever tôt pour aller à l'hôpital. Je me rappelle très bien le plaisir que j'avais de me lever cet été aux Sables d'Olonnes et de faire la route du camping à l'hôpital en vélo, alors que personne n'était encore éveillé.

J'arrive dans le service et je.. oh mince, les portes sont encore fermées. Je ne suis pourtant pas tant en avance que ça. J'attends quelques minutes et l'aide-soignant de nuit vient finalement ouvrir les portes. Comme d'habitude, je me change et récupère la liste des patients présents. Pas beaucoup de changements en deux jours ; seulement deux patientes parties, pour deux patientes arrivées. Le service est donc toujours complet, avec à peu près le même visage.
Mon infirmière référente arrive. C'est le matin, on ne commence pas le service par la préparation des piluliers, puisqu'ils ont été préparés la veille par l'infirmière en charge l'après-midi, comme c'était le cas pour nous ces derniers jours. Après les transmissions et après avoir listé les soins à réaliser dans la matinée, on attaque d'office par la première tournée de la journée.

Le matin, non seulement il faut prendre les constantes au réveil des patients, mais il faut aussi réaliser les bilans sanguins. Il n'y en a que trois ce matin. Bien que je commençais à bien maîtriser les prises de sang l'été dernier, après six mois sans piquer, j'ai un peu perdu la main. J'en ai quand même réalisé une mais elle n'était pas vraiment réussie1, 1.1. Les autres, il était plus raisonnable que l'infirmière les réalise. Les patients n'ont pas forcément les meilleures veines qui soient, étant donné leur âge ou l'état de leurs bras. J'espère néanmoins que j'aurai l'occasion d'en refaire une.

J'ai néanmoins pu me rattraper dans la préparation de perfusions. À défaut de bien piquer ce jour-là -ou de savoir lire des étiquettes-, j'ai assuré la dilution de vitamines, ainsi que quelques injections qu'il fallait réaliser.

Ce samedi matin, c'était également la matinée pansements. Voilà bien un soin que je n'avais jamais eu l'occasion d'observer ni cet été, ni en maternité cet automne. Certains patients ont des plaies assez vilaines, rouges, suintantes, voire dégoulinantes de pus qu'il faut éponger. Toute la réussite du pansement réside dans la maîtrise des outils du set à pansement et de la dextérité dans l'utilisation des pinces pour manier les compresses, ainsi que dans le choix du pansement lui-même : il en existe de toutes les tailles, de tous les types et sûrement de multiples nuances...

Mais le moment notable de cette journée, c'est quand même lorsqu'il a fallu réaliser les soins d'une des patientes nouvellement arrivées dans le service. Décrite comme opposante aux soins lors des transmissions, quoique largement et douloureusement affectée par les maux qui la touchent, ainsi que d'un comportement.. disons farouche, cette patiente s'annonçait déjà comme difficile à traiter. Il n'avait déjà pas été simple de lui prendre la tension... Ses cris de douleur ont également vivifié tout le service lorsque les aides-soignantes lui ont donné sa toilette.
Alors quand il a fallu lui réaliser une prise de sang, je ne vous dis pas la crise. D'autant plus que son capital veineux réduit n'a pas facilité les choses. On a dû s'y mettre à trois pour y parvenir : l'infirmière pour la piquer, plus une aide-soignante et moi pour la tenir. « Mais pourquoi vous me tenez monsieur ! Je ne vous ai rien fait moi ! » gémissait-elle d'une voix suppliante mais lourdement teintée d'agressivité. « Je veux qu'on me laisse tranquille ! Puis vous me faîtes mal ! » alors que je ne serrais même pas son bras. Elle me décorera même d'un tête de con ! dit les yeux dans les yeux pendant que l'infirmière tentait de la piquer. Et pour la piquer, il a fallu s'y prendre plusieurs fois avant de réussir. Alors la patiente a changé de stratégie, comprenant que ça ne servirait à rien de s'énerver pour camoufler sa peur ou exprimer sa douleur. L'agressivité a cédé le pas aux supplications et aux tentatives de séduction : de tête de con, je suis instantanément devenu bel et bon. « Oh mais j'ai mal ! Vous me comprenez vous, vous êtes intelligent comme docteur ! » implorait la patiente. Pas tout à fait, intelligent certes2, docteur pas du tout ! « Étudiant ! Aïe j'ai maaaal ! Arrêtez s'il-vous-plait !... Et où est-ce qu'elle est votre Belle au bois dormant ? » poursuivait-elle. Je me retiens de rire à chaque question, mais je réponds à ses questions, en espérant que ça détourne son attention et que ça facilite les tentatives de l'infirmière. Après deux essais, ça ne marche toujours pas ; on change de bras. Sans cesser de supplier l'arrêt du soin, la patiente demande encore « Et elle vit où votre maman ? », et nous voilà à parler du Mans qu'elle a habité et de la gentillesse des manceaux. Mais voilà qu'enfin, l'infirmière réussit à réaliser son prélèvement et la patiente de son côté, parvient à s'apaiser. C'est terminé ! Il a fallu batailler et surtout, être patient, mais c'est fini.
La patiente s'excuse pour ses paroles agressives, quoiqu'avec modération à l'égard de l'infirmière qui lui quand même fait tant de malheurs, et alors que je quitte la chambre, elle me lance amicalement « Au revoir monsieur le Tunisien ! ». C'est la meilleure. Mais ça a bien conclu la conversation un peu perchée que nous venions d'avoir. « Oh non madame ! Italien ! » ai-je dû corriger, sous les rires des soignants qui ont entendu cette perle. « Ah Italien ! Mon père était d'Italie du Sud ! » - « Ah ! Moi ma famille du Nord ! » - « Le Nord ah oui ! Ma mère était du Nord aussi, de Milan ! » - « Eh bien madame, vous avez de très bonnes origines ! » terminai-je avant de la saluer une dernière fois, amusé et surpris d'avoir ce genre de conversation à l'hôpital avec une patiente aussi particulière, et de soixante ans plus âgée que moi. Misère de misère ! Ce stage me réserve un sacré lot de surprises !

J'enchaîne, il faut que j'aille mesurer la glycémie d'une patiente démente qui commence à me connaître. À peine entré dans la chambre, elle m'accueille : « Ah, le revoilà ! Toujours souriant et le teint frais ! ». Et bien et bien, en voilà des honneurs ! Je lui prends la main pour lui piquer un doigt ; elle continue de m'observer d'un œil attentif. « Très jolie votre blouse, bien taillée, ça fait chic. » commente-t-elle. Je ne regrette donc pas d'en avoir enfilé une propre ce matin ! Je termine ma glycémie puis je quitte la chambre, mais la patiente m'interpelle encore, toujours aussi chaleureusement : « Ah que vous êtes agréable ! J'ai entendu parler de vous dans Angers [bah voyons] ! Si mon Père vous croise, il vous embrassera ! ». Formidable !

Que de succès aujourd'hui !

À la demande de l'infirmière, je suis retourné voir la patiente précédente, pour profiter de la relation qui semblait s'être installée entre elle et moi et la convaincre ainsi de lui faire prendre ses traitements. J'ai insisté, j'ai négocié, mais elle n'a pas cédé ; je dirais même excédée par ce qui venait de lui être fait, elle était retombée dans une logique d'opposition et il n'a pas été possible de lui faire prendre ses trois comprimés. Tant pis.

Avec toutes ces histoires, la matinée a quand même filé à une sacrée vitesse et on n'a pas vraiment fini à l'heure. Aux transmissions, mon infirmière référente a de nouveau souligné
les échanges que j'arrivais à avoir avec ces deux patientes. Ça m'a fait plaisir. C'est vrai que je pourrais être pragmatique et me concentrer surtout sur la pratique des soins ; les stages sont courts, j'ai des techniques à acquérir, je serai évalué dessus très prochainement ; mais je m'attache beaucoup au relationnel. Je suis content de voir que je m'y prends plutôt bien, et que je suis beaucoup moins intimidé pour parler aux patients qu'à mes débuts. Débuts qui ne sont pas si éloignés que ça ; j'ai moins de deux mois de pratique à l'hôpital.

J'ai quitté le service comme les jours précédents : heureux. Et pas trop fatigué en plus ! Ça tombe bien, j'ai des Pokémon légendaires à capturer.

Dimanche 1er Février : bon à marier !


Dimanche matin, le réveil sonne. J'ai à peine plus dormi cette nuit que la précédente. Mais je ne traîne pas dans mon lit et je me prépare, motivé comme la veille. D'autant plus que ce jour dimanche, les trams angevins ne circulent pas avant 7h du matin. Je me suis donc rendu à l'hôpital à pied, heureusement situé qu'à environ trois kilomètres de chez moi, même pas. Mais si tôt le matin, dans le froid et un dimanche, c'est sympa ! Froid, mais pas humide. On vit un drôle d'hiver cette année.

Le service du matin commence sur le même mode que la veille. Tranquillement, on réveille les patients. La matinée s'annonce relativement calme : le dimanche, les médecins ne sont pas aussi présents qu'en semaine, donc les soins prescrits sont moins nombreux.
Enfin, c'est ce qu'on croyait. À peine arrivés à la troisième chambre, une aide-soignante nous avertis qu'une des patientes de la première chambre, mal en point ce matin, a pris l'initiative de se lever -ou plutôt de se jeter hors de son siège, alors qu'elle était branchée de partout : bandages aux pieds, perfusion, aérosol et sans doute la main coincée dans la sonnette. La perfusion s'est arrachée ; il y avait du sang sur le sol. Heureusement, la patiente n'avait rien de plus, mais bonjour la perte de temps : il a fallu de nouveau recontrôler les constantes de la patiente, la réinstaller, la re-perfuser, etc. Au final, le reste de la tournée s'en est trouvée sensiblement perturbée.

Le jour a eu le temps de se montrer. Et avec les premières ondes de lumière, une tempête de neige. D'un coup, des milliards de flocons se sont mis à tomber du ciel, plongeant l'horizon visible depuis le troisième étage du bâtiment de l'hôpital dans un blizzard, surprenant par sa densité, alors qu'aucun flocon n'était tombé sur Angers depuis des jours. On vit un drôle d'hiver cette année.

La première tournée se termine ; je vois le dernier patient et dans la foulée, je lui apporte son petit-déjeuner. Celui-ci, qu'on pensait déjà un pied dans la tombe en début de semaine, complètement amorphe, quoiqu'également shooté sous morphine, se plaint ce matin de ne pas avoir suffisamment à manger. Faut dire, ça se comprend : un petit pain au lait nature et un demi bol de café, pour quelqu'un de son gabarit, c'est peu, quel que soit son état d'appétit. Je ramène du pain et du beurre. Mourant il y a pas sept jours, le patient plaisante (de manière légèrement peu amicale envers les soignants, certes) avec moi sur ce genre de problème à l'hôpital, malgré ses problèmes qui l'ont conduit à l'hôpital. À quoi ça tient la vie ? À un verre d'alcool de trop ? À un pain au lait en moins ? La neige s'est arrêtée de tomber aussi subitement qu'elle est apparue, sans laisser de traces ni de sa brutale arrivée, ni de son passage éphémère. Le soleil rayonne comme un beau jour de printemps à travers les fenêtres des chambres, à en donner de la fièvre aux patients. On vit un drôle d'hiver cette année.

Le moment notable de cette journée s'est déroulé avec la même patiente que la veille. Mon infirmière référente tenait à ce que j'assiste à une toilette de patient3 et c'était l'occasion rêvée. Il était à présent bien connu que la patiente pouvait avoir des réactions un peu excessives, en raison de ses douleurs, ou de la peur que les soins lui provoquent. Bref, mes deux mains pour aider à la tourner ne sont pas de trop. Ça n'a encore pas été simple, mais j'ai eu droit à de nouveaux compliments entre deux séances de plaintes concernant la douleur ou les soins : je suis beau, intelligent et gentil. À vrai dire, tous les soignants qui s'occupent d'elle sont beaux/belles et gentil/le/s, mais n'étant jamais celui qui la pique, qui décide de la déplacer ou plus généralement qui ait l'air de la gêner, je ne suis jamais qualifié de brute. « Que vous êtes bon vous, docteur ! ». Eh non madame, toujours pas docteur. « Je suis étudiant sage-femme, madame ! » - « Oh c'est beau ça pour un homme ! Oh bah vous serez bien gentil ! ». Pendant que la toilette est réalisée, que je maintiens la patiente dans telle ou telle position inconfortable, la conversation dérive sur le nombre d'enfants qu'elle a, de petits enfants voire d'arrières-petits-enfants qui constituent sa lignée. « Oh mais vous, vos enfants seront beaux vous savez ! » poursuit-elle. Ah bon ! « Et votre femme, qu'est-ce qu'elle sera heureuse ! Tellement vous êtes gentil ! ». Je ne sais pas trop quoi répondre, à tel point que je ne sais même plus ce que j'ai répondu. Puis finalement, montée d'émotions, car ses enfants habitent bien trop loin pour venir la voir. Oh merde, boulette d'avoir abordé le sujet ? Je la rassure en lui assurant qu'ils pensent sans doute fort à elle (c'est peut-être même pas le cas, je ne sais même pas s'ils sont au courant qu'elle est là) et que c'est le principal ; qu'elle peut être fière de sa grande famille, et en plus « que des filles ! » s'est-elle réjouit plusieurs fois : « Dîtes donc, c'est que vous avez de bons gènes ! » assurai-je alors, renforcé d'un « Comme on dit, elles tiennent ça de l'arrière ! », en me permettant de lui checker l'épaule familièrement pour la réconforter. J'étais bien gêné, mais j'ai réussi à lui redonner le sourire et à arracher un dernier compliment sur ma gentillesse, avant de quitter enfin la chambre.
Si je dis enfin, c'est parce qu'en plus de la toilette qui à elle seule, a duré un certain moment, je n'ai pas précisé que dans le même moment, j'ai réalisé un ECG à cette patiente -et étant donné son état cutané, même poser les électrodes n'a pas été facile-, et l'infirmière lui a installé une sonde urinaire -et en bas non plus, l'environnement n'était pas des plus idéaux. Bref, ça n'a pas été rien et les supplications d'arrêter ont été aussi nombreuses que les gentillesses.
La bonne nouvelle, c'est que la sonde a grandement soulagé la patiente et son comportement s'est encore adoucit, notamment concernant l'acceptation des soins et de ses traitements.

Bon en vérité, l'histoire ne s'arrête pas là, puisque la patiente est anémiée. Une transfusion sanguine s'est alors avérée nécessaire. Elle s'est déroulée dans l'après-midi, je n'y ai donc pas assisté, mais suite à un problème de perfusion, une partie du sang a diffusé dans son bras, lui causant un large hématome. Elle a dû être contente.

Une autre patiente m'a dit que j'étais un ange. Dimanche, jour du Seigneur, et on me fait Saint-Flavio. Tant de compliments, encore ! C'est pas si désagréable comme stage si tout se passe comme ça !

Ce dimanche n'a pas été trop chargé, d'après mon infirmière référente, mais celle-ci assure que le lendemain, ce sera sans doute une autre histoire : le lundi, c'st le jour de la visite médicale et en conséquence, il faut s'adapter à la présence des médecins et des internes dans les chambres pendant le service et aux changements de traitements qu'ils peuvent décider suite à leurs auscultations toutes fraîches.

Je quitte finalement le service en ayant déjà oublié que nous étions dimanche. Je pensais que le fait de travailler un week-end serait plus perturbant. Côté météo, le soleil s'est caché derrière des nuages gris d'un air automnal. On vit un drôle d'hiver cette année.

Lundi 2 Février : comme un lundi !


Ce lundi commence.. comme un lundi. Réveil difficile. Mais il faut y aller ! Je me rassure en pensant que le lendemain, je suis de service l'après-midi. Je pourrai prendre le temps de dormir le matin, avant d'enchaîner avec la quatrième et dernière journée depuis mon précédent week-end.

Je ne m'attarderai pas trop sur le récit de cette journée, vous savez à présent comment ça se passe -et à l'heure où j'écris ces lignes, je suis fatigué, je n'ai plus en tête tout ce qui a été fait ce jour-là. D'autant plus que ce lundi, plusieurs patients étaient enfin sur le départ, ce qui a diminué le nombre de soins à réaliser.

En revanche, comme je vous l'ai dit, le lundi, c'est visite médicale. Sur les conseils de mon infirmière référente, j'ai donc assisté autant que possible à cette visite afin de voir comment se réalisait l'auscultation des patients. Après un passage en revue des patients avec les internes, le cadre du service, l'infirmière et le médecin, ce dernier rencontre les patients en chair, en os et en symptômes. C'est parfois amusant : les questions du médecin ont beau être aussi simples que possible, les réponses des patients tombent assez souvent à côté. Ou les réponses sont en décalage avec ce que les patients décrivent habituellement aux infirmières -ce qui agace évidemment les infirmières. C'est parfois plus inquiétant, quand le médecin croit tenir quelque chose et demande un ECG immédiatement.

L'essentiel de la journée peut se résumer ainsi ; le reste est devenu presque routinier ! Les différentes tournées, les différentes observations, etc. C'est signe que mon apprentissage commence à mûrir ; dans l'organisation, ce qui me paraissait comme nouveau ou imprévu fait de plus en plus place à l'automatisme.
Néanmoins, même si j'essaie de pratiquer le plus de soins possible sans gêner l'infirmière, celle-ci semblait gênée à l'idée que je ne maîtrise pas plus les prises de sang. Chose que, je maintiens, j'avais fini par réaliser sans problème cet été. Il faut cependant reconnaître que les conditions ici ne sont pas idéales : les patients faciles à piquer sont rares et en conséquence, je laisse le soin à l'infirmière de les réaliser ; ne serait-ce que pour le confort des patients, mais aussi pour éviter de perdre trop de temps. Mais quand l'occasion se présente pour moi de piquer, là non plus, ce n'est pas évident : l'infirmière, dans la précipitation, commence la préparation de la prise, m'ouvre une fois sur deux la moitié du matériel, et me dit d'y aller. Sauf que dans ces conditions, pour moi c'est compliqué ! La préparation pré-mâchée, y a rien de mieux pour me perdre ; la précipitation, y a rien de mieux pour me stresser encore plus ; me dire d'y aller alors que je n'ose même plus me mettre dans une position adaptée, c'est la cerise de trop sur le fraisier de mon ignorance. Forcément, dans ce climat, il y a déjà 50% de chance pour que je me plante, auxquels s'ajoutent ensuite le fait que les veines du patient seront en mousse. Oh, et en plus d'être souvent maladroit, je suis gaucher4 ; personne ne m'a jamais appris à poser un garrot de la main gauche donc je tâtonne sans avoir encore trouvé la technique miracle malgré mes entraînements, et quand on me prépare un bras à piquer, ce n'est jamais celui du côté qui m'arrange. Le chaos total !!
Bref, quand je me loupe, l'infirmière rattrape le coup et dans la foulée, réalise le reste des bilans sanguins. Ce que j'accepte complètement ! Ce n'est pas que je me résigne parce que je n'y arrive pas, c'est seulement qu'il n'y a pas de temps à perdre pendant une tournée et l'occasion d'apprendre se représentera pour moi.
Mais niveau évaluation, forcément, ça coince ! En fin de service, au moment de remplir ma grille d'évaluation, mon infirmière référente a donc concentré sa critique sur ce point : il faut que j'en fasse plus, que je prenne confiance, que je sois organisé, que... La remarque était très juste, mais avec la fatigue, elle semblait dure -on prend tout de travers quand on est fatigué- ; ça a mal conclu cette journée.

Je suis allé ranger ma pochette, puis je me suis souvenu que je devais aller voir le cadre pour lui remettre la grille d'évaluation finale ; celle sur laquelle la mention « Stage validé » est à remplir. Il m'a accueilli chaleureusement et m'a demandé comment se passait mon stage. J'ai pu lui dire tout le bien que j'en pensais : à quel point je m'étais senti vite intégré, comment j'avais pu pratiquer de nombreux soins très vite, que ça se passait bien avec les patients, etc. Mais je lui ai donc fait part de ma difficulté concernant certains soins en écho à ce que me disait mon infirmière quelques minutes plus tôt. Mon souci étant que mes deux derniers jours de stage devaient se dérouler l'après-midi et que je n'aurais plus eu l'occasion de les revoir -les bilans sanguins sont réalisés le matin. Le cadre a tout de suite compris ma situation et a ainsi basculé mes deux dernières journées sur les horaires du matin. Ainsi, je pourrai pratiquer de nouveau quelques prises de sang comme le souhaitait mon infirmière -et ce que je souhaitais également !

C'est sur cette bonne nouvelle que j'ai ensuite quitté le service. J'étais content d'avoir pu arranger la situation et d'avoir trouvé une solution pour progresser là où je fais mine de patauger et ainsi, profiter au maximum des deux dernières journées de stage.

Oh zut, mauvaise nouvelle : moi qui comptais sur l'idée de pouvoir dormir le lendemain matin ! Me voilà condamné à souffrir un réveil de plus ! Raaah !!

Mardi 3 Février : enfin le week-end !


Ce qui devait arriver arriva : la fatigue fût pesante au réveil. Pour ne rien arranger, faute de vaisselle propre, je n'ai pas pris de café. Et, ne me demandez pas pourquoi mais je n'ai pas assez mangé non plus ; je ne m'en suis rendu compte que trop tard. D'ordinaire, je veille à prendre un petit-déjeuner suffisant pour assurer jusqu'au repas, mais là non, ça m'est complètement sorti de la tête. Pas de café, pas de petit-dèj... Que voulez-vous, quand ça ne veut pas, ça ne veut pas ! À croire que j'avais vraiment la tête ailleurs ce matin-là...

Bon, objectif du jour : réaliser correctement ces foutues prises de sang, grrr ! Histoire que je ne me sois pas levé pour rien... Premier essai chez une patiente plus jeune que les autres, venant d'arriver dans le service. Je me réjouis, trouver une veine devrait être simple !
Erreur. Je regarde ce qu'il y a à piquer. Chou blanc. Rien de visible, rien de palpable. Même au pli du coude, à peine une veinule violacée fine comme un cheveu. La patiente confirme que c'est habituel, les soignants ont du mal à la piquer. Je passe la main à l'infirmière, qui s'y agace également. Sur l'autre bras, siège déjà une perfusion posée aux urgences et branchée au pli du coude ; signe que même eux ont eu du mal et n'ont pas pu faire autrement, d'après mon infirmière -non sans l'agacer encore plus, car une perfusion branchée à cet endroit, ce n'est jamais pratique.
Deuxième patiente. Celle auprès de qui je suis mister Maternité, beau dans ma blouse, ou un ange. Pas forcément facile non plus, mais une bonne veine se profile. J'essaie, en tâchant d'être aussi zen que possible, je pique, tout va bieeeen.. quand par malheur, la veine roula. Misère... Ça n'aurait normalement pas posé problème chez un patient moins problématique, il aurait sans doute été simple de percer juste en bougeant légèrement l'aiguille afin de retrouver la veine, mais l'infirmière reprend la main, sûrement de crainte que la patiente s'impatiente et réalise un mouvement brusque qui pourrait la blesser ou me blesser. Connaissant son état, ça n'était pas impossible. Ce n'est pas encore pour cette fois, même si j'y étais presque !
Il reste un dernier patient à piquer. De nouveau gêné par mes précédents échecs qui ont fait perdre du temps -pas tant, mais quand même-, j'étais sur le point de me mettre en retrait pour cette dernière et de laisser faire mon infirmière. Ce patient avait de toute façon manifesté son refus de subir de nouvelles prises de sang, ce dimanche. L'interne l'avait d'ailleurs épargné la veille, par respect de cette volonté -ou de ce caprice-, en ne prescrivant pas de bilan sanguin pour le lundi matin. Mais il en fallait de nouveau un et impossible d'y couper ; ce qui n'a pas manqué, comme prévu, d'énerver notre patient. Mais c'est surtout l'infirmière qui semblait l'agacer ce matin : « C'est lui qui va la faire, tiens ! » lâcha-t-il à l'intention de l'infirmière de sa voix caverneuse en me désignant. Je l'ai regardé, incrédule, mais il a bien insisté : « Faut bien qu'il apprenne ! ». Surpris par cette étonnante requête, mais sorti de mes appréhensions, je m'atèle de suite à la recherche d'une veine. Les bras forts du monsieur facilite cette étape stratégique. Je prépare mon aiguille avec plus d'aplomb que les fois précédentes, je pique. L'infirmière confirme que je m'y prends bien. Je branche mon tube, satisfait de pouvoir enfin voir le sang couler dans l'épicrânienne et de... non mais attendez -excusez l'envolée lyrique qui va suivre. Ce foutu sang ne coule toujours pas ! Bordel, c'est quoi encore ce merdier ! J'appuie plus fort sur mon tube, mais il est bien branché, ça ne marche pas. Je prends un autre tube : idem, même problème. Raaah !!!
Dans mon malheur, le patient reste compréhensif. L'infirmière trouve la solution au problème -je ne saurais même plus vous dire si ça venait des tubes, de l'adaptateur, de l'aiguille mal placée ou que sais-je encore- et termine le prélèvement.

Je colle les étiquettes -sans me tromper- sur les tubes avant de les envoyer au labo. Tout n'était pas mauvais dans ce que j'ai fait, mais alors que mon total de tubes prélevés s'élevait à plus de trente aux Sables d'Olonnes, il demeurait toujours à zéro ce matin de Février au CHU d'Angers. Et oui, car pour ceux qui n'ont pas lu le récit de mon stage infirmier aux Sables d'Olonnes, ce n'est pas comme s'il s'agissait de mes premières prises de sang ! Alors que m'arrive-t-il ? Si j'agissais tel Héraclès la dernière fois, comme Icare ici, après avoir volé trop près du Soleil, dois-je subir une longue chute dans le domaine de la prise de sang ? Malédiction ! Mes aiguilles ni mes tubes ne sont de cire, pourtant !

J'enchaîne ensuite avec la toilette de la chère et tendre patiente qui me trouve toutes les qualités du monde. Ce mardi, un compliment d'une nouvelle envergure a vu le jour : je suis élevé au rang de « modèle d'homme ». Ne me comparais-je pas à des personnages de la mythologie grecque il y a quelques instants ? Nous sommes donc d'accord, ce nouveau titre me sied à ravir. Hé ! À qui est-il encore donné d'être un « modèle d'homme » dans ce monde de moins en moins masculiniste ? Dans ce monde où même les hommes sont sages-femmes ? Dans ce monde où je ne mesure qu'un mètre soixante-neuf et demi ? Voilà qui devrait clore le débat.
Pas de toilette au lit aujourd'hui, on transvase la patiente dans le chariot de douche afin de réaliser des ablutions un peu plus poussées, nécessaires pour préserver l'état cutané de la patiente. Je me retrouve donc dans la salle d'eau du service avec une aide-soignante et on réalise la toilette de madame, en veillant surtout à la bousculer le moins possible ; le moindre mouvement pouvant lui causer des douleurs. Son état s'améliore peu à peu en tout cas. Preuve en est l'évolution de son discours pendant les soins : pas de vives supplications d'arrêter aujourd'hui ! Ça a facilité grandement les choses !
On rhabille la patiente d'une chemise de l'hôpital et on la raccompagne jusqu'à sa chambre. Celle-ci me qualifie de nouveau de « modèle d'homme », ce qui fait réagir une aide-soignante venue en renfort pour transvaser la patiente du chariot à son lit : « Ah ! C'est bon à savoir ça ! Tu as une copine ? Parce que j'ai deux filles à te présenter si tu veux ! » dit-elle joyeusement.. avant de se raviser : « Ah mais t'es peut-être un peu petit en fait, elles font un mètre soixante-seize mes filles ! ». Ah. Bon. Si c'est comme ça... Modèle d'homme mon cul, oui !

Après d'autres soins mineurs, la distribution des traitements et les transmissions, le service s'est achevé. Dans la fatigue : nerveuse et musculaire. Non seulement parce que les journées se sont accumulées, mais aussi parce qu'en plus de n'avoir pas mangé grand chose le matin avant de partir, je n'avais pas pris le temps de déjeuner pendant le service, ni même pris un café au cours de la matinée. J'étais donc vidé et des signes de migraines commençaient à se manifester. Mais il en allait de même pour mon infirmière, qui semblait n'en plus pouvoir non plus. Elle m'a tout de même dit, à propos de mon évaluation : « J'ai mis que tu avais fait des progrès dans les prises de sang ! ». Ma journée était donc sauvée !

Je suis rentré crevé. Mon premier réflexe en rentrant aura été de boire presque un demi-litre de jus de fruit pour faire remonter ma propre glycémie, avant de prendre un repas plus consistante ensuite -des pâtes, pour tout vous dire.

Mercredi 4 et jeudi 5 Février : repos


Ça va, vous tenez le choc niveau lecture ? Courage, il ne reste plus grand chose.

C'est d'ailleurs ce que je me suis dit durant mes deux jours de repos. Mercredi libre et jeudi, je n'avais qu'un cours à la Faculté des Sciences en fin d'après-midi. Concrètement, j'ai donc eu le temps de faire la grasse matinée. Bon en réalité, je me suis réveillé à 4h par réflexe, puis à 7h30 et je n'ai pas dormi plus loin que 9h30. Raisonnable. J'ai pris le temps durant ces deux jours pour faire du ménage, nettoyer l'aquarium de mes tortues et rédiger une partie de cet article5.
Le cours à la Faculté des Sciences ce jeudi a d'ailleurs été largement diminué : l'enseignant nous a libérés après moins d'une heure de cours, au lieu des deux prévues. Merci à lui, parce que je n'avais strictement aucune envie de subir ce cours aussi longtemps ce jour ! J'ai donc pu rentrer plus tôt et prolonger mon repos.

J'ai également publié un article sur InstantEtymo que je vous invite à lire si ce n'est pas déjà fait ! Bonne nouvelle pour ceux à qui ce blog plait : j'ai suffisamment d'idées pour assurer la publication d'articles jusqu'à l'été ! Ça me laisse un peu de marge ! ;)

Vendredi 6 Février : #stageMI, c'est fini !


♫ Et dire que pour les mamies, j'étais un amour ♪ !
♪ Stage MI, c'est fini ♫ !
♫ Je ne crois pas que j'y retournerai un jour ♪ ...


Déjà que mon réveil sonne tôt, mais si en plus je me réveille avant -et avec en prime, Capri, c'est fini d'Hervé Vilard en tête-, à quoi bon espérer être en forme le matin. Et dans ces cas, il est souvent bien inutile de chercher à se rendormir, tant la crainte de louper l'heure de réveil programmée dans une nouvelle phase de sommeil profond est grande. J'ai donc somnolé une bonne quarantaine de minutes avant de me lever vraiment, les idées claires pour ne pas omettre l'étape essentielle d'un petit-déjeuner suffisamment fourni. Ce serait dommage de faire un malaise vagal le denier jour !

J'arrive au CHU. Le froid me brûle les oreilles ce matin.
En ce dernier jour, j'apprends que mon infirmière référente, que j'ai suivie depuis le premier jour, ne sera finalement pas là. Arrêtée. Grippe ? Sans doute, sans compter la fatigue que nos derniers jours de travail lui avaient également apportée... J'espère en tout cas que ce n'est pas parce qu'elle ne me supportait plus !! Pour ce dernier jour, je suivrai donc une autre infirmière, que je n'avais vue qu'occasionnellement lors de transmissions. J'ai d'abord trouvé cela dommage ; avoir la même infirmière le dernier jour m'aurait permis d'avoir un véritable bilan à la fin -et vous savez à quel point j'aime les bilans ! J'ai même eu peur que cette autre infirmière me laisse moins pratiquer, faute d'avoir vu ce que j'avais pu déjà faire auparavant.

Mais finalement, j'ai profité de cet aspect et soulignant le plus souvent possible que j'étais capable de faire les choses. J'ai également été aidé par un matériel défaillant : le tensiomètre pataugeait dans la semoule, tandis que l'appareil à glycémie était perdu dans une chambre. Les tournées s'en sont donc trouvées perturbées : j'ai donc quitté l'infirmière à plusieurs reprises pour réaliser mes mesures de manière décalée, ou réaliser d'autres soins en autonomie pour la dépanner : préparer des perfusions, réaliser des injections, distribuer les traitements, etc. J'avais également plus de liberté pour entrer les informations et valider des soins dans le système informatique.

J'ai surtout eu l'occasion de réaliser une dernière prise de sang, en étant cette fois dans de bonnes conditions ! Bien installé, protocole suivi, matériel préparé dans les règles, personne pour me déranger... J'avais même une veine qui semblait correcte. J'ai piqué. Et rien. Je ne saurais dire pourquoi cette fois. Il va falloir que je me fasse une raison : mon taux de réussite des prises de sang aura drastiquement diminué durant ce stage, allant jusqu'à s'élever à un total de zéro prise de sang réussie. Allez, disons une demi-prise de sang, parce que sur celle-ci, j'y avais vraiment mis du cœur. Tant pis ! Je vais devoir m'entraîner -et que je me trouve des volontaires pour ça.

Cette dernière matinée s'est terminée sans véritable anecdote, si ce n'est qu'elle était vraiment désorganisée. Ça a donné une ambiance particulière et pas désagréable pour conclure -bien que ça ait été chaotique pour mon infirmière. La plupart des patients emblématiques avaient quitté le service au cours de mes deux journées de repos. Les autres, présents depuis le début ou presque, sont toujours là, dans un état qui ne laisse présager pas que du bon...
Si je dis ça, c'est parce que je suis quand même assez étonné de ne pas avoir eu un seul cas de décès durant ces deux semaines de stage. Je dois avouer que je m'attendais à en voir au moins un, si ce n'est plus. Mais je n'oserais sûrement pas me plaindre de ça ! Je suis juste étonné, d'un point de vue statistique disons. Ceci dit, je ne sais pas si dès le lendemain de mon départ, le cas ne s'est pas présenté...

L'infirmière a rempli ma feuille d'évaluation, bien embêtée de le faire puisque c'était la première fois qu'elle me voyait à l'œuvre.
J'ai quitté le service après avoir assisté aux dernières transmissions. J'avais croisé le cadre du service au cours de la matinée pour l'informer des dysfonctionnements du tensiomètre ; il m'avait informé que faute de temps dans l'après-midi, il ne me retiendrait pas pour me rendre la feuille d'évaluation que je lui avais remis en début de semaine ; je pourrai aller la chercher la semaine suivante. Il m'a simplement soufflé qu'après en avoir parlé avec mon infirmière référente, il n'avait pas de remarques négatives à me faire. Du moins, c'est ce que j'ai cru comprendre ! On croise les doigts !

Bilan de ce stage


À en croire le compteur de signes qui s'incrémente au fur et à mesure de ma rédaction, cet article doit être déjà d'une sacrée longueur. Je vais tâcher de faire bref.

Je ne m'inquiète pas trop quant à la validation de mon stage. Je pense que le bilan est largement positif et hormis mon incapacité à réaliser une prise de sang convenable sur les quelques malheureuses occasions qui se sont présentées, je n'ai fait mine d'aucune difficulté à réaliser les soins ou à accomplir les tâches qui m'étaient demandées.

De manière moins pragmatique, j'ai trouvé ce stage formidable. D'une part pour tous les soins qu'il m'a permis de réaliser, mais aussi pour la qualité de son déroulement. J'avais longuement décrit l'inconvénient de ne pas avoir de soignant référent au cours du stage précédent. Ici, vous l'avez bien compris, ce n'était pas le cas et ça a apporté de grandes différences : je me suis senti plus en confiance chaque jour pour réaliser des soins et l'infirmière s'en est sans doute rendue compte. De plus, j'ai eu la chance que cette dernière n'ait pas hésité à m'intégrer très vite dans la démarche de soin. Je ne me suis pas senti en retrait, ni simplement observateur au cours des soins ; je ne faisais pas uniquement parti du décor.

Enfin.. j'ai adoré discuté avec les patients ! Pas seulement parce qu'ils m'ont fait des compliments6, bien sûr ! Mais ça m'a permis de développer cet aspect, alors que je pourrais être facilement plus distant avec les gens. Savoir que je peux leur sembler agréable ou rassurant, voire sympathique tout aussi facilement, c'est une excellente chose. Je suis enchanté que ce stage m'ait donné la possibilité de jouer ce rôle. Plus qu'à l'avant du décor, aussi me suis-je souvent senti acteur.

J'irai chercher les résultats de mon évaluation dans la semaine, je vous dirai ce qu'il en est !

Conclusion


Voilà pour ce billet, voilà pour ce stage !

À présent, vacan.. ah non. Ah non du tout, même. Après un week-end de repos au Mans, j'enchaîne avec deux semaines de cours ! Pas de vacances de Février pour les sages-femmes. Des cours, mais je n'ai même pas encore pris connaissance de leur contenu. J'ai vaguement entendu parler d'Hormonologie (pourquoi pas Endocrinologie ?), mais c'est tout. On verra bien !

On se retrouve à l'occasion d'un prochain article, peut-être le week-end du 21 et 22 Février pour faire un point sur ces deux semaines de cours. Oui ça me semble bien, faisons comme ça !

Merci à vous si vous avez eu la patience de lire cet article de bout en bout, en espérant que vous l'avez apprécié ! Et qu'importe si c'est le cas ou non, n'hésitez pas à me faire part de vos commentaires ou de vos questions !

Ciao !

1. En plus, j'ai réussi à me planter sur les étiquettes à coller sur les tubes -je m'en suis rendu compte moi-même. Il a fallu en réimprimer, ça a bien fait perdre quelques minutes. Boulet.
1.1. Ceci dit, c'est le genre d'erreur qu'on ne refait plus après l'avoir commise. Et c'est facile à réparer. Mais valait mieux que ça arrive et que je m'en aperçoive, plutôt que ce soit le labo qui s'en plaigne et qu'il faille recommencer !
2. On va pas se mentir non plus !
3. Chose que j'ai largement faite en Gastro-entérologie cet été, auprès des aides-soignantes. Rares étaient les patients à pouvoir se laver seuls.
4. Et donc mal à droite...
5. Je dis ça mais j'ai surtout rien foutu en fait, même si je préfère mettre en avant ce qui peut sembler un tantinet productif.
6. Remarquez, c'est encore plus appréciable dans ces cas-là !!

P.S. : Comme prévu, le bilan du mois de Janvier 2015 a sauté, mais à part les partiels dont je n'ai pas encore eu les résultats et ce stage dont vous avez eu tous les détails, je n'ai rien d'autre à dire !

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