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Stage Consultations : résumé

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[Stages] publié le 25/11/2015 à 13h39

Premier stage en consultations de l'année.. et de mes études. Pour la première fois, je me retrouve derrière le bureau, face à un dossier obstétrical vierge et à des patientes enceintes jusqu'au cou, mais pas tout à fait sur le point d'accoucher. Mais.. mais.. mais en fait qu'est-ce que c'est une femme enceinte ?!

Avertissement : Cet article a été publié il y a déjà un certain moment.
Il se peut que son contenu ne reflète plus exactement ma pensée actuelle.

Bonjour à tous !

On se retrouve aujourd'hui parce que je dois vous parler de mon dernier stage qui vient de s'achever. C'est la première fois depuis le début de mon parcours que je me suis retrouvé dans le service des Consultations. Ici, pas de femmes sur le point d'accoucher et pas à proprement parler de bébés. Pas non plus de patients malades, comme j'en rencontrais dans les services infirmiers. En consult, l'ambiance est différente ! Les missions aussi, diffèrent. De tout ce que j'avais pu faire jusqu'à présent.

En consult, il s'agit finalement de rencontrer la patiente pour la première fois, de réaliser son dossier obstétrical et de prendre la suite de son suivi, pour un accouchement qui ne surviendra que dans les semaines, voire les mois à venir. Bon, avec les cours théoriques reçus sur le sujet depuis le début de l'année et la connaissance des dossiers que nous avons, pour les avoir ne serait-ce que parcourus en salles d'accouchement ou en suites de couches, l'exercice ne devrait pas poser de problème.

Il n'empêche que passer de la théorie à la pratique, ça n'est jamais tout à fait évident, surtout quand on n'est pas sûr de connaître la distance qui séparent les deux. Parce qu'en fait... nous a-t-on vraiment expliqué ce qu'était une femme enceinte ?

Appréhension d'avant stage


Chaque fois le même refrain : qui dit stage, dit au moins un peu d'appréhension.

Comme dit en introduction, nous avons eu droit à pas mal de cours pour nous préparer à la réalisation d'une consultation et au remplissage d'un dossier obstétrical. Toujours est-il qu'entre connaître son interrogatoire théorique et le réaliser, connaître les examens biologiques et en interpréter les résultats, connaître le déroulé de l'examen clinique et l'effectuer.. il y a à chaque fois une marche à franchir, que nos cours ne peuvent nous représenter concrètement. Du moins, c'est ce que je croyais.
Je suis donc parti en stage, avec quelques connaissances théoriques, certes, mais avec le sentiment de me diriger tout droit vers l'inconnu.

À cela s'ajoutent les ragots de celles qui sont déjà passées par ce service : pour telle une ça s'est mal passé, telle autre a failli pleurer, celle-ci oh-bah-ça-c'est-bien-passé-en-fait-!, celle-là bah-franchement-pas-top..., etc. Faut dire qu'on a pas mal la pression : que l'on soit satisfait de la préparation théorique ou non, nous sommes censés savoir réaliser la consultation d'une patiente qui se présente dès la première. Bien. Et ben avec ça. Je ne suis pas sûr que beaucoup se sentiraient tout-à-fait rassurés.

Une progression pas à pas... et rapide !


Mais bon, quand faut y aller, faut y aller.

Premier jour : je suis avec une sage-femme enseignante en deuxième année. C'est déjà une bonne chose : au moins, je la connais. De plus, je réaliserai plusieurs journées avec elle au cours de ce stage, ce qui lui permettra de mieux apprécier ma progression et de mieux l'orienter, tandis que moi, je profiterai d'un discours constant tout au long du stage. Avec une structure pré-établie comme ça, les premières inquiétudes s'envolent.
Cerise sur le gâteau ? Il y aura beaucoup de patientes à voir. Autrement dit, largement l'occasion pour moi de m'exercer et de rattraper mes erreurs si jamais je devais en faire.

L'organisation est posée très vite : elle s'est proposée de réaliser la première consultation pour me permettre de voir comment ça se présentait. Dieu merci, je craignais qu'on me demande de sauter à pieds joints dans le grand bain sans avoir d'abord appris à nager. Ni même sans avoir déjà vu de l'eau... Ensuite, à chaque consultation, elle me laissera l'occasion de réaliser un élément de la consultation : un bout d'interrogatoire, un bout de l'examen clinique, un bout de conseils... Tout cela étape par étape, pour que finalement, à la fin de cette première journée -qui fût sacrément longue et bien assez éprouvante, je ne vous le cache pas-, j'aie déjà appris une foultitude de choses. Par la répétition successive, je parvenais à la fin de ce premier jour à interroger la patiente sur les différents symptômes qu'elle pouvait présenter en raison de sa grossesse et à réaliser une part de son examen clinique (palpation utérine, écoute des bruits du cœur du bébé, prise de tension manuelle1).
Je me sentais prêt pour la deuxième journée, au matin de laquelle, j'allais devoir remplir un dossier obstétrical tout seul, devant notre enseignante principale.

Deuxième jour donc : j'arrive assez tôt pour préparer au maximum cette matinée très importante. La journée formative comme on l'appelle. De manière très précoce dans le stage, nous devons réaliser la première partie d'une consultation (constitution du dossier obstétrical, interrogatoire du jour) tout seul ainsi qu'une bonne part de l'examen clinique. Mais grâce à la première journée, j'étais serein. Puis la première patiente ne devait pas arriver avant 9h15 ou 9h30... J'étais largement en avance.
Et la patiente n'est pas arrivée. On l'a d'abord cherchée partout car elle était notée comme arrivée au secrétariat, avant que la sage-femme ne lui téléphone et que la patiente précise qu'elle ne s'est pas présentée à la Maternité, qu'elle ne pourrait être là aujourd'hui. Boooon... Bah ma foi, c'était une journée qui commençait plutôt bien si, pour la formative, la patiente était absente.
La seconde patiente était prévue pour 10h30/11h -je ne sais plus-, j'ai donc eu largement le temps de me préparer... Et ma consultation s'est bien déroulée. La sage-femme ne s'est pas privée de me poser des questions, mais toujours de manière bienveillante, pour me guider si jamais j'oubliais un détail. L'examen clinique s'est également bien passé. Au final, l'enseignante a été plutôt élogieuse à mon égard, en soulignant que j'avais beaucoup progressé par rapport à ce que j'avais pu montrer en travaux pratiques. Ça m'a fait énormément plaisir et ça m'a invité à faire encore mieux au cours de la suite de ce stage.

Je ne m'attarderai pas plus sur le déroulement du stage, son contenu en étant tout de même assez vite répétitif. J'ai néanmoins eu la sensation de progresser au fil des jours et même au fil des consultations d'une même journée, notamment grâce aux conseils de la sage-femme enseignante de deuxième année et à sa méthode étape par étape. À chaque consultation, elle me glissait discrètement quand c'était mon tour d'intervenir ou me faisait un signe de l'œil ou du genou pour me faire prendre conscience à chaque fois que j'oubliais quelque chose ou si je pouvais encore ajouter un élément : demander quels sont les traitements que prend la patiente actuellement par exemple, ou bien évoquer toutes les raisons pour lesquelles la patiente doit se présenter aux urgences... « Si je parle, c'est qu'il te manquait un truc ! » me rappelait-elle. Lors de ma dernière journée avec cette sage-femme, il était convenu que je n'aurai plus besoin de ces signes pour m'en sortir et que je devrai enchaîner le plus possible : passer de l'interrogatoire général pour le dossier à l'interrogatoire du jour, plus spécifique, et passer de l'interrogatoire du jour à l'examen clinique, sans en oublier les particularités pour chaque patiente -car si pour l'une, il faut réaliser un toucher ou un prélèvement vaginal, ce ne sera pas nécessaire pour l'autre, etc.
Et je m'en suis bien sorti apparemment puisque sur les dernières consultations, la sage-femme ne disait vraiment plus grand chose !

Autres : consultations avec les anesthésistes, cours de préparation à l'accouchement...


Au cours de ce stage, nous avons également des demi-journées à passer en dehors des salles de consultation des sages-femmes. Avec les médecins anesthésistes d'abord, qui voient les patientes avant l'accouchement, afin de dépister toute contre-indication à une anesthésie et surtout, prévenir certaines complications si une anesthésie générale devait avoir lieu.

Petite anecdote : nous avons reçu une patiente dont j'avais moi-même consulté le dossier au cours d'une consultation avec la sage-femme. Je l'ai soufflé à l'anesthésiste. « C'est donc ton écriture, ça ? » a-t-elle demandé. Oui, ai-je timidement répondu... « Ah ! C'est pour ça que j'aime les dossiers de sages-femmes ! C'est propre, c'est clair, y a tout ; pas comme les médecins, regarde-moi ça » continua l'anesthésiste en prenant un autre dossier, « on n'y comprend rien là, qui c'est qui a fait celui-là... ». Ça m'a fait rire ! Et un petit peu plaisir quand même ! :)

J'ai également assisté à deux cours de préparation à l'accouchement. Deux heures en compagnie de trois ou quatre femmes enceintes, auxquelles la sage-femme présente un sujet en rapport avec la grossesse, l'accouchement et la maternité et répond à leurs questions. Les séances se terminent par un moment de relaxation, de sophrologie, où grâce à un ton de voix légèrement hypnotique, la sage-femme invite les patientes à se concentrer sur leurs sensations. J'ai joué le jeu.. et j'avoue que c'est un petit particulier pour moi de me concentrer sur mes contractions utérines ! :p

Je terminerai cet article avec une petite phrase pour dire qu'au cours de ce stage qui s'est très bien passé dans l'ensemble, j'ai malheureusement eu une demi-journée compliquée, voire tendue avec une sage-femme, du fait d'un important problème de communication entre nous. Je n'entrerai pas plus dans le détail, mais ça méritait tout de même d'être noté. Tout n'est jamais parfait de bout en bout en stage, il faut toujours un petit quelque chose pour ternir un peu le récit !

Conclusion


Voilà pour ce stage, que j'ai bien plus apprécié que je ne l'aurais cru ! Je craignais que ça se passe mal, que je n'y sois pas assez préparé. C'était un exercice complètement nouveau et finalement, je pense avoir appris à le maîtriser. Certes, peut-être pas parfaitement ; il y aurait toujours à redire, mais tout de même : au moins à hauteur de ce qui était attendu. J'ai réalisé que si les cours sur le sujet semblaient parfois insuffisamment concrets, ils étaient un repère essentiel quand venait l'heure de la pratique.
Et j'ai également réalisé qu'une femme enceinte à 8 ou à 9 mois, ça ne diffère pas tant que ça d'une femme sur le point d'accoucher, ni d'une femme normale -supposé qu'être enceinte est un état particulier. Si je ne devais retenir que ça, ce serait pas mal !

J'enchaîne à présent avec le second stage en salles de naissance de l'année, au cours duquel j'espère apprendre encore plus de choses que lors du premier ! Et s'il pouvait se dérouler aussi bien, ce serait super !

Je vous dis maintenant à la semaine prochaine pour le bilan du mois de Novembre ! Ciao !

1. C'est bête, mais dans tous les services finalement, on prend la tension grâce aux appareils automatiques. Mais c'est bien plus marrant de faire ça avec le stéthoscope !!

Mots clés : #stage, #DFGSMa3, #consultations, #sage-femme, #maternité

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