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Stage SDN : résumé (Gardes 1 à 9)

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[Stages] publié le 23/10/2016 à 17h49

Fin des vacances, deux semaines de cours.. et nous voilà tous repartis en stage ! Et moi tout particulièrement, car je totalise déjà douze semaines de stage en Salles de Naissance, suite à ma première année de DFGSMa3. Alors en ce début de DFGSMa3², comment vais-je vivre ce premier stage ? La réponse dans cet article !

Info : Cet article était censé paraître il y a trois semaines... et j'ai malencontreusement oublié de le poster ! Désolé !

Ciao tout le monde !

Comme annoncé la dernière fois, je vous propose un article consacré aux trois semaines de stage que je viens d'achever en salles de naissance.

Et commencer par dire que redoublant cette DFGSMa3, j'étais curieux de voir ce qu'il me restait des quelques douze semaines consacrées à ce service l'an dernier. Douze semaine, ça représente trente-six gardes, soit 432 heures d'expérience en salle. On lit parfois qu'il faut consacrer 10.000 heures à une tâche pour devenir un expert en la matière... Ça représenterait près de 830 gardes. Au rythme de trois gardes par semaine (36 heures), il faudrait, selon cette hypothèse, passer pas moins de 5 ans et demi à faire des accouchements avant de maîtriser la chose à la perfection. Et encore, toutes les gardes sont loin de se ressembler.

Tout ça pour dire que repartir pour 432 heures de garde cette année, après tout, ça ne fera qu'ajouter un peu à l'expérience que j'emmagasinerai avant d'être diplômé, ou à plus court terme, avant de partir en Quatrième et Cinquième année ! Et à l'heure où j'écris ces lignes, j'en ai déjà 108 de plus qu'il y a trois semaines !

Petit rappel enfin : je limiterai évidemment le contenu de mes articles à mon propre vécu et ne parlerai absolument pas des situations que je rencontre, sauf dans les très grandes généralités. Ceci, d'une part parce que j'ai une très mauvaise mémoire de ce qu'il se passe d'une garde à l'autre et j'aurais donc bien du mal à vous les retranscrire et d'autre part, parce que les retranscrire ici risquerait de ne pas être en accord avec le respect du secret médical. Dans le doute donc, j'évite.

Sur ce, bonne lecture !

Première garde : la reprise !


Je me souviens plutôt bien de ma première garde l'année dernière.

Non, dire que je m'en souviens plutôt bien est un peu exagéré. Je ne me souviens plus ce que j'y ai vu, sinon que c'était calme et que commencer un dimanche de nuit avait rendu la découverte encore plus étrange. Je me souviens en revanche de quelques trucs que j'y ai appris et qui m'ont marqué pour la suite, jusqu'à aujourd'hui. Y a des choses comme ça, que l'on apprend une fois et que l'on retient toute sa vie. J'imagine alors assez bien ce que doivent ressentir mes nouvelles camarades de garde en arrivant dans le service et je réalise rapidement tout ce qu'elles vont devoir découvrir très vite pour être efficaces auprès des patientes et des sages-femmes. Et cette réalisation m'enlève tout stress. Je prends conscience du niveau que j'ai atteint en fin d'année passée et surtout, du chemin parcouru depuis cette fameuse première garde. Il n'y a finalement que peu de choses que je ne sais pas faire en autonomie -par rapport au niveau attendu en DFGSMa3. Après tout, mes stages ont tout de même tous été validés du premier coup l'an dernier !

Pour cette première garde, j'ai travaillé avec une sage-femme que je connaissais seulement pour avoir assisté à ses cours sur l'allaitement maternel à l'école. Le courant est tout de suite passé, elle-même pensant avoir déjà travaillé avec moi auparavant. J'ai également pris le parti de n'annoncer mon redoublement que si l'on me le demande, craignant que si je l'annonce d'emblée, cela puisse créer un frein aux choses que l'on pourrait m'apprendre et/ou à l'inverse, me laisser faire.

Cette première garde a été plutôt occupée, même si ce ne fût pas la plus chargée du stage. Une naissance tout de même, avec la naissance d'une grande petite fille, 4 kg, 53 cm.. dont la maman a accouché quasiment sans pousser : ce qui m'a permis de guider tranquillement l'accouchement, la sage-femme dans mon dos et moi-même.. à genoux. Ça muscle les jambes ce boulot.

Je n'ai pas vu les heures de cette première garde défiler. J'ai pu effectuer la plupart des actes et soins qui regardent le suivi de travail, l'accouchement à quatre mains vraiment très souple et l'examen du bébé. La totale presque !

Ma première appréciation dans mon rapport de stage est chouette ! Très bonne reprise, très bonne application des connaissances.. et aussi Discret (trop ??) mais efficace ! Comme quoi j'ai dû vraiment faire naturellement ce que je savais faire pendant cette garde !

Deuxième garde : cours de suture


La seconde garde fût également très sympa. J'ai eu la chance de retrouver en salles de naissance, une sage-femme qui m'avait encadré l'an dernier en suites de couches et qui avait, ce jour-là, largement loué l'autonomie que j'avais dans le service et le relationnel que j'avais avec les patientes. J'étais donc très content de pouvoir passer une garde dans cet autre service avec elle ; je savais que j'aurai l'occasion de pratiquer.

Et l'activité de la nuit (la première garde de nuit de l'année donc) s'y est prétée ; du moins un accouchement dès le début de la garde pour ce que je me souviens (difficile de tout se remémorer avec précision...), pour lequel j'ai moi-même installé et préparé la patiente, ainsi que le matériel, le temps que la sage-femme prévienne ses collègues. Quand la sage-femme est entrée dans la salle, tout était prêt ; j'étais habillé, ganté, masqué, charlotté. Il ne restait plus qu'à faire pousser. Ce qui fût fait.. la sage-femme n'ayant pas pris la peine d'enfiler ses gants tout le long de la descente du bébé, pour ne les mettre qu'à la toute fin quand s'est avérée raisonnable de pratiquer une épisiotomie. Épisiotomie que j'ai faite.. ou du moins tenté de faire, avec les ciseaux qui ne coupent rien et de la main droite comme l'exige le protocole alors que je suis gaucher. Bon, au final, la patiente a eu droit à une incision d'environ trois centimètres (contre les six attendus), qui ont peut-être aidé le bébé à sortir. Je ne veux pas attiser sur ce blog de débat pro ou anti-épisio ; je n'ai aucun avis sur la question. Toujours est-il que le bébé est né dans de bonnes conditions et que cette petite épisiotomie a été l'occasion pour la sage-femme de me former un peu à la suture !

J'ai été ravi d'avoir ces premières explications. La suture, c'est quelque chose que l'on aborde sur le plan théorique en fin de Troisième année, et que l'on apprend à pratiquer en TP en tout début de Quatrième année.

Une deuxième bonne appréciation est venue terminer la nuit. Prend de bonnes initiatives, bonne pratique de l'accouchement eutocique.

Troisième garde : premiers points !


Je parlerai de cette troisième garde pour dire simplement que, fort de mon initiation à la suture lors de la garde précédente, j'ai pu ce jour-ci mettre en pratique et réaliser mes premiers points sur des déchirures périnéales superficielles. Qu'est-ce que j'étais content ! La sage-femme m'a fait profiter de sa technique, qui semble me convenir. Ce n'était pourtant pas gagné d'avance : étant gaucher comme je l'ai dit, il n'est pas forcément évident pour nous autres, d'apprendre à faire comme les droitiers. Mais tout s'est bien passé et je retiendrai sans doute cette manière de faire dans un premier temps.

Le reste de la garde a été très calme. Je n'ai eu qu'un seul accouchement à 9h. Autrement dit, je n'ai pas fait grand chose de 11h à 20h. Y a des jours sans !

Quatrième & Cinquième gardes : rien


Y a même parfois plusieurs jours sans...

J'ai même fait une petite bourde lors de ma quatrième garde, et comme il ne s'est rien passé de plus, il n'y avait finalement que ça à mettre dans mon rapport. Pour tout vous dire : je me suis trompé dans l'aiguille à utiliser pour réaliser une injection intra-musculaire, au lieu de quoi j'ai utilisé une aiguille pour injection sous-cutanée ; les deux étant présentes dans la boîte du produit que je devais administrer. J'ai pris l'une au lieu de l'autre et c'est au moment d'injecter que ça m'a frappé. La sage-femme l'a vu.. et bim.

La cinquième, pas grand chose. Une patiente césarisée pour pré-éclampsie. Ça ne demande pas beaucoup de boulot tout ça, ce sont les médecins qui se chargent de ça. De notre côté, on s'occupe du bébé. Ceci dit, j'étais content de pouvoir le récupérer à la sortie du ventre de sa mère !

Sixième garde : plein !


À l'inverse, pour la sixième garde, les salles ont été pleines quasiment toute la journée ! Et en plus : j'étais le seul étudiant en garde dans le service ce jour-là. J'ai commencé la journée avec trois patientes à prendre en charge : une patiente en travail -qui accouchera dans la matinée-, une accouchée et une autre pour une surveillance de rythme avant une version (c'est-à-dire retourner le bébé quand celui-ci n'a pas la tête en bas). Suite à l'accouchement d'ailleurs, j'ai de nouveau pu réaliser quelques points de suture, avec plus d'aisance que la fois précédente !

La matinée se passe à toute vitesse, mais je ne me sens finalement pas submergé : malgré les patientes qui défilent dans le service, je reste au courant de ce qui se passe autour. On n'a pas si souvent des gardes chargées comme celle-ci, mais ce sont sans doute celles où l'on apprend le plus car il y a toujours quelque chose à faire et la sage-femme est souvent occupée à autre chose. C'est le moment idéal pour proposer de faire telle ou telle chose pour que tout le monde avance.

À midi, malgré le travail qu'il restait encore, la sage-femme m'a permis d'aller assister à une réunion sur l'analyse du rythme cardiaque fœtal. Ça m'a permis d'apprendre des choses.. et de souffler un peu ! Je suis allé manger rapidement ensuite, avant de reprendre les surveillances diverses dans le service.

Il fallait également que je rencontre la cadre du service ce jour-ci. C'est après un accouchement en fin de journée, vers 19h, que nous avons trouvé le temps de parler du déroulement de mon stage. Ça s'est très bien passé. Nous avons évoqué mes gardes bien entendu, mais aussi mon redoublement ainsi que mon ressenti de l'année dernière. La garde s'est achevée alors que nous discutions encore d'ailleurs ; la sage-femme est venue me trouver pour remplir mon rapport, et de décider plutôt de l'emporter pour y noter ses appréciations à tête reposée.

Je n'ai découvert ce qu'elle avait écrit que la semaine suivante, mais elle a rempli la page d'éléments positifs ! Prend de bonnes initiatives, propose des conduites à tenir adaptées, bonne gestion de plusieurs patientes en même temps, organisation et ancitipation des soins selon l'urgence en très bonne voie d'acquisition, entre autres !

Septième garde : « plus à l'aise que l'année dernière »


Septième garde plutôt bien occupée aussi. Bon là pour vous dire, je ne sais plus vraiment ce qu'il s'est passé pendant cette garde, à part que j'ai suivi deux patientes tout au long de la journée et que sur les deux, je n'ai pu assister qu'à l'accouchement de la première -la seconde ayant finalement été césarisée quelques dizaines de minutes après la fin de ma garde.

Mais je retiens surtout que j'ai passé la journée avec une sage-femme que j'avais déjà suivie auparavant ; l'an dernier et peut-être même en Deuxième année, et dans différents services, que ce soit les salles de naissance, les suites de couches et même les urgences si je me souviens bien. C'est donc une sage-femme qui m'a vu évoluer.. et surtout ramer à mes débuts sans doute ! J'ai donc été très attentif cette journée à montrer que j'avais progressé, que ce soit dans mon organisation ou dans la réalisation des soins, mais aussi dans la prise d'initiatives.

Ça a payé semble-t-il car j'ai maintenant dans mon rapport une petite ligne qui dit Étudiant qui semble plus à l'aise que l'année précédente, de bons réflexes. Pas de chance en revanche et ne me demandez pas pourquoi mais sur cette garde, mes TV n'étaient que rarement exacts. Ils étaient bien plus souvent justes au cours des gardes précédentes. Des cols difficiles ? Je ne sais pas ; ça reste une chose peu aisée, mais de haute importance dans le suivi de travail et ne pas les avoir maîtrisés pendant toute une partie de la garde fût mon seul regret de la journée !

Huitième et Neuvième gardes : dernières nuits


Je regroupe ces deux dernières gardes car je les ai passées avec la même sage-femme. Mais autant la Huitième avait été un peu occupée (petit suivi de travail, petit accouchement... vous voyez le genre), autant la Neuvième, je n'ai rien eu. Enfin si, une dame, amenée aux urgences par son mari et extraite de la voiture par l'équipe soignante alors qu'elle était en pleine crise convulsive. Antécédent d'éclampsie lors d'une précédente grossesse, mais pas de pré-éclampsie au cours de celle-ci ; bref, elle a été césarisée en urgence. Il n'était que 20h, la garde venait tout juste de commencer. Après cet épisode d'urgence vraie, qui a animé tout le service quelques minutes, l'ambiance est vite retombée.

Alors je suis allé m'occuper aux urgences, accueillir les quelques patientes qui se sont présentées. Ça s'est bien passé. Les urgences, c'est un service que j'appréhende, en raison de mon stage l'an dernier qui a peut-être été l'un de pire de l'année selon moi -non seulement parce que les remarques que j'ai dû encaisser n'étaient pas des plus délicates, mais aussi parce qu'il s'est déroulé au moment où moralement, ça allait le moins. Mais j'ai eu l'occasion d'y retourner ensuite, pendant les stages en salle de naissance et mener quelques consultations de temps en temps me permet de renouer avec ce service ! Tout ça pour dire que là encore, ça s'est bien passé.. et ça a occupé un peu ma nuit surtout !

Et deux appréciations positives sur ces deux gardes, pour terminer, ça fait plaisir ! :)

Conclusion


Voilà pour le premier stage de l'année !

Comme au cours de chaque stage en salles de naissance, toutes les gardes ne sont pas occupées de la même façon, mais il y en a quand même eu de bien remplies et j'avais à cœur de vous en parler ! Surtout quand elles se passent bien. Maintenant, je suis curieux de voir comment je vais évoluer au cours de cette année. Je me suis rendu compte que, pour peu de choses finalement, j'aurais pu passer en Quatrième année si je n'avais pas été aussi stressé. Il n'aura fallu que quelques semaines de cours et de stage dans un meilleur état d'esprit pour m'en rendre compte, mais sans ça, je n'aurais pas pu passer outre mes angoisses.

À présent, ce sont trois semaines en Suites de Couches qui m'attendent. J'y vais sereinement, c'est cool comme service ! Et je vous raconterai comment ça ce sera passé très bientôt !

Ciao !

Mots clés : #stage, #accouchement, #sdn, #suture, #maternité, #bébé, #redoublement, #DFGSMa3²

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