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Stages SDN et SDC : résumés

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[Stages] publié le 20/12/2015 à 14h36

Près de quatre semaines se sont écoulées depuis le dernier billet et au cours de celles-ci, j'ai réalisé deux stages que je dois aujourd'hui vous résumer.. avant de profiter au maximum des vacances !
Retour en salles de naissance après cinq semaines d'absence, mais également retour en suites de couches, après (presque) six mois loin des patientes accouchées.

Avertissement : Cet article a été publié il y a déjà un certain moment.
Il se peut que son contenu ne reflète plus exactement ma pensée actuelle.

Ciao tout le monde !

Comment allez-vous ? Déjà bientôt Noël, l'année se termine !

Bon, j'ai dit dans le dernier article que nous nous verrions le 1er Décembre pour faire un bilan du mois de Novembre, mais on est déjà le 20 et je n'ai pas réellement trouvé le temps pour rédiger ce bilan. Pas plus qu'un article pour parler de mon second stage en salles de naissance, remarquez. Au final, ça fait presque un mois que je n'ai pas posté sur le blog. Je devrais également parler du stage en suites de couches qui a immédiatement suivi et que je viens d'achever.
Ce n'est pas grave, on va s'accommoder de ce retard et je vais parler de tout ce dont je n'ai pas pu parler plus tôt dans cet article !

Je ne trouvais de toute façon pas pertinent de rédiger des articles très détaillés pour parler de ces stages : j'en ai déjà fait un très complet concernant mon premier stage en salles de naissance il y a deux mois, et j'ai déjà parlé des suites de couches en Juin (je sais, ça remonte) dans trois articles (oui, oui, trois !) résumant toutes les gardes réalisées à l'hôpital du Mans. Bon cette fois, ça se passe à Angers, mais je ne pense pas nécessaire de tout re-développer.

Du coup, pour aborder ces stages, je ne résumerai que quelques points qui m'ont paru les plus marquants. Bonne lecture !

Stage en Salles de naissance : retour en terrain connu


Cinq semaines se sont écoulées entre le premier stage en salles de naissance de l'année et le second. Autant dire que j'avais encore les souvenirs assez frais de l'ambiance dans le service et de ce qu'on y faisait. Ça ne m'a pour autant pas empêché d'avoir la petite appréhension d'avant stage, mais j'étais confiant car tout s'était très bien passé lors du précédent et je ne craignais pas d'être perdu, même si les exigences allaient sans doute monter d'un cran.

Il faut cependant reconnaître que je n'ai pas eu la chance de mon côté sur les premières gardes : je suis souvent tombé sur des patientes ne souhaitant pas qu'un homme assiste à leur accouchement. Ça n'était pas arrivé la dernière fois, mais là, j'y ai presque eu droit à chaque fois, ce qui m'a souvent mis dans la situation gênante de commencer la journée avec une sage-femme, puis de devoir en changer quelques instants après... Même si on ne me reproche évidemment pas de me retrouver dans cette situation, quand ça devient récurrent comme ça, j'ai l'impression de laisser croire que je le fais exprès. Non non, c'est juste une question de malchance.

Une fois ces contretemps quasi-quotidiens réglés, tout se passait bien. Je me suis senti plus autonome dans la réalisation de certains soins et dans l'organisation de ceux-ci. Je pense notamment à tout ce qui concerne le suivi post-accouchement, la réinstallation de la patiente et la préparation à sa remontée dans les services de suites de couches. Petite toilette, sondage urinaire, bilan des deux heures... toutes ces petites choses sympathiques. J'ai également pu réaliser l'examen de quelques nouveaux-nés, chose que je n'avais absolument pas pratiquée la dernière fois. Concernant le suivi du travail, rien à signaler sinon que j'étais moins imprécis dans l'interprétation de mes touchers vaginaux... sans toutefois être plus exact ! Mais là, ça dépend beaucoup des jours, des patientes ou de la sage-femme que je suis : soit je les ai tous de bons et c'est super, soit je me trompe pour tous. Puis j'ai appris à rompre la poche des eaux, c'est assez sympa à faire !

Mais ce qui a marqué mon stage, c'est incontestablement cette nuit où j'ai eu la possibilité d'accompagner une patiente souffrant de pré-éclampsie.. et dont le fœtus était décédé in utero. En tant que jeunes étudiants, nous ne sommes pas contraints d'assister à de telles situations, mais je m'en sentais capable.. et il n'y avait pas d'autres patientes. J'ai donc participé au suivi extrêmement régulier de cette pré-éclampsie et ai assisté la patiente dans sa douleur tout au long de la nuit. Une douleur physique, liée aux contractions provoquées par les médicaments dans le but d'expulser le fœtus et que l'anesthésie péridurale ne parvenait pas à soulager. Sans doute cette douleur était-elle intensifiée par une immense douleur psychique, que la patiente n'a finalement que très peu abordé au cours de la nuit. Ce n'est que vers 5 heures du matin, alors que nous nous occupions d'une autre patiente, que nous avons été prévenus par l'anesthésiste que la tête du fœtus était en train de paraître...
La sage-femme a délicatement récupéré l'enfant pendant que je tenais la main de la patiente. Mais elle m'a immédiatement demandé de tenir l'enfant de manière à ce qu'elle récupère un linge pour l'y déposer. Ça a été un moment très particulier. Tenir un petit corps inanimé, une trentaine de centimètres, moins d'un kilogramme et portant les stigmates du décès... Ça a duré une bonne minute je pense, peut-être plus. C'était troublant. L'enfant a été emmené dans une petite salle pour être examiné. Nous avons pris quelques photos de lui, que les parents pourront consulter s'ils le désirent. Nous avons enfin déposé le petit corps dans une boîte, placée au réfrigérateur, afin qu'une autopsie puisse être ensuite pratiquée. C'était fini.
Cette nuit-là a été particulière, on n'y est pas vraiment préparé et ce qu'il se passe dans la tête de la patiente en un tel moment est sans doute inimaginable. Mais j'ai eu le sentiment d'avoir été à la bonne place et d'avoir fait tout ce que je pouvais quand la patiente m'a remercié d'avoir été là.
Je garderai sans doute un souvenir de ce premier enfant mort-né, de la même manière que j'essaierai de garder en mémoire le premier accouchement d'enfant vivant auquel j'ai assisté, même si celui-ci ne portera pas de prénom et ne vivra pas les belles choses que l'on souhaite traditionnellement à la sortie de la Maternité.

Voilà ce qui aura sans doute le plus marqué ce stage. Plus encore que l'accouchement pendant lequel, la sage-femme m'a laissé poser les mains sur la tête et m'a tout laissé en l'état, pour réaliser de son côté une injection d’ocytocine. Ceci dit, ça m'a fait tout drôle d'être tout seul entre les jambes de la patiente, de récupérer le bébé, le déposer sur sa mère et couper le cordon !
Le dernier accouchement de ce stage aussi, réalisé entièrement à genoux et sans lumière était vraiment une expérience intéressante !

Ce deuxième stage m'a permis de mettre en application ce que j'ai appris lors du premier, mais il faudra viser plus haut lors du prochain qui inaugurera l'année 2016, dès Janvier ! Je devrai notamment ne plus hésiter à prendre des initiatives : ça demande un peu de confiance en soi, mais a priori, j'ai tous les éléments pour m'en sortir.

Stage en Suites de couches : retour.. en terre inconnue ?


Je l'ai mentionné en introduction : la dernière fois que je me suis retrouvé en Suites de couches, c'était il y a six mois, au Mans. J'ai gardé un très bon souvenir de ce stage, au cours duquel j'avais pu apprendre et réaliser beaucoup de choses, tout en profitant d'une grande autonomie. Depuis, à part une courte semaine à l'Unité Mère-Enfant fin Septembre -pendant laquelle je n'ai pas fait grand chose-, je n'avais pas remis les pieds dans un tel service. J'étais donc curieux de voir quelles allaient être les différences entre Le Mans et Angers dans l'organisation des soins.

Je pensais qu'elles allaient être plus nombreuses que ce que j'ai observé : il y a plus de patientes à Angers, mais il n'y a pas de puéricultrice au Mans... On s'occupe donc de plus de patientes à Angers, mais comme on s'occupe moins directement des bébés, la charge de travail reste comparable et la méthodologie est la même. Au Mans, on faisait peut-être plus certains soins avec les bébés dans les bras ! Je ne sais plus comment ça se goupillait, mais on en était un peu plus proche.

Que dire sur ce stage. Je pense avoir pris le pas très vite et j'étais très rapidement calé sur l'interrogatoire quotidien qu'on déroule auprès de chaque patiente pour s'assurer que tout va bien. De même pour l'examen clinique, que j'avais bien intégré au Mans. Chaque sage-femme a ensuite sa manière particulière de les réaliser, en insistant plus ou moins sur certains points et donc chaque jour, je change un petit peu. Mais sur l'ensemble, je connais le speech.
J'ai également essayé d'intégrer au cours du stage tous les conseils que l'on donne aux femmes à la sortie de la Maternité. Pareil, c'est le genre de choses où plus on en fait, mieux on sait le faire et sur la fin de stage, je connaissais nettement mieux tous les points à aborder : hygiène, suivi post-natal, rééducation, contraception, vaccination, etc.

Après, c'est sûr que ce n'est pas en suites de couches qu'il y a le plus d'animation, mais j'ai tout de même apprécié les gardes, notamment trois tout particulièrement. La première, en compagnie d'un sage-femme, alors que j'avais toujours accompagné des sages-femmes femmes jusqu'à présent : c'était chouette de voir comment ça se passait quand un homme prenait les commandes du service. Les patientes ne m'ont pas paru plus surprises que ça de voir arriver deux hommes en même temps dans les chambres. L'ambiance était vraiment bonne. Les deux autres, en compagnie d'une sage-femme cette fois, que j'avais l'occasion de croiser régulièrement lors des transmissions d'une équipe à l'autre, mais qui était donc toujours du tour précédent. J'ai passé les deux dernières gardes avec elle et je ne pense pas avoir déjà ressenti un tel sentiment de coopération sage-femme/étudiant. Elle était pourtant présente presque à chaque fois lorsque je réalisais les examens, chose parfois vite agaçante, mais à aucun moment ici, je ne me suis senti oppressé par cette présence. Je ne me suis pas senti moins autonome, ni trop encadré. Preuve sans doute que je me débrouille bien et qu'il n'y avait pas trop de remarques à faire. Je pense avoir beaucoup appris auprès de cette sage-femme en terme d'organisation. Puis comme elle le dit elle-même, elle bavarde beaucoup ! C'était très sympa de discuter avec elle, tant des patientes que d'autres choses.
Qui aurait cru que je me retrouverais à parler de karaté avec une sage-femme en plein milieu du service..!

Bref, un dernier stage qui s'est très bien passé également et un service dans lequel j'ai hâte de retourner en 2016 ! J'aurais l'occasion la prochaine fois de mettre en application tout ce que j'ai appris au cours des gardes, que cesoit dans l'organisation des soins ou dans leur réalisation. La prochaine fois, ce devra être nickel !

Et mes résultats d'épreuves...


Allez, petit point difficile de cet article. Au cours de ces dernières semaines, j'ai eu les résultats des différentes épreuves d'Obstétrique et de Pédiatrie passés fin Septembre, mi-Octobre et début Novembre. Et comment dire...
Ben c'est pas fameux du tout.

En Pédiatrie, ça passe, mais j'aurais sans doute pu mieux faire. J'aurais eu besoin de plus de temps pour réviser et approfondir certains points, mais ça, j'ai déjà mentionné sur ce blog que ça m'avait grandement manqué. Allez, 12 de moyenne quand même : c'est pas le plus haut, mais absolument pas dramatique.

En Obstétrique par contre, ça ne passe pas, mais alors pas du tout. Non seulement, j'ai eu les pires notes de la promo (faut pas avoir honte de le dire...), mais de bien loin en plus. Bon, je savais que du point de vue connaissances, je n'étais pas au point, tout comme en Pédiatrie, mais cela ne suffisait pas à expliquer de telles gamelles. D'autant qu'à la sortie des épreuves, mon ressenti n'était pas grandement différent de celui de mes camarades. J'ai donc demandé à voir mes copies auprès de notre enseignante principale, responsable également de ces deux épreuves, afin de voir s'il n'y avait pas non plus un gros problème de méthodologie dans ce que j'avais rendu. C'était pour moi la seule chose qui pouvait expliquer un tel écart entre mes notes et celles du reste de la promotion.
Nous avons donc repris mes copies et tout s'est expliqué très vite : certes oui, je n'avais pas pu être au clair sur tous les points de cours au terme des épreuves, mais même sur ce que je connaissais, le fait de ne pas avoir compris certaines questions sur le même mode que les autres m'a très nettement coûté quelques points. De crainte de faire dans le hors-sujet, je me suis bridé sur une question... J'ai également perdu des points pour avoir mal formulé une réponse, alors que son contenu était juste... Dans ces conditions, les points partent très vite.
Mais j'ai été rassuré dans le sens où les connaissances, je les avais. Ou du moins, je les ai ensuite intégrées grâce au stage en Consultations, qui m'a permis de poser beaucoup de choses concernant le suivi obstétrical.

Il est juste de dire que n'ayant pas tous nos stages dans le même ordre et qu'au cours de ceux-ci, nous ne rencontrons pas tous les mêmes situations, nous avons chacun un apprentissage très différent. Les cours théoriques ne prennent pas la même dimension, que l'on ait vécu les choses en vrai d'abord, ou que nous soyons toujours dans l'attente de voir la chose se produire avant d'en saisir l'importance. Et je pense avoir personnellement eu besoin de voir comment se passaient les consultations par exemple, pour comprendre l'interrogatoire clinique. De même, je ne peux pas m'en vouloir de ne pas connaître sur le bout des doigts la préparation d'une patiente pour une césarienne en urgence, quand je commence à peine à y voir clair dans l'organisation d'un accouchement qui se passe bien. En revanche, c'est certain que pour la fille d'à côté qui a déjà eu la chance -ou la malchance- de tomber six fois sur cette situation en stage, la compréhension du sujet sera meilleure.

Pour conclure sur ce sujet, je tiens à souligner que même si ces notes sont mauvaises -7 de moyenne, c'est pas top...-, j'ai toutes les chances de rattraper le coup lors des partiels. Un simple 12 suffirait à me ramener à 10 grâce aux coefficients, si j'ai bien calculé. Je ne pense pas que ce soit hors de portée. C'est pas comme si je devais taper 16 à tout prix... Je vais travailler pendant les vacances et ça devrait le faire. Et quand bien même je n'y arriverais pas du premier coup -mais ça me ferait mal quand même-, j'aurais encore une deuxième chance lors des rattrapages. Alors mon année n'est pas condamnée, on n'en pas encore là !

Conclusion


Voilà pour les trois points que je voulais aborder avec vous.

Programme des vacances : révisions certes, mais aussi du repos. Ce sont les premières vacances que l'on a depuis Septembre.. que dis-je, depuis le 31 Août ! Et elles commençaient à se faire attendre. Même si j'ai tâché de maintenir un niveau de fatigue raisonnable pendant ces six semaines consécutives de stage histoire de ne pas être tel un mort-vivant dans les services, les longues journées de douze heures, ça casse. L'alternance jour/nuit, ça crève aussi. On ne voit plus le temps passer de la même manière : un coup ça passe vite, un coup on a l'impression que ça n'avance plus... Bref, il faut remettre toutes les pendules à l'heure !

Je vous souhaite à tous de bonnes vacances !

PS : Cet article sera sans doute le dernier sur ce blog... En version 3.1, j'entends ! J'ai préparé une toute nouvelle version et j'espère pouvoir la mettre en place très prochainement ! Surprise :)

Mots clés : #stage, #DFGSMa3, #accouchement, #sage-femme, #maternité, #bébé, #naissance, #suites de couches, #épreuves, #résultats

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