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Stage Chirurgie Urologique : Semaine 2 (fin)

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[Stages] publié le 18/05/2015 à 14h31
« L'urine est la lessive du sang. » - Hermann Boerhaave

Deuxième et dernière semaine en stage de chirurgie urologique. En service du matin cette semaine et avec comme mission : réaliser quelques soins techniques... Vais-je enfin réussir à nouveau mes prises de sang ?

Avertissement : Cet article a été publié il y a déjà un certain moment.
Il se peut que son contenu ne reflète plus exactement ma pensée actuelle.

Bonjour à tous !

Le deuxième billet consacré à mon stage en chirurgie urologique est prêt. Un billet bien rempli, l'air de rien. Mais c'est parce que j'ai eu plus de choses à raconter que la semaine précédente. J'ai fait plus de choses aussi et tenez-vous bien : j'ai réussi les prises de sang ! Au total, 292 jours se sont écoulés depuis ma dernière prise de sang réussie. Ça remonte à loin quand même... Mais je vous raconte tout ça en détails dans la suite de l'article. Bonne lecture !

Lundi 11 Mai : de la dex-té-ri-té !


Lundi matin, ou plutôt encore lundi nuit, le réveil sonne. Il est 4h du matin. Je pourrais programmer mon alarme un peu plus tard, mais je préfère avoir du temps pour être sûr de bien me réveiller. C'est une habitude que je tiens depuis mon premier stage aux Sables d'Olonne, où il fallait que je prévoie le temps d'aller aux douches à l'autre bout du camping et le trajet à vélo jusqu'à l'hôpital. Ah, tant de souvenirs...
Mais ici à Angers, c'est surtout les premiers tramways qu'il ne faut pas louper, sinon je suis bon pour me rendre à l'hôpital à pied. Mais sachant que d'ici à la fin de la journée, j'aurais les jambes en coton de toute façon, autant les ménager.

Je rejoins le service peu avant 6h30. Je n'ai pas vu les patients depuis trois jours alors je prends évidemment le temps de refaire le point sur les lits occupés et leurs occupants. Je finis ma feuille lorsqu'une infirmière m'informe qu'une autre étudiante doit s'occuper de ce côté. Rebelote alors, je recommence mon listing et ma lecture de dossiers de l'autre moitié du service, dont je suis assuré cette fois de n'en connaître aucun. Pratique !
L'infirmière -celle que j'ai accompagnée mercredi dernier- arrive, les transmissions sont faites et comme mercredi dernier, la journée commence tranquillement. Tout le monde cherche la motivation de s'y mettre en ce lundi matin. Mais l'on attaque finalement, on prépare les quelques soins qu'il y aura à réaliser dans la matinée et le tour commence. D'abord, les patients qui partiront au bloc dans la matinée : on vérifie que tout est prêt (dossier, pré-médication, voie veineuse posée, etc.) avant que les brancardiers ne viennent les chercher. Ensuite, les autres patients, à qui il faut donner les premiers médicaments ou contrôler la température après une fièvre nocturne par exemple. Mais aussi... les bilans, à réaliser avant le petit-déjeuner !

Et les bilans sanguins, comme je vous l'ai dit la semaine dernière, j'en ferai mon affaire ! Je reste extrêmement... oui, presque vexé, ou froissé disons, de ne pas avoir réussi une seule prise de sang en Février. Encore une fois, ce n'était pas mes premières ; j'en avais plusieurs à mon actif depuis cet été. Ça remonte, mais je ne pense même pas en avoir loupée une cet été ; elles étaient certes, plus ou moins adroites, mais je finissais par remplir mes tubes. Bref, je ne m'explique pas ces échecs cet hiver, sinon peut-être, en raison du capital veineux réellement faible des patients rencontrés et sans doute, en raison de la pression qu'on me mettait pour les réussir en peu de temps, quand j'aurais peut-être eu besoin d'une ou deux minutes de plus pour me préparer.
Ce lundi matin, il n'y a que trois bilans à réaliser, et l'infirmière m'informe tout de suite qu'elle en réalisera deux elle-même sur deux patientes difficiles : elle ne souhaitait pas que je me prenne des réflexions quant à mon statut d'étudiant. Il ne me reste donc plus qu'un seul bilan, que je me réserve en disant que ça va aller, sans mentionner mes récents échecs. Mais j'ai la chance d'avoir un patient de grande qualité ; un ancien enseignant qui, dans une énième démarche pédagogique, accepte qu'un élève le pique. Je m'installe presque instinctivement auprès du patient et je repère immédiatement une veine -même sans garrot, on la sent, on la voit, je ne peux pas me tromper. L'infirmière me sort des gants, que j'étais peut-être sur le point d'oublier : elle vient de me sauver d'une grosse erreur, mais j'essaye de ne pas me focaliser dessus, au risque de perdre confiance avant d'avoir fait quoi que ce soit. J'enfile les gants, je resserre le garrot, je désinfecte, je prends l'aiguille et un tube, je tends la veine... Je pique dedans, sans trop réfléchir sur le coup à la profondeur de mon aiguille ni son inclinaison. Je sais juste qu'elle est bien orientée et apparemment, bien plantée. C'est le moment de vérité, j'enclenche mon tube, sans bouger mon aiguille que je maintiens bien naturellement et... victoire ! Le tube se remplit de sang ! Je suis déjà extrêmement soulagé. Je retire le tube, je saisis une compresse, je retire l'aiguille. Le patient, à qui mon stress n'a pas échappé malgré mes efforts pour le cacher, me félicite et affirme qu'il n'a rien senti. Deuxième victoire ! L'infirmière elle, n'a rien dit de trop pendant le soin, ni sur ma technique, ni sur le temps que j'ai mis -je l'ai d'ailleurs réalisée en un temps tout à fait raisonnable. On peut le dire, j'ai réalisé cette prise de sang dans de bonnes conditions finalement : je n'avais aucun stress extérieur ne provenant ni du patient, ni de l'infirmière, ni de l'ambiance du service ; seul celui résiduel que j'entretenais depuis cet hiver. Mais le tube rempli, celui-ci s'est dissipé.
Je colle l'étiquette sur le tube, satisfait ; l'infirmière le récupère et quitte la chambre. « Ce n'était pas votre première ? » me demande le patient. Je lui réponds que non, car c'est la vérité brute, mais finalement pour moi, c'était tout comme.

Premier objectif fixé la semaine dernière : réussi.
Il y a un autre objectif dont je n'ai pas parlé, mais que j'avais en tête de réaliser si l'occasion se présentait, à savoir la réfection d'un pansement simple. Non, ce n'est pas coller une bande adhésive sur une plaie qui est compliqué. C'est la manipulation du set à pansement qui est technique, car avant de reposer un pansement, il faut nettoyer la plaie. Et pour ce faire, on utilise un petit kit tout prêt comportant des compresses, deux pinces anatomiques et une pince Kocher. Et croyez-moi, manipuler cette pince Kocher difficile à déclamper, pour quelqu'un qui a des doigts aussi musclés que les miens -taper des articles pour le blog, ça ne muscle pas-, c'est une horreur.
Mais l'utilisation de ce set fait partie des choses que l'on doit savoir faire et l'occasion de l'utiliser s'est présentée. Mieux encore : il s'agissait de retirer des agrafes sur une cicatrice ! « Tu l'as déjà fait ça ? » me demande l'infirmière. « Oui. » lui dis-je. Non, pensais-je. Je l'ai simplement vu faire deux ou trois fois par les sages-femmes sur des cicatrices de césariennes. Mais je connaissais la technique et j'avais vraiment envie d'essayer alors j'ai -un peu- gonflé mon expérience. Puis ces agrafes, il fallait les retirer au même patient chez qui j'avais réussi ma prise de sang plus tôt dans la matinée, alors ça ne pouvait pas mal se passer !
J'ouvre le set à pansement, mais l'infirmière me parle en même temps et je pose sans réfléchir la pointe de mon index dans le plateau censé demeurer stérile. Bim, on jette, je recommence. Je prends les pinces et essaye tant bien que mal de faire un tampon avec une compresse pour nettoyer la cicatrice. On nous a montré plusieurs techniques à l'école, mais comme d'habitude, une seule fois en travaux pratiques, en Février. Autant dire que les souvenirs qu'il m'en reste sont ridicules. Mais j'essaie, je galère, ne serait-ce qu'à déclamper la pince Kocher quand elle se clampe contre mon gré. L'infirmière est compréhensive et m'aide à réaliser ces tampons. Je réessaie, je galère de nouveau... mais à force de patience, j'arrive à en faire quelques-uns, plus ou moins réussis. Je nettoie la cicatrice au sérum physiologique. Je déballe la pince pour retirer les agrafes : soulagement, c'est bien la même chose qu'à la maternité. Je me place au-dessus de la cicatrice, la respiration du patient fait trembler son ventre, mais ce n'est pas la mienne qui fait trembler mes mains. L'infirmière me le fait remarquer, j'inspire brièvement d'un coup sec pour me reprendre comme j'avais l'habitude de le faire au karaté avant de réaliser un enchaînement et je commence à retirer la première agrafe. Sans plus de difficultés. Il suffit de glisser la pince sous l'agrafe, d'appuyer sur la pince qui plie l'agrafe et celle-ci sort d'elle-même, il n'y a absolument pas besoin de tirer. Je m'assure à chaque agrafe que le patient n'a pas mal, mais celui-ci ne se plaint de rien. Un patient idéal ! Une fois les agrafes retirées, je place un pansement pour éviter les frottements de la cicatrice contre les vêtements du patient. Fini.
Le soin a duré un petit moment, le temps de réaliser ces foutus tampons avec les pinces du set à pansement, mais il s'est bien passé. Le patient me félicite de nouveau, je le remercie vivement pour sa gentillesse et sa patience. Nous quittons sa chambre et l'infirmière me conseille d'aller m'entraîner avec les sets à pansement.
J'en ai repris un et je me suis amusé à faire des tampons de compresse jusqu'à ce que le geste devienne automatique, et ce quelle que soit la main avec laquelle je manipule la pince Kocher. Enfin, quand je dis amusé, c'est vraiment pour la narration. En réalité, je l'ai fait jusqu'à ce que mes pouces deviennent violets et soient marqués par la pince -sans déconner. Quand je vous dis qu'elles sont dures à déclamper, ce n'est pas qu'une exagération de ma part. Mais à la fin, mes tampons étaient bien beaux, bien lisses, bien maintenus et surtout, tout doux. L'infirmière m'a dit d'arrêter avant que mes pouces commencent à nécroser. J'ai gardé les pinces pour pouvoir continuer à m'entraîner ultérieurement.


Les fameux outils de torture, et un magnifique tampon prêt à nettoyer une plaie suintante de pus.

Le reste du service a été plus classique. Je n'ai plus mémoire d'autres soins particulièrement intéressant -à part le retrait d'une sonde urinaire que j'aurais bien aimé pouvoir faire mais là encore, l'infirmière a préféré s'en charger pour m'éviter de subir des réflexions de la patiente. À vrai dire, je suis encore tellement content de cette première prise de sang réussie et de ces agrafes retirées que le reste a été un peu éclipsé ! L'infirmière a souligné les progrès que je faisais, en m'encourageant à développer ma dextérité pour que mes gestes deviennent mieux maîtrisés et par la suite plus rapides. J'ai trouvé ça très motivant !

J'ai quitté le service à une heure raisonnable. En ayant plutôt faim. Je n'avais pas eu le temps de me préparer à manger ce jour-ci, et entre le petit-déjeuner à 4h du matin et le temps de rentrer à l'appart -il était presque 15h-, il y a eu onze bonnes heures à marcher dans tous les sens. Ça peut vite faire maigrir de grands écarts comme ça... L'après-midi, grosse sieste, histoire de récupérer et de compenser une future nuit trop courte.

Mardi 12 Mai : j'y arrive !


Mardi matin, début de la journée dans les vestiaires de l'école de sages-femmes : j'enfile ma blouse et récupère les pinces du set à pansement sur lesquelles je me suis entraîné la veille. Avec un paquet de compresses traînant au fond de mon casier, je reproduis les gestes qui ont occupé mes rêves toute la nuit. Je redécouvre avec un malsain plaisir la dureté du plastique qui s'écrase sur la base de mes doigts quand je clampe ou déclampe la pince Kocher. Avec plaisir quand même, parce que le geste est bel et bien acquis : j'arrive à refaire des tampons convenables !
Je range tout mon matériel, je termine de me préparer et je file.

J'arrive dans le service et je reprends la liste des patients du côté que j'ai découvert la veille. Et ben non, on m'interrompt encore en milieu de liste, car cette fois je dois de nouveau changer de côté pour qu'une étudiante infirmière récupère son infirmière référente : celle que je suivais la veille. Je récupère donc le côté dont j'avais plus l'habitude et retrouve l'autre infirmière que j'ai suivie les autres jours. Il faut savoir s'adapter !
Aux transmissions, le service s'annonce moins tranquillou que certains jours, mais rien d'affolant. L'objectif de ce mardi, c'était de pouvoir réitérer les petits exploits personnels de la veille : prélèvements sanguins car il ne s'agit pas de se satisfaire d'un seul, mais également pansement s'il y en a et pourquoi pas d'autres choses si les situations se présentent.

Aussitôt préparés, je m'arroge les prélèvements sanguins pour en faire un maximum. Il ne devait y en avoir que trois de prévus ce matin-là. Je tente ma chance chez un premier patient. Celui-ci est malheureusement amputé d'un bras et dur à piquer sur l'autre bras. Je sens bien une veine, en serrant le garrot à fond et en profitant de la vasodilatation induite par l'alcool, mais je ne me sens pas de la piquer : il n'y a qu'un bras de disponible, si jamais je me plante ça risque d'être compliqué pour la suite. Je passe la main à l'infirmière et j'enchaîne avec le patient suivant.
Avec ce second patient, aucun problème, les veines sont parfaitement palpables. Pour ne pas reproduire l'énorme bêtise de la veille, la première chose que je fais est de préparer des gants ! Je désinfecte, je sers le garrot, je prends mon aiguille, je pique et le sang s'écoule dans le premier tube. Impeccable. Je remplis les deux ou trois tubes sans trembler, je retire mon aiguille et je pose un pansement au patient. Une prise de sang parfaite et personne n'était là pour la voir ! Enfin, sauf le patient qui me dit lui aussi qu'il n'a rien senti. Impeccable.
Troisième patient, plus âgé que les précédents. Mais avec lui, la question des gants ne se pose pas : il fait partie des patients contaminés par une bactérie multi-résistante, donc le port de gants et de surblouse est obligatoire avant d'entrer dans sa chambre. Je craignais de ne pas trouver de veine -c'est toujours la première difficulté avec les personnes âgées-, mais à ma grande surprise, même à travers les gants, il était facile d'en palper une. Du coup, même procédure, je désinfecte, je sers le garrot, je pique et j'enclenche les tubes qui se remplissent en un clin d'œil. Et de trois !
En début de matinée, nous avons également accueillie une nouvelle patiente dans le service et un bilan sanguin était prescrit. J'ai de nouveau sauté dessus et devinez quoi ? Ben je l'ai réussi lui aussi. Et de quatre ! Un ratio de 100% de réussite sur toutes les prises de sang que j'ai réalisées. On est loin du 0% que je n'avais pas réussi à faire bouger en Février. Ça devait vraiment être la faute du stress cette histoire de prises de sang ratées. Dans ce service en tout cas, je tremble peut-être avec la dégrafeuse, mais pour les prises de sang, je suis d'un calme olympien. Je prépare tout ce qu'il faut sans m'angoisser de quoi que ce soit, je fais ça proprement, je pique directement dans la veine et c'est bon. Je ne sue pas à grosses gouttes avant d'avoir commencé, je ne me foire pas dans ma préparation, je ne pique pas à côté et les veines ne roulent pas. En Février, c'était le chaos complet. Aujourd'hui, l'écart est tellement grand sans que je me sois entraîné depuis et je n'en reviens pas !

L'autre soin de la matinée dont je vais vous parler, vous l'avez deviné, c'est une réfection de pansement. « Tu veux le faire ? » me demande l'infirmière, le set à pansement dans la main. Allez, soyons fous. C'est juste un petit pansement de rien du tout et tout à fait classique à réaliser pour un étudiant sage-femme : un pansement sous les testicules, ça le fait non ? Ce n'est sans doute pas le genre de pansement que je risque de refaire plus tard à la Maternité... Bon à vrai dire, peu importe la localisation du pansement, la technique est la même : on enlève l'ancien, on nettoie la plaie avec les tampons de compresse imbibées d'eau stérile ou d'antiseptique et on colle le nouveau pansement. Et mes tampons de compresses, je les réalise avec beaucoup moins de peine que la veille ; ça va évidemment bien plus vite quand la technique est maîtrisée ! Il ne me manque en tout cas plus grand chose pour que ce soit impeccable.

Rien de nouveau à part ça. Je passe le reste du service à réaliser les soins restants à droite à gauche, que ce soit des changements de perfusion ou la prise en charge des patients revenant du bloc et dont on surveille attentivement les constantes. Je vide des poches de sonde urinaire... J'ai également passé pas mal de temps avec un patient, dont j'ai accompagné les déplacements entre son lit, les toilettes, le fauteuil, de nouveau le lit parce qu'un pharmacien est venu lui poser une nouvelle ceinture abdominale de soutien juste au moment où je finissais de l'installer, puis il a fallu l'y réinstaller ensuite. Fiou ! J'ai eu l'impression d'être coincé dans cette chambre !

Cette fois, j'ai pris le temps de manger après la dernière tournée auprès des patients ; prendre quelques minutes le midi allège de beaucoup la fatigue en fin de service. Les transmissions de l'après-midi arrivent très vite ensuite et il est déjà l'heure de rentrer.

Mercredi 13 Mai : le Professeur


Je me suis renseigné la veille avant de partir : je sais par avance ce mercredi matin que je vais de nouveau changer d'infirmière. Ce genre de chose qui me parait agaçante voire contre-productive en début de stage est un atout certain en fin de stage : l'infirmière ne doute pas que vous avez déjà vu des choses avec les autres personnes que vous avez suivi et vous laisse prendre vos initiatives comme si vous les preniez avec quelqu'un qui vous connait bien. En clair : c'est plus fais comme tu as l'habitude de faire que fais ce que je t'autorise à faire, étant supposé que l'autorisation de faire ce que je prendrai l'initiative de faire, je l'ai déjà obtenue auprès de mes précédentes référentes. Prendre des initiatives de toute façon, c'est de toute façon le meilleur moyen de faire un maximum de choses. Toutes les infirmières ne pensent pas nécessairement à vous proposer de réaliser un soin chaque fois que possible, mais une fois que vous avez commencé, c'est souvent trop tard pour qu'elle vous arrête.

C'est donc comme ça que j'ai envisagé la matinée : chaque fois qu'il fallait faire quelque chose, je sortais le matériel et commençais la préparation pour montrer que je m'en chargeais. Et je pense que ça a bien servi l'infirmière de toute façon, car le service a commencé par mal tourner très rapidement. Une place se libère au bloc, permettant au patient suivant d'être opéré plus tôt, mais celui-ci n'est pas prêt car personne n'a été prévenu. Le matériel requis pour un soin particulièrement techniqué chez un autre patient n'est pas disponible et personne ne sait sur qui rejeter la faute. Enfin, un patient débarque dans le service alors qu'il n'était attendu par personne. Bref, personne n'est responsable de rien, mais ces problèmes d'organisation agacent tout le monde. Et particulièrement mon infirmière qui ne veut pas commencer la journée sous une telle pression. À tel point qu'elle a refusé de s'occuper du patient surprise.

Avant de raconter la suite, sachez que ce matin aussi, j'ai veillé à réaliser tous les bilans sanguins. Et bien carton plein de nouveau, pas une prise de sang de loupée techniquement, y compris chez le patient amputé d'un bras, pour qui j'avais préféré passer le relais la veille ; j'ai voulu tenter le coup ce mercredi. Ce fut d'ailleurs assez technique chez lui, le flux sanguin étant assez médiocre chez ce patient, même si trouver une veine s’avérera plus simple que supposé. J'ai dû bouger mon aiguille pour réussir à remplir mes tubes correctement, mais à un moment donné, un des tubes s'est dépressurisé, limitant alors sa capacité d'aspiration. Je me suis dit ça y est, c'est foiré, le laboratoire va appeler pour se plaindre de ce tube.
Vous devinez la suite ? Le laboratoire a bien appelé à cause d'un tube non analysable. Mais pas celui que je pensais. Non, un caillot s'est formé dans un autre tube. L'infirmière qui a reçu l'appel ne comprenait même pas comment c'était possible, et cette énième mauvaise nouvelle n'a pas manqué de l'agacer un peu plus.

Enfin, toute cette pression ce matin n'était pas seulement liée aux différents imprévus et contre-temps, mais aussi à l'angoissant défilé du mercredi matin, que j'allais découvrir : la visite médicale avec le chef de service. Le grand Professeur. Je l'avais déjà croisé dans le service de temps à autres et j'ai même assisté à l'un de ces cours à la fac de médecine dans le cadre de l'UE Néphrologie. J'en avais une très bonne image ; il plaisante amicalement avec les infirmiers et les aides-soignantes du service lors de ses rapides passages. Mais lors de la visite, le ton est différent. Tout le monde est réuni : le Professeur se tient debout dans le couloir, dos à la porte de la première chambre et face à lui se trouvent les médecins, les internes, les externes, le cadre infirmier, l'infirmière... et moi. Les externes récitent tour à tour le résumé de la situation de chaque patient, qu'ils ont préparé ces derniers jours et potassé dans la matinée en complétant leurs notes grâce aux dossiers. Le Professeur hoche la tête, demande parfois des précisions et n'hésite pas à recadrer quand les informations qui lui sont énoncées sont approximatives, incorrectes ou simplement mal formulées. Chaque occasion est bonne pour perturber les externes -de manière bienveillante certes, mais ça taille quand même. Les externes essaient de conserver leur calme, mais il suffit d'observer le visage des médecins pour comprendre qu'eux-mêmes n'aimeraient pas se trouver à leur place.
Entre deux exposés, le Professeur entre dans la chambre, accompagné de son cortège : ça fait beaucoup de blouses blanches d'un coup autour des patients. Et tout le monde doit être là. Le Professeur ne manquera pas de lâcher une pique à l'égard du cadre infirmier qui s'est dispensé d'entrer dans une chambre. Enfin, gare à celui qui tarde dans la chambre, car il est impensable d'enchaîner sur la présentation suivante si tout le monde n'est pas sorti ; un interne et l'infirmière se feront ainsi pincer à leur tour : « On vous attend » leur déclarera sèchement le Professeur, après un retard de vingt-cinq secondes montre en main.
Présentation suivante, nouvel externe, qui s'en remet à ses notes. Le Professeur tolère un moment, avant de constater que ça perturbe plus l'étudiant qu'autre chose de s'y référer entre deux informations, et l'invite à abandonner son petit papier. L'externe, décontenancé, lâche son brouillon, mais continue sa présentation en essayant d'être le plus exact possible. Le Professeur l'interrompt et reformule, afin que les informations lui soit données dans le bon sens. Et ne se prive pas d'une nouvelle réflexion, à l'égard des internes cette fois : « Ce n'est pas normal que les externes fassent des récitations comme ça, c'est pas clair, mais c'est à vous de les former ! Alors faudra revoir ça ! ». Les internes encaissent et acquiescent, un peu ahuris. Le Professeur pestera ensuite contre un médecin qui ne suit pas suffisamment ses patients lors des suites opératoires. Patient suivant, le Professeur développe les raisons d'une fièvre qui complique les suites de l'opération qu'il a réalisée, en asticotant de nouveau un interne présent lors de l'opération, avant de donner d'autres raisons moins moqueuses.
Dernier patient, dernière présentation, tout le monde entre, tout le monde sort, le Professeur se frictionne les mains à la solution hydro-alcoolique, remercie son auditoire et retourne à ses activités en passant devant tout le monde. Ouf me dis-je, c'est fini, qu'est-ce que je n'aurais pas aimé être à leur place !. Le Professeur passe devant moi et se retourne, comme s'il avait entendu mes pensées : « Et vous Flavio, vous faîtes quoi dans le service ? » me demanda-t-il avec entrain. Gloups. Certes, il est écrit sur ma blouse, mais je ne pensais même pas qu'il connaissait mon prénom. « Je suis étudiant sage-femme, deuxième année. » ai-je répondu, la voix subitement nouée. « Ah très bien, on ne me l'avait pas dit. Vous êtes là combien de temps chez nous ? » - « Jusqu'à vendredi... Après je disparais. » Le verbe m'a échappé, mais disparaître était vraiment ce que j'aurais souhaité à ce moment là. « D'accord très bien très bien, bonne continuation ! » a-t-il conclu avant de nous quitter.
Wow. Voilà un échange qui était inattendu !

La suite de la journée, quoique toujours bien occupée, se trouve déchargée d'un stress important. Mais il faut encore réaliser tous les soins de la matinée et l'infirmière refuse toujours de s'occuper du patient opportuniste. Alors je l'ai fait. Rien d'important à vrai dire, il s'agissait simplement de lui faire des échographies de vessie à chaque fois qu'il urinait. Son voisin également. Je me suis donc chargé de ça, en autonomie, en notant les résultats dans le système informatique et en réalisant les prescriptions infirmières nécessaires.
Et ça m'a bien servi, car à la fin de la journée, lors de mon évaluation quotidienne, l'infirmière a noté que j'avais pris en charge un patient intégralement.. en plus de souligner ma capacité d'analyse et ma dextérité ! Oui, cette même qualité qu'on me demandait de développer deux jours plus tôt. Comme quoi, je n'ai peut-être pas si souvent les mains qui tremblent ! Bon, sans doute encore un peu quand même. Mais en tout cas, c'est en bonne voie !

Jeudi 14 Mai : repos !


Je ne sais même pas quel jour férié c'était ce jeudi. L'Ascension ? Peu importe, seul compte le fait que c'est férié et en bon stagiaire, je suis dispensé de travailler ce jour-là. Remarquez, c'était soit ça, soit être libre dès jeudi après le service et ne pas travailler le lendemain : en effet, je n'ai que huit jours de stage à réaliser sur deux semaines. C'est vraiment très peu ; ça s'arrête dès qu'on commence à se sentir à peu près à l'aise partout. Je pense avoir été assez convaincant : j'ai fait beaucoup de progrès ces derniers jours dans la réalisation des soins et je suis de plus en plus organisé.

C'est le bilan que je fais, avant le dernier jour de stage. D'ici au lendemain, je me repose ! Enchaîner les réveils à 4h et les journées sans se poser, ça coupe très rapidement les jambes... Mais c'est bon pour la forme tout cet exercice. J'apprécie les stages pour ça aussi, ça fait faire pas mal de sport en peu de temps !

Vendredi 15 Mai : dernier jour, dernières prises de sang


Chaque dernière journée de stage est un peu particulière. Il y a des choses qu'on s'autorise à faire, comme ouvrir un placard, repérer où est rangé tel ou tel matériel et se dire pas besoin que je m'en souvienne, puisque je n'ouvrirai plus ce placard. C'est un petit plaisir de fainéantise qui repose la mémoire. C'est rare de se dire inutile que je mémorise ça de manière consciente. Remarquez, je m'en suis souvenu du coup, vu que je vous en parle. Je dirais même que je me souviens très bien de ce que je devais oublier. Foutue mémoire, tu te fous vraiment de nous. Quand il faut absolument se souvenir de quelque chose par contre là, y a plus personne !

Bref, dernier jour. Même musique : après la préparation des soins à faire dans la matinée (injections, perfusions...), je m'empresse de réaliser les bilans sanguins. Corps de pompe, aiguille, tubes, étiquettes, compresses alcoolisées, garrot et tout y est. J'entre dans la chambre d'un patient en compagnie de l'infirmière et celui-ci commence par nous dire qu'il a bien dormi, oui, mais que sa perfusion lui fait un mal pas possible. Il explique que certaines infirmières ne savent vraiment pas piquer dans cet hôpital. Léger malaise. Je lui ai déjà fait des prises de sang sans souci à ce monsieur-là, mais s'il est traumatisé des piqûres ce matin, ça va être plus compliqué. Tant pis, je me prépare, je prends une autre veine que celle que je piquais d'ordinaire chez ce patient -pour ne pas trop la léser, mais aussi pour le challenge- et je pique. Sans problème -j'ai vraiment le coup maintenant !-, je remplis mes deux malheureux tubes et je retire mon aiguille. Et le patient me dit « Waouh, vous êtes un champion vous, j'ai rien senti ! Y a des infirmières vraiment elles savent pas piquer, mais vous impeccable, un vrai champion ! », le pouce levé. Je souris, limite une larme de joie perle mon œil, mais je remarque que l'infirmière est toujours là, penchée sur l'autre bras du patient pour vérifier cette fameuse perfusion douloureuse. Le malaise s'intensifie : il se peut que ce soit elle qui l'ait posée la veille. J'en sais rien, je n'étais pas là. Enfin dans tous les cas, le compliment que me fait le patient est une belle critique à l'égard des infirmières... Malaise, malaise. Il y a toujours un patient pour me mettre sur un piédestal, moi simple étudiant, en mettant les autres soignants au plus bas de leur estime : on se souvient de ce patient dément l'été dernier, qui me promettait un bel avenir devant la cadre du service, ou cette patiente démente cet hiver, qui me trouvait plus délicat que l'infirmière... Je reprends le patient -sain d'esprit celui-ci- gentiment : « Rooh, il ne faut pas dire ça !.. », mais ça ne l'empêche pas d'insister. Je sors de la chambre avec mes tubes, gêné.. mais très flatté quand même !
Je serai appelé à réaliser une autre prise de sang, pour une fièvre apparue dans la matinée chez un patient. Supérieure à 38.5°C, ce sera hémocultures pour ce patient. Les hémocultures, en gros c'est pareil qu'une prise de sang classique, sauf que le sang est recueilli dans deux gros flacons plutôt que dans des petits tubes, dans lesquels se trouvent des milieux de culture permettant aux bactéries éventuellement présentes dans le sang de se développer et de déterminer si oui ou non, la fièvre est due à une bactérie. Le savoir permettra d'envisager le démarrage d'une antibiothérapie adaptée. L'infirmière me demande si j'ai déjà piqué ce patient. Non, pas celui-là. « Ah. Bon, tu verras, il est dur à piquer... ». Qu'à cela ne tienne, j'essaierai quand même. Je serre mon garrot autant que possible, sur le bras assez imposant du patient et je cherche une veine. J'ai quelque chose assez rapidement ; je me décide alors à piquer. Je tends la veine, j'approche mon aiguille et.. l'infirmière m'arrête. « Attends, attends là. Tu as repéré ta veine ? » demande-t-elle. « Oui oui... » que je lui réponds. « Ah oui. Tu piques directement comme ça, toi » réplique-t-elle. Je ne réponds pas. Essaie-t-elle de me faire douter, ou est-ce vraiment pour s'assurer que je ne m'y prends pas trop vite ? Est-ce également en raison des éloges maladroites du patient précédent, dont elle cherche à se venger ? Peu importe, je pique sans avoir changé quoi que ce soit à ma technique. Et paf, dans le mille. Les flacons se remplissent. Fiou, ça aurait été couillon que je me plante à ce moment-là. Mais c'est une nouvelle prise de sang réussie au cours de ce stage, et toujours aucun échec à ce jour. Ça y est, peut-être suis-je vraiment un champion des prises de sang.

On ne saura néanmoins pas si je suis également un pro de la pose de cathéter qui s'ignore. Je n'ai pas eu l'occasion d'en voir autant que je l'avais espéré au cours du stage. Il y en a eu une ce vendredi matin, mais l'infirmière a préféré s'y coller. Et elle n'y est pas parvenue. Elle a fait appel à une autre infirmière. Qui s'est loupée également. Une troisième infirmière réussira à poser ce fameux cathéter, bien plus tard dans la matinée. Si elles ont eu autant de mal pour réussir, je doute que j'y serais parvenu et me permettre d'essayer n'aurait fait qu'augmenter la pénibilité du soin au patient : être piqué autant de fois sans succès, ça n'a rien d'agréable, alors autant limiter autant que possible les essais inutiles... N'empêche que, ça m'aurait plus de me faire la main. À défaut, j'ai observé du mieux possible, pour tâcher de le reproduire une prochaine fois. Je pense malheureusement qu'il faudra que je mente ruse encore pour qu'on me confie la réalisation d'un tel geste.

J'ai tout de même réalisé un dernier nouveau soin au cours de cette journée : l'ablation d'un drain de néphrostomie. De manière très schématique, c'est une sonde qui est amenée jusqu'à proximité du rein et qui s'abouche à la peau, sur l'abdomen. Un petit fil chirurgical l'y attache. Ce qui est évacué par la sonde est collecté dans un réservoir. Matériel : bistouri.. et set à pansement. Foutu set à pansement, je commence à t'apprécier mais tu ne m'aimes définitivement pas, que ce soit ton emballage qu'il est impossible d'ouvrir sans déstériliser ton intérieur, ou tes pinces impossibles à manier sans avoir la puissance de Hulk concentrée entre le pouce et l'index. Je nettoie la zone d'insertion du drain au niveau de l'abdomen, avec un tampon de compresse laborieusement réalisé, puis je sectionne le fil chirurgical à l'aide du scalpel -sans trembler et sans couper le patient !- et je sors la sonde. Il faut vraiment tirer fort dessus pour la retirer. Je ne connais pas assez bien le dispositif pour vous dire par où ça passe, mais ça tient bien !
Autre patient, autre nettoyage à l'aide du set à pansement : une poche de stomie où s'abouchent une sonde de Bricker, dont je vous ai décrit le principe la dernière fois. C'est bien crade, il y a de bons amas de mucus assez dégueulasses, mais à vrai dire, je suis tellement concentré sur mes pinces et mes compresses que je ne me préoccupe même pas de l'aspect répugnant de ce que je nettoie. Heureusement qu'on n'objective pas tout ce qu'on fait au moment où on le fait, faute de quoi on serait souvent en train de tourner de l'œil...

Le service s'est terminé à l'heure, mais ni moi ni mon infirmière n'avons eu le temps de manger. Nous ne l'avons fait qu'après les transmissions et j'ai pu faire remplir une dernière fois ma feuille d'évaluation quotidienne. Elle notera qu'il me manque encore de la dextérité, à cause de mes petites difficultés avec les pinces des sets à pansement. Bonne dextérité la veille, en manque le lendemain... C'est comme ça. Faut pas chercher des évaluations trop cohérentes ! Mon titre de champion des prises de sang n'aura pas été retenu !

Bilan de ce stage


Ce billet est déjà bien plus long que le précédent. Pour faire bref, je dirais que finalement, j'ai apprécié ce stage. Contrairement à ce que je pouvais laisser entendre la semaine dernière, le fait que le nombre de choses à faire ait été bien moins important qu'en médecine interne n'a pas été un inconvénient. Ça m'a plutôt permis d'avoir le temps de réaliser les soins moi-même, car même si je suis plus habile et plus organisé, il faut avouer que je prends quelques secondes, voire quelques minutes de plus qu'une infirmière expérimentée pour réaliser telle ou telle soin. Mais impossible de gagner en rapidité avant d'avoir comblé d'abord le manque de qualité dans mes soins, dans ma technique.

Ce stage m'a redonné confiance en moi quant à mes capacités pratiques. Le stage précédent avait été l'occasion d'apprendre de très nombreuses choses, mais je portais lourdement le regret de ne pas avoir pu faire mieux sur quelques soins de base, comme les prises de sang par exemple. Au cours de ce stage en revanche, j'ai pu m'exercer librement, sans pression d'aucun facteur extérieur et la différence est nette : combien de prises de sang ai-je raté cette semaine ? Zéro, sur une bonne dizaine je pense. Combien de fois ai-je senti de grosses gouttes de sueur perler sur mon front, sous l'effet du stress ? Zéro. Il y avait vraiment de bonnes conditions pour travailler : du temps pour s'organiser, des infirmières patientes et dont la présence n'était jamais trop pesante.. et des patients plus facilement coopératifs -c'est vrai que ça aide aussi !
Je note aussi que j'ai passé moins de temps à faire l'aide-soignant. J'ai vraiment suivi les infirmières de bout en bout, ce qui a permis d'optimiser un peu le temps passé dans le service. Huit jours de stage, c'est déjà très peu et si en plus on les consacre à refaire des lits et distribuer des repas alors que ce n'est pas ça qui sera retenu, c'est plus fatigant qu'utile -même si j'aime bien refaire les lits et distribuer les repas, ça m'amuse.

Les prochaines épreuves pratiques auront lieu début Juin. Je tâcherai de m'exercer encore en salle de TP si j'en ai l'occasion, notamment pour répéter les petits détails qu'on zappe dans la réalité mais sur lesquels on se fait piéger rapidement en conditions d'évaluation ; mais je n'ai plus de doutes quant à la qualité de ma technique : franchement, ça va.

Conclusion


En conclusion : mon stage est validé ! J'ai repoussé la publication de ce billet pour y inclure cette information ; je suis allé chercher ma feuille de validation ce lundi matin. Que des Bien et des Très Bien en face des différents objectifs ; c'est génial. L'appréciation est très chouette, pas ambiguë comme la précédente, dans laquelle on me reprochait de ne pas poser de questions, d'être discret, etc. Non, là je suis sérieux, responsable et j'ai à cœur de profiter du stage.

Une nouvelle étape dans l'année est franchie. Le prochain stage arrivera très vite, début Juin. Retour en maternité cette fois, mais pas au CHU d'Angers. Cette fois, ce sera celle du CH du Mans, devant lequel je suis passé tous les jours chaque jour de mes deux années de première année. Ça va être tout drôle ! On en reparlera d'ici quelques semaines.
En attendant, il va d'abord falloir que je me consacre aux révisions : les partiels du second semestre approchent également et j'ai encore des connaissances à consolider pour être prêt. Au travail !

On se retrouve pour le prochain billet qui, si je n'ai pas l'occasion d'en rédiger un plus tôt, sera le prochain bilan mensuel, dans deux semaines.
Ciao !

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