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Stage Néonatalogie : résumé

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[Stages] publié le 05/10/2015 à 23h55

Premier stage de cette année de DFGSMa3 ! Avec tout plein de bébés, des gros, des petits... Spoiler : j'ai adoré !

Avertissement : Cet article a été publié il y a déjà un certain moment.
Il se peut que son contenu ne reflète plus exactement ma pensée actuelle.

Ciao tout le monde !

Comme annoncé dans le bilan du mois de Septembre, je vous propose aujourd'hui un rapide article de mon stage en Néonatalogie, effectué ces deux dernières semaines.

Il s'agit donc du premier stage de l'année et c'est une bonne chose. En effet, peu d'objectifs nous sont demandés au cours de celui-ci, contrairement aux autres. La cadre du service le présente d'ailleurs ce stage comme un stage d'observation, chose qui n'est pas arrivée depuis mon premier stage infirmier à la fin de la PACES.

Cela ne m'a néanmoins pas empêché de réaliser quelques soins que je vais tâcher de vous résumer dans ce billet !

Semaine 1 : L'UME


Pour être tout à fait exact, bien que ce stage soit couramment surnommé le stage néonat, la moitié de celui-ci seulement se passe réellement dans le service de Néonatalogie. L'autre moitié se déroule à l'UME, également appelée unité kangourou où sont hospitalisés les bébés ainsi que leur maman, afin que soit mieux réalisé le suivi des deux, dans les situations qui l'imposent. On y retrouve par exemple des bébés légèrement prématurés ou présentant un retard de croissance dont on veillera attentivement à la bonne prise de poids, d'autres ayant un risque de développer une infection materno-fœtale ou des mamans dont la situation psycho-sociale laisse présager des difficultés à s'occuper de leur bébé.

Dans cette unité kangourou, les soins se veulent donc particulièrement personnalisés si on peut dire les choses ainsi : elle se limite à cinq lits, permettant ainsi à l'infirmière puéricultrice de consacrer plus de temps à chaque enfant que dans un service de suites de couches classique avec dix, quinze voire vingt bébés...

J'ai passé quatre jours en compagnie des infirmières et j'ai participé avec elles au suivi de ces enfants.

Bon, le moins que je puisse dire, c'est que ça n'a pas été très souvent trop chargé ! Le peu de patients y est évidement pour quelque chose, mais s'ajoute à cela le fait que cette semaine, les mamans étaient toutes très autonomes et les bébés n'avaient pas de difficultés pour s'alimenter...

J'ai eu l'occasion tout de même de préparer quelques injections d'antibiotiques. Finalement, ce n'était pas plus mal d'avoir le temps : j'ai pu en profiter pour reprendre la main sur certains soins. C'est dingue la vitesse à laquelle on oublie quand même.

Les infirmières ne m'ont en tout cas pas poussé à faire bien plus. J'aurais pu réaliser quelques tests de Guthrie, changer des couches ou donner des conseils de sortie mais elles m'ont souvent épargné : « Boarf.. C'est un stage d'observation, t'embêtes pas, regarde. » Bon, ben très bien !

La semaine est passée relativement vite du coup. Plus, j'étais chaque jour de service de soir, donc je n'ai pas eu à me lever tôt de la semaine. Que demander de plus ?

Semaine 2 : Néonatalogie


Même si la première semaine en UME s'est très bien passée et ne m'a pas déplu par son contenu, j'étais tout de même impatient de pouvoir découvrir la Néonatalogie.

Le service est divisée en deux unités : une de réanimation dans lesquels on trouve des enfants prématurés, parfois même à la limite de la viabilité, ou des enfants dans des situations de détresse respiratoire, cardiaque, infectieuse (etc.) imposant un suivi médical des plus poussés ; et une dite de berceaux, où les enfants sont tout de même hospitalisés, scopés en permanence et surveillés très attentivement par les infirmières. C'est de ce côté-ci que j'ai été naturellement affecté.

Dans le service, l'ambiance est pesante. On est la plupart du temps dans la pénombre, dans l'absence de lumière naturelle et le bruit des scopes résonne en permanence. Non seulement, de l'extérieur le bâtiment a une allure de soucoupe volante, mais à l'intérieur, on a parfois l'impression d'être vraiment dans un vaisseau perdu dans le noir sidéral.

Ici, il n'y a pas de mamans auprès des enfants. Il faut donc veiller à la bonne alimentation de chaque bébé et s'assurer qu'aucun d'eux ne manque de rien, en plus de réaliser les soins spécifiques qui les concernent. Mais voilà : chaque bébé a sa façon de manger dans ce service. Il y a ceux qui savent prendre un biberon, ceux dont on sait qu'ils seront alimentés au sein et auxquels on donne le lait au moyen d'une paille et ceux.. qui reçoivent le lait directement dans leur estomac grâce à une sonde naso-gastrique.
Encore une fois, ça me rappelle mon premier stage infirmier en Gastro-Entérologie, où plusieurs patients étaient alimentés de cette façon. J'ai eu la chance de poser une sonde naso-gastrique chez une petite fille d'à peine plus d'un kilo et demi. C'est tout con en fait, mais l'idée de passer un tube dans l'œsophage d'un si petit bébé en passant par son nez est tout de même assez intimidante !

Ce fût probablement le soin le plus technique que j'aie eu la possibilité de réaliser au cours de ce stage.

Pour le reste, il s'agissait principalement de préparer des injections d'antibiotiques, de nouveau, ou de brancher les seringues de lait aux sondes des bébés alimentés de cette façon.

Mais encore une fois, j'ai pu profiter du temps qui m'était accordé par les infirmières pour m'entraîner sereinement sur des soins plus basiques : changer une couche, habiller un bébé.. ces petites choses que je n'avais jamais pu pratiquer tranquillement, pour lesquelles je n'avais pas de méthode bien enregistrée. On me l'avait sévèrement reproché lors de mon dernier stage l'année dernière (en même temps, c'est tellement plus simple de reprocher à un étudiant de ne pas savoir que de lui apprendre...), mais aujourd'hui, c'est une chose que je maîtrise !

J'ai également pris beaucoup de plaisir à passer du temps avec les bébés. Les infirmières n'hésitaient pas à me laisser seul avec, après s'être assurées les premières fois que je m'en sortais. J'ai par exemple consacrée près de la totalité d'une matinée en compagnie d'une petite fille d'un mois et demi en isolement et dont les pleurs ne cessent de revenir lorsqu'on la laisse seule. Mais il semblerait que chanter des berceuses soit une autre des aptitudes que je possède, des comptines en italien aux chansons des dessins animés Disney. À la fin du stage, je ne pouvais plus m'occuper d'un seul enfant sans que me vienne en tête l'air de telle ou telle chanson...

Conclusion


Voilà ce que je pouvais dire rapidement sur ces deux premières semaines de stage.

Ce sont deux semaines que j'ai beaucoup appréciées et ça fait plaisir de commencer l'année avec un stage qui se passe bien. J'ai eu des appréciations vraiment chouettes (et mettant bien en valeur ma très bonne relation avec les bébés :D).

Je n'ai pas encore reçu l'appréciation finale, ayant laissé mon dossier d'évaluation à disposition de la cadre qui doit le transmettre à l'école, mais je l'ai croisée à plusieurs reprises en Néonatalogie et elle a pu voir de ses propres yeux que tout se passait bien. Du moins, j'espère que c'est bien ce qu'elle a vu !

J'enchaîne à présent avec le second stage, en salle de naissance. À l'heure où j'écris cet article, j'ai déjà réalisé une première garde. Et même une première garde de nuit... Ouh, j'aurais des choses à vous raconter dans un prochain article !

En tout cas d'ici là, portez-vous bien ! Ciao !

Mots clés : #stage, #DFGSMa3, #infirmier, #maternité, #bébé, #néonatalogie, #puériculture, #suites de couches

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