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17 au 20 Décembre 2016 : Séjour à Londres.. entre ESF !

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[Éphéméride] publié le 09/01/2017 à 20h14

L'association des étudiants sages-femmes nous a organisé un petit séjour dans la capitale britannique cette année ! Deux ans après ma première visite à Londres, que je vous avais déjà racontée sur ce blog, c'est avec beaucoup de plaisir que je vous propose aujourd'hui le récit de trois jours à nouveau bien remplis par-delà la Manche !

Salut à tous !

Bon, comme vous pouvez le constater, j'ai du retard sur la publication du billet que j'avais prévu de faire à la suite de notre voyage de promo à Londres. Mais j'ai un imprévu de taille : la crève. Ou, en langage médical, une pharyngite, qui s'est transformée en bronchite, avant de disparaître lentement en me laissant comme cadeau une petite hyperréactivité bronchique bien sympathique.

Chronologiquement donc, nous sommes rentrés le 21 Décembre dans l'après-midi, j'étais mort de fatigue, j'ai dormi ; le 22 au soir, je suis sorti, je suis rentré le 23 très très tôt dans la matinée et quand je me suis réveillé (pas très très tard, vraiment), ka-boom, j'étais malade. Le lendemain, soit le 24, jour de réveillon, je peux vous dire que je n'étais pas bien du tout. J'ai pas passé un Noël des plus agréables à cause de de ça (j'ai bien mangé quand même), c'était épuisant de tousser, de mal respirer, de comater dans le lit et de ne pas pouvoir participer correctement aux festivités. J'ai traîné ça jusqu'au 1er Janvier, histoire de remettre ça pour le Nouvel An ; après quoi ça s'est bien tassé, mais je tousse encore régulièrement.

Tout ça pour dire qu'entre ça, les fêtes de fin d'année mais aussi les révisions pour les partiels, puis les partiels eux-mêmes cette semaine, beh l'article concernant le voyage à Londres que je voulais écrire rapidement est un peu passé à la trappe. MAIS, comme d'habitude, me voici pour rattraper le retard et publier enfin cet article.

Here we go then, bonne lecture !

Informations préliminaires


Avant de commencer, je voulais vous dire comment j'avais prévu d'occuper ces trois jours à Londres. Y étant déjà allé au mois d'Août 2014 et ayant au cours de ce séjour, déjà vu l'essentiel de ce que je voulais y voir, je me suis renseigné un peu avant de partir. Je tenais tout de même à voir de nouvelles choses, bien que le planning prévu par l'A.E.S.F.A nous fasse repasser par les points emblématiques de ma précédente visite : le British Museum et le Natural History Museum notamment, ainsi que les monuments importants.

Du coup, en fouillant sur Google Maps, j'ai trouvé trois galeries que je me suis donné comme objectif de voir, une chaque jour, toutes n'étant de toute façon pas ouvertes en même temps. La première : la Wellcome Collection, du nom de ce collectionneur d'objet médicaux, dont nous avions vu une partie avec mon ami il y a deux ans au Science Museum. Je m'étais renseigné et avais découvert qu'un bâtiment dédiée expressément à cette collection existait et il était tout bonnement impensable que je n'y mette pas les pieds. La seconde : le Grant Museum of Zoology, décrit comme le dernier musée de zoologie de Londres et exposant des pièces très.. particulières. Ça me tentait bien, connaissant déjà les animaux naturalisés du Natural History Museum, alors je l'ai ajouté à ma liste. La troisième et dernière : le Hunterian Museum au Collège Royal de Chirurgie, qui présente des pièces anatomiques collectées par le chirurgien John Hunter. Sans doute ce que je voulais voir le plus !

Mon séjour était donc programmé : j'avais des petits objectifs à réaliser et pour le reste, j'avais prévu de suivre les groupes, en fonction de ce que chacun proposerait.

Samedi 17 Décembre : c'est le départ !


Le départ, je vous en ai déjà parlé rapidement dans le billet précédent, que je rédigeais justement alors que le car nous conduisait à Paris. Le matin, j'ai préparé toutes mes affaires, j'ai fait le ménage (surtout !), j'ai dit au revoir aux tortues et au chat, j'ai confié mes clés à mon ami -qui malheureusement, ne sera pas de la partie pour ce second voyage à Londres- qui aura pour mission de veiller sur mon zoo, nous nous sommes tous retrouvés à la gare routière entre étudiants sages-femmes et nous sommes partis à 16h30.

J'ai écrit mon article, mais je ne réussissais pas à le publier au milieu de l'autoroute alors j'ai abandonné et ne l'ai publié qu'à mon retour -oui, je suis un imposteur.

À Paris, nous avons fait un changement de car après quatre heures de route et deux heures d'arrêt et c'est dans cette longue nuit d'hiver que nous avons mis le cap vers la Grande-Bretagne. Bon, enfin d'abord l'Eurotunnel.

Je ne saurais vous dire à quelle heure nous y sommes arrivés. Il était pas loin des 3 heures du matin je crois. Le temps de passer à la douane française puis britannique -ça réveille, c'est sympa-, nous avons d'abord manqué un premier train. Nous avons donc dû patienter longuement dans le bus, avant que celui-ci ne redémarre et nous fasse enfin traverser la Manche. Dormir assis dans un car, sans possibilité de s'allonger un peu (les joies d'être tout au fond !), n'est ni facile, ni agréable mais que voulez-vous ; il faut ce qui faut. Le tunnel sous la Manche non plus, en car, ce n'est pas franchement agréable ! Il ne faut absolument pas être claustrophobe quand on est enfermé dans le bus, lui-même enfermé dans un train, lui-même enfermé dans le tunnel, lui-même enfermé sous terre ! La sortie est une libération.

Heure d'arrivée normalement prévue : 6 heures à Londres. Mais avec le retard que l'on a pris au tunnel, on devrait arriver au mieux vers 7 heures. De toute façon, pour le moment, les horloges ont reculé d'une heure quand nous avons mis le pied en Angleterre, ce qui laisse encore un bon moment pour dormir. Alors, bonne nuit.

Dimanche 18 Décembre : suivez le guide !


J'ouvre les yeux, il fait encore très sombre. Très très sombre. Mais on est en ville, c'est sûr, il y a des lumières, des habitations, des boutiques, des panneaux publicitaires, les rues sont de plus en plus étroites et ce sont sans doutes les premières manœuvres du car dans ce bordel urbain qui m'ont réveillé. On arrive. Je jette un coup d'œil à mon téléphone : il est quasiment 7 heures en France. Donc 6 heures à Londres. Je ne sais pas ce qu'a fait le chauffeur sur l'autoroute mais il a réussi à tenir les délais. Les filles1 commencent à s'éveiller tour à tour. On arrive !!

Gare routière Victoria, terminus, tout le monde descend. Pile à l'heure. La journée peut commencer. Bon, on perd quelques minutes à la gare après qu'une camarade a perdu sa valise dans le car mais le problème est heureusement résolu rapidement. Ça m'a laissé le temps de manger quelques crêpes sous vide Carrefour discount. Je mangeais ça quand j'étais interne en Terminale et j'en achète à chaque fois que je pars quelque part ; ça tient bien au ventre, c'est pas cher, c'est pas spécialement bon mais c'est mangeable et c'est pratique. Vous vous en foutez mais ce sont les petits détails qui font les grandes histoires.

Direction l'auberge de jeunesse. Problème : comment on y va. Non pas que je ne sache pas où c'est, elle est exactement au coin de la rue de l'hôtel Hilton dans lequel on logeait y a deux ans. C'est surtout que la gare Victoria, c'est pas la porte à côté. Et en fait.. tout le monde ne semble pas connaître Londres. Serein, je dégaine Google Maps, tranquille, par le pouvoir de la technologie, j'ai tout Londres dans mes cartes hors-ligne, je vais nous calculer un petit itinéraire et sauver tout notre groupe de l'errance aveugle dans laquelle nous commençons à avancer. Et merde : le mode hors-ligne ne fonctionne étrangement pas. Saloperie. Et pas de 4G. La mort dans l'âme, je lâche 15€ à Orange pour 800 Mo de data à l'étranger (gavez-vous, escrocs). Ça me brise le cœur sur le coup, mais le mal passe aussitôt quand je m'aperçois et informe tout le groupe que nous faisons route dans le sens tout à fait opposé : on a pris un seul virage, on est parti du mauvais côté. Je vais faire une seule blague macho de tout l'article mais c'est le moment ou jamais : les filles et le sens de l'orientation, la lecture de carte tout ça... Bref2 !

On me confie donc la responsabilité de guider le groupe ; moi tout seul devant et derrière-moi, mes quarante brebis le reste du groupe, dans une file hétérogène entre celles qui ont hâte d'arriver, celles qui sont ralenties par leurs grosses valises et celles qui ne se sentent pas bien ce matin après la nuit pourrie que nous avons tous passé et/ou les maladies hivernales. Et pourtant haut-les-cœurs, nous en avons pour une cinquantaine de minutes de marche. Il ne fait pas froid pour un 18 Décembre à Londres à 6h30 je trouve, c'est la bonne nouvelle. Hop, Google Maps fonctionne, demi-tour et c'est parti. Sans le vouloir, je mène tout le groupe devant Buckingham Palace à 7h du matin. Ça avance difficilement derrière mais les visages se détendent un peu. On continue notre chemin à travers Green Park face au palais ; je manque à plusieurs reprises l'itinéraire indiqué par mon téléphone mais qu'importe, je préfère passer par Piccadilly Circus histoire d'en mettre encore plein la vue dès le matin à celles qui se plaignent de la longueur du trajet. Histoire de compenser. Et passé Piccadilly Circus, l'on arrive finalement au McDonald's de Shaftesbury Avenue. Pause pour tout le monde : l'association offre le petit-déj.


C'est pas de la grande gastronomie mais ça reste plus élaboré que les crêpes Carrefour discount.

Petits pancakes au sirop d'érable avec un bout de viande et un café immonde à vous déboucher le tube digestif mais qu'importe : il n'est pas temps de se poser des questions sur ce que l'on mange mais seulement de profiter -et en fait, les pancakes passent plutôt bien. On est à Londres ! Tout le monde discute, reprend des forces, raconte sa nuit et expose ce qu'il a prévu de faire ou de voir. J'ai fait marcher tout le monde pendant près d'une heure mais je suis sûr qu'on ne m'en veut déjà plus...

Il est encore tôt, l'on ne pourra pas poser nos affaires à l'auberge -qui se trouve encore à 25 minutes de marche- avant 11 heures. Chacun se sépare à partir du Mcdo. Je pars avec deux camarades de mon ancienne promo, la sœur de l'une et le copain de l'autre et nous nous décidons de nous diriger tranquillement vers le British Museum. On passe par Leiceister Square, Covent Garden ; on visite tout en chantant des chansons Disney dans la rue. Ne me demandez pas pourquoi mais ça met de l'ambiance dans le groupe.


Covent Garden et ses déocrations de Noël.

On traine un peu la patte quand on arrive enfin au British Museum : piétiner en trimbalant les sacs, c'est pas le top. Perso, je ne suis pas trop chargé. J'ai promis de ne plus faire de blagues lourdes dans cet article.. mais c'est sûr que sans la trousse de maquillage, toute l'armoire de fringues, la deuxième ou troisième paire de chaussures, voyager léger est un avantage inhérent au fait d'être un mec. LOL. Bon, on n'a pas prévu d'y passer la journée au British Museum, c'est juste le temps de pouvoir se rendre à l'auberge, mais autant voir deux ou trois galeries en attendant. Pour ma part, c'est surtout les galeries consacrées à l'art perse et l'Assyrie qui m'avaient marqué. Peut-être plus que les antiquités greco-latines ! Je discute pas mal avec Julien, le copain de ma camarade, lui aussi apparemment passionné d'histoire. C'est très sympa.

Nous faisons donc un tour rapide dans les galeries et nous quittons le musée, l'heure de se rejoindre à l'auberge approchant et les sacs se faisant de plus en plus pesants -sèche-cheveux dans le sac ou pas !

Nous arrivons à l'auberge, on se pose, on recharge nos téléphones quelques instants le temps de pouvoir accéder aux chambres et nous débarrasser de nos affaires et une fois tout ceci fait.. il est déjà temps de repartir.

Il est 12h15, je viens de sortir de l'auberge et je pars en marchant à toute vitesse en direction de la Wellcome Collection. C'est tout près pourtant, mais j'ai hâte. Personne ne m'accompagne ; je découvrirai donc seul ce qu'il y a à y voir.

Le bâtiment est imposant mais ne comporte que deux étages d'exposition. Une première galerie au rez-de-chaussée est consacrée à Bedlam, le petit nom du Bethlem Royal Hospital, ou le premier hôpital (ou asile) psychiatrique. Troublante exposition, il y a d'anciens carnets de notes, des représentations de diverses pathologies mentales. À l'étage, je commence par une galerie consacrée aux enjeux de la médecine moderne. Tout d'abord le génotypage, avec une étrange librairie comportant tout un ensemble de gros volumes, tels des encyclopédies, contenant chacune d'elles un grand nombre de pages avec, en petits caractères, vraiment minuscules, des A, des T, des C et des G. Oui : cette bibliothèque comporte l'ensemble de l'ADN humain imprimé sur papier. Oh trois fois rien vous pensez, seulement trois milliards de lettres environ.


Hâte de voir l'adaptation de ces livres en film.

Plus loin, un présentoir consacré à l'obésité et autour, des représentations artistiques du corps humain, dont ce squelette qui m'a beaucoup plu.


Moi quand je n'ai plus que l'Obstétrique en tête, au point que ça me sorte par le...
Chez moi, Casanova a quand même meilleure mine.

Je me dirige ensuite vers la seconde galerie de l'étage, qui m'intéresse en fait bien plus et qui présente des objets médicaux anciens, comme l'on pouvait en voir au Science Museum. Des récipients de toute taille, toute forme et de toutes les couleurs, toute une collection de forceps et de scies chirurgicales, des modèles anatomiques asiatiques en porcelaine, un mannequin italien représentant une femme en train d'accoucher pour former les étudiants accoucheurs du XVIIIe siècle... Pour moi, c'est l'extase à nouveau. Il y a deux ans, nous étions restés littéralement bouche bée mon ami et moi au Science Museum en voyant tout ce qui était présenté. J'ai ressenti à peu près la même chose dans cette partie de la Wellcome Collection.


Les forceps sont particulièrement intimidants.


Mais au-delà des objets, ce sont surtout certaines peintures qui ont retenu toute mon attention : des peintures de Jacques Fabien Gautier d'Agoty. Je connaissais déjà cet artiste anatomiste, pour m'être intéressé comme vous le savez, aux vieux documents historiques de médecine mais aussi et surtout parce que la première chose que l'on nous a montrée au premier cours de ma première PACES était une peinture de lui. C'est tout un symbole. Voir certaines de ses œuvres en vrai me renvoie directement à mon premier jour, si ce n'est ma première heure en tant qu'étudiant en santé.


Elles sont tout simplement magnifiques. Un peu glauques, je vous l'accorde volontiers, mais magnifiques.

Je finirai par sortir de la Wellcome Collection, enchanté de tout ce que je venais de voir.. mais je dois aussi l'avouer, un soupçon déçu car je m'attendais à en voir plus. Mais il y avait un moyen pour ça : me rendre au Science Museum et redécouvrir ses fameuses galeries consacrées à la médecine. Problème, c'est à l'autre bout de Londres. Il fût donc temps pour moi de découvrir.. le métro londonien.

J'entre dans la station, je regarde le plan. Je ne comprends rien. Bon. Une dame me demande comment rejoindre tel endroit. Je lui réponds que je galère aussi. Puis en fait je me rends compte que ce n'est pas en regardant la carte des bus que je vais trouver ce que je cherche. Je regarde le plan d'à côté et d'un coup tout s'éclaire ; dans les couloirs, il suffit de suivre les lignes de couleur correspondant à sa ligne, la prendre dans la bonne direction et toujours marcher à gauche. Et ben voilà, rien de bien compliqué ! C'est limite mieux qu'à Paris. Euston Square, direction King's Cross Saint-Pancras puis changement sur la ligne Piccadilly pour rejoindre South Kesington. Facile. J'arrive dans la zone des musées en quelques minutes. Quand je pense que nous avions fait tous nos trajets à pied il y a deux ans... C'était top pour visiter, mais qu'est-ce qu'on en avait chié quand même.

Je sors de la station, je n'ai toujours pas mangé alors j'avale rapidement les dernières crêpes qu'il me reste et je me dirige directement vers le Science Museum. Direction les 4e et 5e étage. Oh, mais cet ascenseur ne va que jusqu'au 3e. Et celui-ci ne va pas plus haut non plus. Et les escaliers sont introuvables. Quelle diablerie est-ce là ? Où sont les étages dédiés à l'histoire de la médecine ?? Il y a bien une toute petite exposition au 2e étage, mais rien à voir avec ce que nous avions vu. Je déambule dans le musée, à la recherche d'infos, jusqu'à ce que je tombe sur un panneau, informant les visiteurs que les galeries ont été fermées.. pour ne réouvrir qu'en 2019, bien plus grandes, bien plus remplies, bien plus belles, mais dans aucun cas bien plus ouvertes en ce dimanche 18 Décembre 2016. Dommage.

Je visite le reste du musée, que je connais avant d'en sortir et de décider, quitte à être là, de revoir le Natural History Museum qui se trouve juste à côté. Point positif à être déjà venu, je connais l'astuce qui consiste à entrer par le côté, pour ne pas se taper la longue file d'attente à l'entrée principale. Héhé. En 3 minutes à peine, je suis dedans. Je décide de faire un rapide tour pour voir quelques galeries mais pas tout : il est prévu dans le programme qu'on y retourne le lendemain et ne tenant pas à passer l'intégralité du séjour tout seul, je me garde les galeries les plus intéressantes pour les voir à plusieurs.

J'ai regagné le cœur de Londres en reprenant le métro dans le sens inverse, je me suis baladé dans les rues de Soho et de Leicester, visitant quelques boutiques (dont l'énorme boutique M&M's de quatre étages, pleine de monde), le marché de Noël qui se tient là-bas, jusqu'à ce que je n'en puisse plus et que je reprenne la direction de l'auberge, histoire de retrouver des camarades et décider de ce que nous allions faire de la soirée.

On profite de ce temps-là pour nous installer dans les chambres et en faisant mon lit, j'ai la bonne idée de perdre mon téléphone dans les draps. J'ai beau l'avoir cherché et recherché dans tous les sens, je ne l'ai pas retrouvé à ce moment-là. Je savais avec certitude qu'il était là de toute façon, puisque je venais de montrer les photos des choses que j'avais vues à la Wellcome Collection à mes camarades.

Le plan de la soirée se précise : un groupe de filles veut aller voir la fameuse gare d'Harry Potter. Ça tombe bien, je connais le chemin puisque c'est à la gare Saint-Pancras que nous avons débarqué à Londres la dernière fois : la gare de King's Cross est juste à côté. C'est reparti, je joue de nouveau le rôle de guide à travers les rues. On me demandera à plusieurs reprises au cours du séjour comment cela se fait-il que je connaisse apparemment si bien la ville, si je suis allé souvent à Londres, etc. Non non, juste une fois (et gratuitement, héhé), mais on l'a bien parcourue ! Je montre la gare Saint-Pancras à mes camarades, que je trouve magnifique de l'extérieur, puis nous filons à King's Cross voir la fameuse voie 93/4...

Puis l'on repart, bien décidé à manger quelque chose ! On prend le métro, direction Leicester Square de nouveau, objectif Shake Stack, un fast-food recommandé par tout le monde, un peu cher peut-être par rapport à la taille des burgers.. mais mon dieu, les frites recouverte de fromage. Après une journée qui a commencé à 6 heures du matin, après une nuit de quelques heures et déjà de nombreux kilomètres parcourus sans avoir mangé grand chose outre ces foutues crêpes Carrefour, la sensation de gras et le goût du fromage sur le croustillant des frites, mamma mia, ça fait du bien. Tout mon corps me remercie.

Et il est temps de repartir pour une petite balade nocturne. Nouvel objectif cette fois, le Tower Bridge. On a de nouveau pris le métro, mais avec sans doute un peu moins de succès que les fois précédentes, car au lieu de nous y retrouver directement, on se retrouve à Southwark, un peu paumés. On retrouve la Tamise sur un autre pont finalement, le London Bridge, tout à fait inintéressant en soi mais qui offre une jolie vue sur le Tower Bridge et la Tour de Londres, vers lesquels nous nous sommes rendus ensuite. Je vous aurais bien montré quelques photos, mais je n'ai pas pu en prendre puisque mon téléphone était tranquillement au fond de mon lit. Nous avons enfin pris un dernier métro pour rentrer à l'auberge, suffisamment fatigués par notre journée et cette ultime escapade.

Je prends une douche rapide en rentrant, tout le monde se couche, bonne nuit.

Lundi 19 Décembre : Buckingham Palace, dinosaures, Harrods, pub


Le réveil d'une des filles de la chambre sonne. La nuit n'a pas été difficile malgré le lit un peu petit et le matelas peu épais : le sommeil a été profond. Debout, on s'habille, petit-déj à l'auberge, tranches de pain et flocons d'avoine. J'ai connu plus british comme petit-déj, mais ça fera très bien l'affaire. Au programme du jour : Big Ben, la relève de la garde à Buckingham Palace, repas de groupe à midi dans les jardins, le Natural History Museum que j'ai entamé la veille, petit tour à Harrods.. et petit objectif personnel, le Grant Museum of Zoology : je suis curieux de voir ce qu'ils y exposent.

On prend le métro pour rejoindre Westminster. Ce matin, je ne guide pas, je suis. Et l'on se retrouve dans un métro qui fait un long détour quand on aurait pu y aller directement. Dommage. Big Ben, le London Eye, le Parlement, l'abbaye de Westminster, tout est là tel qu'on l'avait découvert y a deux ans. Et tout parait toujours aussi énorme.


Oui alors ok, Big Ben, ce n'est pas le nom de la tour mais juste le nom de la cloche à l'intérieur.

Je file en douce acheter de quoi manger au Tesco du coin et c'est cool : les prix n'ont pas augmenté -ils ont même baissé, du fait de la chute du cours de la livre sterling ; je m'en sors avec sandwich-boisson-dessert pour 3£ (3.30€, et non pas 4 comme en 2014). Merci le Brexit. Vous vous en foutez ? N'empêche que c'était vachement bon. Direction Buckingham Palace ensuite pour la relève de la garde.

La foule est déjà massée autour du palais quand on arrive, on ne verra pas grand chose, sinon les soldats arriver, cornemuses et tambours. « Au final, c'est quoi l'intérêt de voir ça en fait ? » demande une camarade. « Il n'y en a pas, c'est comme si des gens venaient nous voir le matin à la Maternité faire les transmissions à l'équipe de jour après une nuit. » ai-je répondu. Remarquez, les cornemuses à la Maternité, ça pourrait être sympa !

Côté météo, il commence à bruiner. Alors, plutôt que de risquer un pique-nique sous la pluie, il est décidé d'annuler le repas commun et chacun part faire sa vie. J'accompagne un groupe de filles qui se dirige vers le musée. On prend le métro, on descend, on se pose pour manger.. et l'on ne repart pas. Je patiente. Je patiente. Je patiente. Je ne patiente plus, les filles ne se lèvent plus, je trépigne, j'ai horreur d'avoir le sentiment de perdre du temps. « Tu veux y aller, Flavio ? » me demande finalement l'une, n'en pouvant plus de me voir perdre patience. Je réponds oui et je file. Tant pis pour la visite en groupe du musée mais flûte : pas le temps de niaiser.

Même topo que la veille, je rendre directement sur le côté du musée, ce qui m'évite une demi-heure de file d'attente et me permet d'accéder rapidement aux galeries les plus emblématiques de ce musée : celles contenant les mammifères naturalisés et les squelettes de baleines, les dinosaures et celle dédiée à la biologie humaine.


En vrac : un stégosaure, un caribou, deux phacochères, une panthère.

J'aime toujours autant ça. Certes, ça ne vaut pas de voir ces animaux en vrai, a minima dans un zoo -encore que pour les dinosaures, c'est compliqué- mais c'est amusant de voir les multiples formes en lesquelles les espèces ont évolué.

Je ressors finalement du musée après en avoir fait le tour. Je ne sais pas où sont les filles, alors c'est de nouveau seul que je me dirige vers Harrods, histoire d'en découvrir l'intérieur : à quelques jours de Noël, ça doit être la cohue là-dedans. Et je ne me trompe pas : les galeries sont pleines de monde, surtout celles où les traiteurs vendent de la nourriture -un peu moins celles des bijouteries de luxe. Je jette un œil rapide au rez-de-chaussée ; la bouffe, les bijoux, les montres, la maroquinerie, les chocolats... C'en est vite trop pour moi ! Avec le monde, les vendeurs qui vous épient, les objets que l'on ne pourra jamais s'offrir même si l'on avait huit vies... Pas la peine de se ruer dans les étages si c'est pour se faire du mal !


Je reprends le métro, direction l'auberge histoire de faire une pause très très rapide puis je me rends à cette fameuse galerie zoologique.

C'est tout petit, mais il ne m'a fallu faire que deux pas pour voir des choses tout à fait.. glauques. Uniques, disons. Mais glauques quand même. Un flacon de formol contenant des dizaines de taupes, une collection de mollusques, des crustacés, un crâne d'élan géant... Plus loin, des squelettes de primates, une collection de coupes de tête d'animaux variés (ça va du chien à l'orang-outan..), des reptiles... Il y a des dizaines et des dizaines de flacons disposés sur des étagères dans une salle mal éclairée. Encore plus loin, un fœtus de porc, des pots contenant des cerveaux, un espèce de marsupial entièrement formolé, un crâne d'éléphant... C'est un véritable musée des horreurs en fait. Mais j'aime bien !


Et dire que l'entrée pour voir tout ça est gratuite.

L'ambiance est vraiment fascinante. La lumière tamisée y est pour beaucoup, mais c'est aussi très intéressant de voir qu'au-delà des quelques personnes qui regardent les vitrines comme moi, il y a une paire d'étudiants qui dessinent sur une table située au centre de la salle, pendant qu'un biologiste fouille dans les tiroirs sous les armoires d'exposition et étiquette un à un différents spécimens. Ça doit être chouette de travailler là-dedans.

Je fais trois fois le tour, avant de me résigner à quitter cet étrange endroit et regagner l'auberge. Là, je retrouve le groupe que l'on avait formé la veille au matin. On mange rapidement. D'autres filles nous rejoignent. Le programme de ce soir, c'était d'aller prendre un verre tous ensemble, histoire de dire qu'on a testé l'ambiance des pubs anglais. Bon, en réalité, en ce lundi 19 Décembre, l'ambiance n'était pas oufissime, non seulement parce qu'on était tous fatigués, mais aussi parce que l'on apprenait au même moment pour l'attaque terroriste qui venait d'avoir lieu sur le marché de Noël à Berlin. Ceci dit, on a quand même bien rigolé !


Nous sommes rentrés à l'auberge pas trop tard ; les bars anglais ne servant de toute façon plus d'alcool à partir d'une certaine heure, puis nous nous sommes tous couchés bien sagement. Les dents, pipi, au lit. Demain, dernier jour, déjà !

Mardi 20 Décembre : du formol et beaucoup de bouffe


Réveil, hop hop hop, il faut ranger les affaires. C'est fini l'auberge, on nous fout dehors. Non, j'exagère, tout se fait de manière diplomatique, on a le temps de prendre un dernier petit-déj à Londres, de fermer tranquillement nos sacs, de rendre les draps et la carte pour accéder aux chambres.. et puis on se retrouve quand même dehors, avec les sacs, qu'il va falloir porter toute la journée. Rendez-vous à 21 h 30 le soir à la gare Victoria. Autant dire qu'on a encore le temps de profiter, de se promener et surtout, de voir des choses extravagantes. Et j'ai prévu le plus lourd pour aujourd'hui, à savoir le Hunterian Museum. Étant fermé le dimanche et le lundi, il était donc obligatoire que j'y aille ce mardi.


Trafalgar Square le matin.

Et chose agréable, c'est qu'à force de raconter ce que je voyais au cours de mes journées, au-delà des choses prévues par le programme, j'ai convaincu une bonne partie de ma promo d'y aller. Enfin, je ne m'en suis aperçu qu'en arrivant, accompagné de Julien et de Marie : la quasi-totalité des étudiantes de ma promo se trouvait déjà dans le hall d'entrée quand nous sommes arrivés, pile poil pour l'heure d'ouverture. La pression monte d'un coup quand même : j'ai dit à tout le monde que je comptais aller voir ça, sans savoir réellement à quoi m'attendre moi-même. Ce serait dommage d'avoir suggéré l'idée s'il s'avérait que ce n'était pas intéressant.

Sur ce point toutefois, j'ai été rassuré très vite. Nous sommes entrés dans une pièce à deux niveaux remplie, comme le Grant Museum of Zoology la veille, de dizaines et de dizaines de flacons de formol contenant des pièces anatomiques que je vais vous décrire ci-après, des ossements voire des squelettes entiers et à l'étage, des instruments de chirurgie. J'étais ébahi. Complètement fasciné.


Le Hunterian Museum.

Il y avait de tout : quelques petits animaux (reptiles, crustacés, mollusques, oiseaux...) ou leurs organes, la plupart des organes humains (des cœurs, des reins, des poumons...), des os, des crânes, des membres encore recouverts de peau sur laquelle on pouvait voir la trace de certaines pathologies, un visage et un pied d'enfant atteint de la variole, une étagère entièrement dédiée à des pénis et des testicules sur celle en-dessous, le squelette d'un géant irlandais haut de 2 mètres 31... Si le Grant Museum of Zoology avait déjà tout du musée des horreurs, celui-ci remporte la palme dans la catégorie. Être habitué à imaginer, ou à voir ce genre de choses en vrai aide sans doute à supporter l'étrangeté des pièces exposées, mais à en croire les réactions de malaise que l'on pouvait voir chez d'autres visiteurs, force est de constater que ce genre de choses n'est pas du goût de tout le monde.


Fascinant.

Mais si je tenais tout particulièrement à visiter ce musée, c'était avant tout pour voir les fœtus conservés dans le formol. Mieux encore, il y avait carrément des utérus prélevés alors même qu'ils hébergeaient un fœtus et l'on y voyait encore le placenta inséré dans sa cavité, avec les membranes de la poche amniotique. C'était tout simplement impressionnant de voir ces éléments, non pas simplement en vrai car on se les imagine et on les voit très bien à la Maternité, mais au moins présentés de manière quasiment artistique, à la manière de schémas anatomiques vivants. Même s'il n'y avait plus rien de vivant là-dedans et qualifier des fœtus morts dans des bocaux d'artistique est sans doute un peu étrange... Il n'empêche que j'aurais pu passer la journée là-dedans sans m'en lasser. Je ne vous présenterai pas plus de photos : il était normalement interdit d'en prendre et les fœtus, utérus et placenta étaient situés tout juste devant les personnes chargées de surveiller le musée... Nous avons été les derniers à quitter la galerie, mes camarades de promo s'étant éclipsées plus rapidement.


Le temps peut changer très vite à Londres.

Nous avons fait un petit tour autour de la Tamise, traversant d'abord le Waterloo Bridge dans un sens, puis le Jubilee Bridge dans l'autre, en faisant une courte halte sur un marché de Noël installé sur les quais histoire d'acheter quelques cookies. Faut dire que c'est l'heure de manger et le second objectif du jour, c'est de s'attaquer au traditionnel Fish and chips anglais. Ainsi, sur les conseils de Julien, nous nous rendons au Sherlock Holmes, un restaurant cité comme proposant le meilleur fish and chips de Londres (tant qu'à faire) et connu pour l'ambiance rappelant le détective éponyme qu'il propose.


Cabillaud, frites, blanchailles diablées, purée de petits pois, oignons marinés, citron, sauce tartare, du pain & du beurre.
C'était bon !

Repus, nous avons ensuite occupé le reste de la journée en nous promenant dans le cœur de Londres jusqu'à la tombée de la nuit. Nous n'avions plus de désirs précis de visite et il faut dire qu'avec les sacs sur le dos, il était plus commode de s'en tenir à des balades sans prétention. Quoique nous avons bien marché quand même au final ! On est repassé par Trafalgar Square, Piccadilly Circus, Oxford Street... Nous avons pris un café dans Carnaby. Nous allions de boutique en boutique en fonction de ce qui nous attirait. Jusqu'à la tombée de la nuit disais-je, heure à partir de laquelle nous avons tranquillement fait demi-tour, toujours à pied, pour rejoindre la gare Victoria.


Carnaby

Dernière mission pour moi : trouver une épicerie pour pouvoir acheter de la crème de citron, de la jelly et du beurre de cacahuètes. C'est ce ma mère veut qu'on lui ramène à chaque fois que l'on va à Londres. Et beh. C'est évidemment quand on cherche une supérette qu'on n'en trouve pas. Quelle misère franchement. Ce n'est qu'après avoir tourné plusieurs fois dans et autour de la gare Victoria, après avoir dit tant pis, j'abandonne, crevés que nous étions par notre journée de marche, que, comme par miracle, un magasin est apparu sur le flanc d'une rue que nous aurions pu ne pas traverser. Je bourre mon petit sac autant que possible de pots de crème, je ferme et l'on repart enfin manger dans un des fast-foods de la gare ferroviaire.

Et l'on tombe évidemment sur une supérette dans la seule sortie que nous n'avions pas empruntée. Londres, sérieusement.

On s'installe à un buffet à volonté pas cher de pâtes et de pizza et j'ai fait un repas que, ô combien j'ai regretté ensuite. Je vous assure, après le beau cookie en fin de matinée et le copieux fish and chips du midi, ça a été d'une idiotie totale de se gaver comme un immonde porc, une heure à peine avant de monter dans le bus. J'ai eu mal au ventre pendant tout le trajet retour et je n'ai rien mangé jusqu'au lendemain après-midi.


Pas dégueu mais je vous jure, plus jamais.

C'est de nouveau le ventre lourd et les sacs pleins que nous sommes repartis pour la dernière fois, en direction de la gare routière. Nous avons attendu le bus, les filles sont arrivées au fur et à mesure ; le bus est arrivé et nous sommes partis. Direction Paris, passage du tunnel sous la Manche aux environs de 3 heures du matin alors qu'il faisait bien 40°C dans le car, arrivée à la gare de Bercy à 6h30. Changement, puis arrivée à Angers à 14 heures. J'ai dormi tout le long.

J'ai récupéré mes clés, je suis rentré, j'ai retrouvé mon chat qui a pété un câble en me voyant de retour, j'ai mangé, j'ai pris une douche et je me suis recouché !

La vache que c'était bien !

Conclusion


Pour faire bref : j'ai adoré ce séjour à Londres. Mieux encore, heureusement que j'y suis allé car avec la crève carabinée que je me suis coltinée ensuite, mes vacances de Noël n'auraient pas été aussi chouettes du tout.

J'ai vu des choses qui m'ont beaucoup plu, j'ai adoré naviguer librement dans Londres, j'avais de longues plages de liberté totale où j'ai pu avancer à mon rythme, aller où je voulais, faire ce que je voulais et j'ai également passé tout un tas de bons moments avec les filles de l'école.

C'était vraiment énorme. Et ça m'a permis de finir 2016 sur une note extrêmement positive. J'espère que l'on aura l'occasion de refaire un voyage du genre au cours des deux années qu'il me reste à passer en tant qu'étudiant sage-femme et sinon, je pense que je retenterai ce genre de trip ailleurs un de ces jours.

Je termine ce billet en vous souhaitant à tous une très bonne année 2017 ; puisse-t-elle être meilleure que 2016 et vous apporter toujours plus de satisfaction dans ce que vous entreprendrez.

Merci pour votre lecture et à bientôt !

1. Oui alors je ne l'ai pas précisé mais on est une quarantaine d'étudiants sages-femmes à être partis, soit un peu moins de la moitié de l'école et je suis le seul garçon, si l'on excepte les deux garçons ayant décidé d'accompagner leur copine. Le seul mec sage-femme en tout cas. C'est quand même chouette ahaha !
2. Si mes camarades me lisent... rooh désolé, mais avouez-le ! :p

Mots clés : #londres, #sage-femme, #musée, #sciences, #gastronomie, #tourisme, #voyage, #vacances, #squelette, #dinosaure

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