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Stage Chirurgie Urologique : Semaine 1

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[Stages] publié le 10/05/2015 à 22h08
« Tout, tout, tout, vous saurez tout sur le zizi. » - Pierre Perret

Nouveau stage, dans le service des pathologies des reins, des uretères, de la vessie, de l'urètre.. et de la prostate. Zut alors, je ne suis pas étudiant sage-femme à la base ? Mais qu'est-ce que je fais là-bas !

Avertissement : Cet article a été publié il y a déjà un certain moment.
Il se peut que son contenu ne reflète plus exactement ma pensée actuelle.

Bonsoir à tous !

Comme prévu, voilà le billet récapitulatif de ma première semaine de stage dans le service de Chirurgie Urologique du CHU d'Angers. Contrairement aux précédents articles traitant de mes stages, celui-ci risque d'être relativement succin car il faut le dire, les journées ont été plutôt calmes. Parfois trop calmes...

Je reviens seulement à un instant sur le pourquoi de ce stage. La question m'a été posée plusieurs fois cette semaine : pourquoi un stage en chirurgie dans les études de sage-femme ? Selon moi, pour deux raisons. LA première, c'est que ça nous permet de voir des situations différentes de celles que l'on peut rencontrer dans d'autres services et notamment, des patients revenant du bloc opératoire dont il faut assurer les suites de l'anesthésie. La seconde, beaucoup plus pragmatique, c'est que nous dispatcher dans des services de chirurgie, ça permet d'offrir plus de places de stage... Pareil pour les stages en médecine. Ça évite qu'on se marche tous sur les pieds à la maternité : entre les étudiants sages-femmes des années supérieures, les étudiants en puériculture, les étudiants aides-soignants, ce serait vite complet là-dedans.
Mais alors pourquoi la chirurgie urologique ??? Cette question-là mérite d'être posée aussi, non seulement parce que je suis le seul étudiant sage-femme à passer dans ce service et parce que les patients que l'on rencontre dans ce service sont souvent loin d'être des femmes1 et arrivent souvent pour des problèmes loin de concerner les femmes : je pense évidemment à tous les problèmes de la prostate qui font passer un bon nombre de patients par la case chirurgicale. Beaucoup d'hommes dans ce service. Quelques femmes aussi, car l'urologie s'intéresse aussi aux affections rénales et urinaires. Ainsi, on rencontre différents patients ayant subi d'autres opérations sympathiques : cystectomie (ablation de la vessie), néphrectomie (ablation du rein) et autres. On nous a donné une jolie liste de tout ce qui pouvait se rencontrer couramment, mais je vous évite le détail faute de pouvoir vous faire un cours d'anatomie sur les voies urinaires, le périnée et ce qu'il contient. Sachez seulement que quelque soit le problème de base, le problème sous-jacent sera presque toujours : une difficulté à pisser ! En conséquence, tous les patients2 portent une sonde urinaire en permanence. Et ça, ça peut intéresser l'étudiant sage-femme que je suis, parce que je suis censé savoir sonder ! C'est l'un de mes objectifs de ce stage. Je ne l'ai encore jamais fait et j'espère avoir l'occasion d'essayer.

Lundi 4 Mai : découverte du service


Premier jour ! J'arrive à l'école et j'enfile une de mes blouses. Ça me manquait. Je vérifie que je suis bien coiffé, bien rasé, que mes ongles sont bien coupés, et je me dirige vers ce qui doit être l'unité de chirurgie. Ce n'est pas exactement dans le même coin que l'école et la maternité. Pour m'y rendre, je passe sous le bâtiment de néonatalogie, je coupe par l'accueil de la pédiatrie, je traverse, je passe devant l'IFSI et je gagne une entrée assez discrète, cachée derrière l'une des ailes du bâtiment.

Je vous avais fait part dans le billet précédent du petit problème d'organisation qui risquait de rendre hasardeuse mon arrivée dans le service. Mais je suis finalement bien arrivé dans le bon service du premier coup. « Bonjour, je m'appelle Flavio, je suis étudiant sage-femme et je suis en stage en chirurgie urologique pour deux semaines, on m'a demandé de voir madame la cadre à 9 heures » ai-je expliqué. « Ah oui, ben ce sera monsieur le cadre et il va arriver, tu peux attendre ici ! » m'a-t-on répondu. Bon, confusion sur le sexe du cadre, pourquoi pas. Je suis rejoint par une étudiante aide-soignante et une étudiante infirmière, débutant leur stage ce lundi également et elles aussi se posent la question du monsieur ou madame la cadre. Il en faut peu pour nous perturber !
C'est finalement un homme qui se présente à nous et nous invite à rejoindre une réunion de présentation destinée à tous les étudiants arrivant dans le bâtiment. Je me retrouve en compagnie d'une douzaine d'étudiantes infirmières. Après quelques mots sur l'organisation des services, on nous fait finalement visiter rapidement les différents couloirs du bâtiment. C'est un véritable labyrinthe, il y a des couloirs dans tous les sens : certains droits et perpendiculaires entre eux, d'autres parallèles entre eux, d'autres qui font le tour, d'autres qui font le pont et certains partent même en biais. Un vrai bordel, je me demande comment les gens font pour s'y retrouver. Et inutile de trop compter sur la signalisation, comme ce panneau indiquant l'Urologie à droite en sortant de l’ascenseur, sous lequel est immédiatement affichée une feuille disant Urologie à gauche. Misère.

La visite finie, nous regagnons le service d'Urologie. Nous retrouvons le cadre dans son bureau pour qu'il nous donne nos horaires des jours à venir. La conception des plannings n'est jamais chose facile, parce qu'il faut tenir compte du planning des soignants déjà existant, des jours fériés du mois de Mai, des contraintes de chacun, etc. Ayant le stage le plus court, il règle la question de mes horaires rapidement : ce sera une semaine en service du soir, une autre en service du matin. Classique. Et ayant une épreuve le lendemain matin, je commencerai par les services du soir, ce qui me convient très bien : le service du matin est souvent plus chargé en soins et commencer par ça est souvent compliqué quand on ne connait ni les patients, ni le service. Idéal donc. Enfin, il ne tient pas non plus à nous faire travailler les week-ends. Que demander de plus !

Une bonne heure s'est déjà écoulée depuis notre arrivée. Nous essayons de nous répartir auprès des infirmières présentes ce matin, histoire d'observer autant que possible les derniers soins de la matinée. Je trouve ça toujours aussi étrange de m'incruster comme ça au milieu d'un service, mais je commence à avoir l'habitude. Je suis, je repère les chambres, les patients, le matériel et là où il est rangé, etc. Je décrivais ça comme une gymnastique difficile à maîtriser dans mes stages précédents mais là, ça vient assez vite ! Je ne m'en suis rendu compte qu'ensuite, mais j'ai acquis certains automatismes au mois de Février, en médecine interne. L'infirmière m'explique en même temps les pathologies ou les opérations des différents patients, pour que je comprenne bien ce que j'observe.
On passera également une bonne heure auprès d'un patient particulier. Celui-ci est dans le service depuis une vingtaine de jours. Il a subi une opération au cours de laquelle, ses uretères (les canaux qui conduisent l'urine des reins à la vessie) ont été abouchés à son intestin : son urine s'écoule à présent dans une poche de stomie à travers son ventre et est recueillie dans une sonde. C'est quelque chose que j'avais déjà vu l'été dernier en Gastro-entérologie pour évacuer les selles, mais pas avec de l'urine. De plus, quelques jours après son opération, le patient a été victime d'une éventration : pour simplifier, ses viscères ont tenté de s'échapper à travers la cicatrice de l'opération. Il a donc fallu ré-opérer pour refixer tout ça et aujourd'hui, le patient dispose d'une grande cicatrice de laparotomie (ouverture de l'abdomen) qui met du temps à se refermer. Ça nécessite un suivi très régulier des pansements et de la plaie qu'ils recouvrent. Ça prend donc pas mal de temps de nettoyer et de repanser tout ça. On refera les pansements de ce patient tous les jours.

Il est midi et demi, l'infirmière me dit d'aller manger si je le souhaite et de ne revenir que pour les transmissions, une heure plus tard. Je ne me fais pas plus prier, je rejoins l'école de sages-femmes où sont rangées mes affaires -et mes pâtes- et je mange. Deux heures, deux heures et demi tout au plus passées avec l'infirmière ce matin ; on peut dire que la matinée a été tranquille. Je ne pense même pas avoir vu tous les patients !

Je reviens à l'heure, en avance. J'en profite pour parcourir les dossiers des patients. Je remarque que les traitements sont bien moins lourds que ceux que l'on distribuait en médecine interne. Il y a d'ailleurs moins de piluliers... Je préfère, c'était galère à préparer !

Les transmissions sont faites et je rencontre une seconde infirmière, que je suivrai également le lendemain. Au cours de l'après-midi, je ne réaliserai que quelques soins seulement. À part une perfusion d'antibiotiques que j'ai pris l'initiative de préparer et quelques glycémies, je n'ai pas souvenir d'avoir fait ou vu grand chose. Je ne suis même pas sûr d'avoir vu tous les patients -pourtant pas très nombreux-, même à la fin de la journée. Je suis d'ailleurs étonné que le service d'après-midi n'ait pas débuté avec une visite complète de tous les patients. Dans tous les services où je suis allé, on ne coupait pas à la traditionnelle tournée des constantes, répétée près de 4 fois par jour. En médecine interne, c'était tout le temps ça : tension, saturation, température à chaque patient et le premier tour était si long qu'il était vite l'heure de passer au second. Mais dans ce service, on doit juger que ce n'est pas nécessaire, sauf pour ceux qui reviennent tout juste du bloc et dont il faut surveiller la bonne reprise des fonctions de l'organisme.
De plus, au cours de l'après-midi, j'ai assisté à la présentation des pathologies du service dont j'ai fait mention plus haut. C'était très intéressant et ce fût très utile pour les jours suivants, mais ça a de nouveau coupé la journée.

Comme convenu avec le cadre en début de journée, je quitte le service vers 17h. Cette première journée aura vraiment été tranquille, j'ai connu des premières journées de stage plus mouvementées. Mais c'est difficile d'en juger objectivement avec les horaires de ce premier jour ; arriver en milieu de service et partir au milieu du suivant, ça ne permet sans doute pas de tout voir !

Mardi 5 Mai : foutue Néphrologie...


Ce mardi matin, je ne me lève pas de bonne heure pour attaquer le stage, mais bien pour repasser l'épreuve de rattrapage de Néphrologie. Cette satanée Néphrologie. 8h30, l'épreuve commence. 9h30, l'épreuve est terminée. Trois questions. J'ai essayé de répondre du mieux que j'ai pu, mais je ne suis pas convaincu du tout de ce que j'ai écrit. Les autres -la moitié de la promo a dû repasser l'épreuve- ont la même impression. Les questions nous ont paru complètement floues par rapport aux cours que nous avions, et sachant désormais que le prof est capable d'attendre n'importe quoi dans ses réponses, du détail le plus infime à la description la plus globale, nous n'avons aucune idée de ce qu'il exigeait cette fois-ci. Ça m'écœure, mais je me vois déjà repasser cette épreuve l'année prochaine... Clairement oui, ça me gave !
Mais ça n'a pas pourri ma journée. Je suis rentré rapidement chez moi, j'ai mangé et je suis reparti à l'école me changer.

Je suis arrivé dans le service et j'ai aussitôt eu le réflexe de reprendre la liste des patients et de jeter un œil à leurs traitements. Ça fait partie des nouveaux réflexes que j'adopte à présent, alors que j'apprenais tout juste ces automatismes en Février.
Je ne m'attarderai pas trop sur les soins qui ont été réalisés ce mardi. J'ai surtout retenu que l'infirmière que je suivais (la même que la veille) était plutôt fermée avec les patients. Pour palier à cela, j'ai essayé de prendre un maximum de soins pour ne pas avoir à rester derrière son dos, dans un ce silence parfois pesant qu'elle entretenait. Mais à côté de ça, elle n'hésite pas à me confier les soins, ce qui est très pratique. J'ai donc pu réalisé quelques gestes dont j'ai l'habitude maintenant : des injections, des déperfusions, des préparations, etc. Rien de bien nouveau. J'ai simplement observé la pose d'un cathéter, chose que je n'ai encore jamais réalisée faute de connaître la technique. Mais on nous l'a apprise à l'école fin Février, au cours des travaux pratiques. Je voulais revoir la technique pour être sûr de bien m'y prendre la fois suivante, mais l'occasion ne s'est malheureusement plus présentée dans la journée, ni dans la semaine.
Faire certains soins m'a permis également de discuter avec les patients. C'est quelque chose que j'aime bien, on tombe toujours sur un patient -ou un proche- qui a quelque chose à raconter. Comme cette dame, rendant visite à son mari, qui m'a demandé si j'étais étudiant : « Vous en quelle année de médecine ? » -ahah, la question qui fâche ! « Ah, je ne suis pas étudiant en médecine... Infirmier non plus ! » lui ai-je répondu, pendant que je prenais la tension de son mari. « Attends attends, regarde, c'est écrit sur sa blouse ! » lui indique son mari, joueur. « Étudiant S.F. ? Ça veut dire quoi S.F. ? » me questionne à nouveau la dame. Je lui explique alors que je suis étudiant sage-femme, de passage dans ce service. La surprise passée -ça fait toujours sourire quand je révèle ce secret- et les explications données, elle m'a demandé le plus sérieusement du monde, comme si j'avais moi-même opéré son mari : « Ah mais parce que son opération, c'était un peu comme une césarienne ? » J'ai regardé son mari et je n'ai pas pu m'empêcher de rire. J'ai répondu qu'a priori, son mari n'avait pas d'utérus et donc que ça me semblait très peu probable ! Nous avons un peu discuté du métier de sage-femme, des accouchements, des bébés... C'était sympa, c'est ce genre de courts échanges qui font mes journées !

La journée s'est terminée avec la visite médicale et un dernier tour des patients -au moins ce jour-là, je suis sûr de les avoir tous vus ! J'ai souvenir d'être parti à l'heure après les transmissions. Le service n'a pas été particulièrement chargé à mon sens, mais bien occupé quand même. Pour une première journée pleine, c'était plutôt pas mal !

Mercredi 6 Mai : on fait une pause ?


Mercredi matin, les jambes sont douloureuses au réveil et ça y est, mes mains empestent à nouveau la solution hydro-alcoolique. Preuves que je suis bel et bien en stage cette semaine !

Je ne savais pas comment aller se présenter cette journée. Je me suis demandé si j'allais de nouveau avoir affaire à une journée équilibrée comme les deux jours précédents ou si ça allait se charger. Cette interrogation a trouvé une partie de sa réponse très vite : il m'a suffit de jeter un œil à la liste des patients pour constater que beaucoup de lits étaient vides... Puis la confirmation est arrivée quand, immédiatement après les transmissions, les infirmiers du services et les aides-soignantes ont décidé de commencer la journée par... une pause. Non non, je ne plaisante pas. Comme dit, ici les services ne commencent pas par une tournée obligatoire des constantes de tous les patients. Alors aussitôt les soins de la journée préparés, pause. Cool la vie.

Ce n'est que plusieurs dizaines de minutes plus tard que le travail a repris, histoire de faire les premiers soins de l'après-midi. L'infirmière que j'accompagnais ce mercredi m'a présenté de nouvelles méthodes pour la pose de perfusion, plus aseptiques et plus pratiques.
Puis nous avons fait une nouvelle pause, jusqu'à la visite médicale. La visite médicale passée et les quelques soins qu'il y avait encore à faire, faits, l'équipe a décidé de faire une pause repas. Au menu, les plats qui n'avaient pas été servis aux patients. Purée et veau pour moi, mais je suis toujours aussi peu fan de la nourriture du CHU. J'ai déjà dû le dire, mais aux Sables d'Olonnes, c'était plus appétissant !

Après cette troisième et dernière pause, l'heure du dernier tour de cette courte journée arriva. Ça aurait dû être vite fait. Mais un patient remonté du bloc en fin d'après-midi a eu un moment de folie. On l'a retrouvé nu dans sa chambre, vêtu seulement de sa casquette, la valise faite. Et évidemment, il s'est déperfusé de manière artisanale : il y avait du sang partout, sur le sol, sur la sonde urinaire... Le temps de remettre tout ça en ordre et ça y est, toute une journée tranquille qui aurait dû s'achever tôt s'est retrouvée bousculée et s'est achevée... tard. Grr... Mais bon, ça se passe toujours comme ça !

Je suis rentré à l'école de sages-femmes content sans être trop fatigué, malgré l'heure tardive. Je pense avoir passé près de la moitié de la journée assis, alors que d'habitude, c'est plutôt 100% du temps debout. C'était une journée curieuse, c'est sûr, je n'avais pas l'habitude de journées si calmes. C'est agréable, mais pour rester terre à terre, je dois dire que ce n'est pas ce genre de journées qui profite à mon évaluation... S'il n'y a rien à faire, c'est sûr qu'on ne me verra pas faire grand chose !

Jeudi 7 Mai : première échographie !


Quatrième et dernière journée de stage de la semaine. Je n'en prendrai conscience qu'à la fin de la journée, mais c'est déjà la moitié. Ça passe vite et pourtant, j'ai l'impression de ne pas avoir fait grand chose. Je me suis renseigné auprès de mes camarades passées en chirurgie et il paraît que c'est la même ambiance en général. Donc apparemment, c'est normal si ça se passe sans grande activité.

Les soins de cette quatrième journée sont toujours les mêmes et il n'y a pas beaucoup plus de patients que la veille, mais la journée a été un peu plus occupée tout de même.
J'ai découvert deux choses nouvelles au cours de cette journée : le sondage-minute et le calcul des résidus post-mictionnels. Je vous explique tout ça.
Le sondage-minute d'abord, c'est une technique de sondage urinaire qui consiste à introduire un tube dans l'urètre pour permettre l'écoulement de l'urine en dehors de la vessie, lorsque la personne ne parvient pas à les évacuer naturellement. On nous l'a déjà expliqué à l'école, mais je n'avais encore jamais vu la technique. L'infirmière m'a proposé de le réaliser chez une dame -bah oui, une dame, en plus !-, mais j'ai préféré laisser faire, faute de savoir comment m'y prendre. Bon après coup, je regrette, parce que j'aurais sans doute pu y arriver du premier coup... voire peut-être que l'infirmière, qui peinait à s'y retrouver dans l'anatomie de la patiente. Au final, c'est l'interne du service qui a dû venir s'en charger. Mais la prochaine fois, je saute sur l'occasion. Ça, et la pose de cathéter. Deux choses que je dois absolument faire...
Les résidus post-mictionnels, c'est la quantité d'urine qu'il reste dans la vessie après que le patient a uriné. Ça se calcule par échographie : on place la sonde au niveau de la vessie, juste au-dessus du pubis, et l'appareil estime le volume d'urine qu'elle contient3. L'infirmière m'a montré la technique chez la patiente chez qui on a effectué le sondage-minute. Chronologiquement, c'est parce qu'on a mesuré les résidus post-mictionnels chez cette patiente, trop élevés, qu'il a été décidé de la sonder. L'occasion de réitérer ce geste s'est présentée chez un autre patient, quelques minutes plus tard. Cette fois, je n'ai pas hésité, j'ai pris l'appareil et je suis allé faire ma mesure. Ma première échographie en tant qu'étudiant sage-femme ! De vessie, de vessie d'homme. Bon, certes. Mais ça compte quand même, non ? :p

C'est à peu près tout ce qu'il y a eu de neuf au cours de cette journée. On n'a pas fini très tôt non plus ce soir là pour autant. Du coup, quand je rentre à l'école de sages-femmes, les allées du CHU sont désertes, l'école est dans le noir complet. Je ne sais pas comment font mes camarades, mais je ne croise jamais personne le soir.
Enfin, point positif qu'on peut souligner : c'est le printemps et les journées sont plus longues. Finalement, quand je rentre chez moi, il est plus de 22h, mais on peut encore voir le soleil se coucher. Et tout le long du service, il fait jour, on se rend moins compte que les heures passent. En Février, c'était encore loin d'être le cas.

Week-end


Ai-je grand chose à dire sur le week-end ? Hmm... pas grand chose non. Si ce n'est que trois jours de repos, c'est assez chouette ! :)
J'ai profité de ces trois jours pour réviser un peu les cours du second semestre, ceux que j'aurai à passer en Juin. On nous a donné les dates des prochaines épreuves... Ça ne me rassure pas ! Mais bon, il faut y passer. La seule chose que j'espère, c'est qu'aucune épreuve ne se passe aussi mal que la Néphrologie. Si je pouvais tout avoir d'un coup ce semestre, ce serait formidable. Sans oublier les épreuves pratiques... Bref, on en reparlera plus tard !

Conclusion


Voilà pour ces quatre premiers jours de stage en chirurgie urologique !

Ce n'est pas un stage qui me déplaît, mais jusque-là, je ne peux pas dire que c'est mon stage préféré. En raison du peu de choses à faire, parfois. Je pense que ce temps de stage aurait été mieux exploité si j'avais de nouveau eu deux semaines en médecine interne par exemple. Néanmoins, tout n'est pas perdu puisque je me rends compte quand même que j'ai appris des choses des stages précédents, que ce soit dans la réalisation de certains soins, ou l'organisation que le métier de soignant demande, et c'est toujours ça de pris ! Ça me rassure d'ailleurs, je me sens de plus en plus actif dans ce que je fais. Mais voilà, encore une fois, il pourrait y avoir plus de situations, que je puisse progresser plus encore !

Peut-être qu'au cours de la deuxième semaine, ce sera différent ? Allez savoir, si ça se trouve ce sera la semaine la plus hard, tous stages compris. En tout cas, je serai en horaires du matin. Et matin, ça rime avec... bilans sanguins ! Le retour des prises de sang ! Vous vous en souvenez si vous avez lu les articles concernant le stage en médecine interne : je n'avais pas été capable de réussir une seule prise de sang, alors que j'y arrivais très bien l'été dernier. Alors je vous le dis, cette semaine : j'essaie d'en faire un maximum. Les conditions sont meilleures qu'en médecine interne : les patients sont moins âgés (donc les veines de meilleure qualité), on est moins pressé par le rythme du service, je suis chaud, j'ai la patate, la motivation... Clairement, il faut que j'y arrive !
Mes objectifs sont donc : prises de sang, pose d'un cathéter, sondage. Si je pouvais faire (et réussir) ces trois choses, ce stage aura rempli son rôle !

Je vous dis donc à la semaine prochaine, pour le deuxième article, et vous souhaite une bonne nuit. Eh oui, je vais me coucher, le réveil sonne tôt (trop tôt) demain.
Ciao !

P.S. : Désolé, j'aurais voulu romancer ce billet un peu plus, mais j'ai manqué de courage aujourd'hui ! Veuillez m'excuser donc si l'écriture vous a semblé un peu trop mécanique.

1. Comme moi, étrangement. C'est sûrement pour ça qu'on m'y a collé, ils ont trouvé ça drôle à l'école d'envoyer un mec là-bas, plutôt qu'en chirurgie viscérale ou osseuse comme les autres.
2. Du moins, ceux qui ont encore une vessie.
3. Sans trop m'avancer niveau physique, j'imagine que l'appareil mesure la vitesse des ultrasons qui lui sont renvoyés, différente selon que les ultrasons traversent des tissus ou du liquide. Et à partir de ces vitesses, il déduit une épaisseur de liquide traversée et de cette épaisseur, il calcule un volume. À peu de choses près, ça doit être ça.

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